Yaroslav a écrit : 21 juin 2026 10:10
Quand bien même une mère vole des couches pour son enfant, quand bien même. Elle ne mérite pas de voir son enfant mourir dans ses bras.
Alors ça parait complètement lunaire d'en être réduit à devoir rappeler ça, mais visiblement c'est encore nécessaire chez certains cerveaux un peu grillés.
Ce qui est lunaire, c'est de devoir rappeler quelques principes de base qui doivent traditionnellement gouverner les opérations de maintien de l'ordre, et que nous avons perdus de vue. Et c'est un débat général qu'il faut avoir, qui vaut pour tous les pays.
Ce qui est lunaire, c'est de devoir rappeler que l’État possède le monopole de la violence légitime, et que les autorités politiques doivent assumer pleinement l'usage de la force par la police et la gendarmerie pour maintenir la sécurité publique. Donc, si on veut que les forces de l'ordre puissent maintenir efficacement l'ordre public, il faut accepter le risque de blessures graves ou de décès chez les délinquants lors des interventions des forces de l'ordre. Il faut admettre que l'usage légitime de la force peut causer des morts parmi les émeutiers. La santé ou la vie des voyous compte moins que la sécurité des citoyens et des policiers. J'irais même plus loin : les voyous font un choix de vie, un délinquant tué lors d'une riposte policière subit les conséquences de ses propres actes. La société ne doit pas avoir la même empathie pour un criminel que pour une victime innocente.
Ce qui est lunaire, c'est de devoir constater qu'aujourd'hui, ces principes de base sont oubliés, et qu'il y a une forme d'autocensure de la part des forces de l'ordre : par craintes de poursuites judiciaires, par peur d'émeutes... Les délinquants le savent, et s'autorisent tout, face à des forces de l'ordre réduites à l'impuissance.
Alors me direz-vous, dans cette affaire, ce n'est pas pareil, il y a une innocente victime d'un an. Effectivement, il y a une victime innocente. Mais c'est sa mère qui en avait la responsabilité, qui devait veiller à son bien-être et à sa sécurité. En exposant son enfant à un danger, alors qu'elle aurait dû le protéger, elle a failli à sa mission de mère. Dire que les flics devaient s'abstenir d'intervenir à cause de la présence d'un bébé d'un an revient à dire que la mère avait le droit de fuir avec son amie, au motif qu'elle était accompagnée de ce bébé. Et bien non : la fautive, c'est la mère.
Et le pire, c'est qu'aujourd'hui, cette mère irresponsable se pavane dans les médias, et qu'elle reçoit le soutien, semble-t-il, d'une opinion publique qui se laisse manipuler par la dictature de l'émotion. Comme la mère de Nahel. C'est là qu'on voit qu'il y a une grave inversion des valeurs dans nos sociétés occidentales, une grave inversion qui transforme les délinquants en victimes et les flics en criminels. C'est ça qui est lunaire.