Il me semble que le RN souffre du trouble de la persécution et l'a transmis à LR :
""Une belle excuse pour manifester contre le RN" : la droite et l'extrême droite regrettent l'organisation du second tour de la présidentielle le lendemain du 1er-Mai
Les traditionnels défilés de la journée internationale des travailleurs se tiendront la veille du scrutin, une journée où s'appliquent des règles interdisant les messages électoraux. La porte-parole du gouvernement assure que ce principe sera bien appliqué.
Les candidats à l'Elysée connaissent enfin le jour où leur destin va se jouer. Les dates de l'élection présidentielle 2027 ont été officialisées en Conseil des Ministres, mercredi 1er juillet. Elles ont été fixées au 18 avril, pour le premier tour, et au 2 mai, pour le second. L'autre option possible aurait été d'avancer les scrutins d'une semaine, les 11 et 25 avril. Ce calendrier, révélé dans les médias dès mardi, a suscité des interrogations, car le scrutin est précédé d'une journée où les messages et rassemblements électoraux sont interdits, pour donner aux Français le temps de la réflexion. Mais comment faire appliquer cette règle le 1er-Mai, veille du second tour ?
Selon l'entourage d'Emmanuel Macron, la date du 2 mai a été choisie en premier lieu car elle tombe durant le week-end où le moins de Français seront en période de vacances scolaires : seule la zone B sera concernée. Une autre raison avancée est que le second tour sera alors "le plus proche de la date de la passation de pouvoir", prévue le 14 mai. "Dans l'intérêt du pays, il vaut mieux que le président de la République élu prenne ses fonctions le plus rapidement possible après son élection", juge un ministre auprès du service politique de France Télévisions.
"Ce choix n'est pas neutre"
Avant que les dates de l'élection ne soient décidées, une concertation des représentants des partis politiques a eu lieu au ministère de l'Intérieur. Ce qui n'a toutefois pas empêché Bruno Retailleau de contester le dimanche retenu pour organiser le second tour. Invité de CNews et d'Europe 1(Nouvelle fenêtre), mercredi matin, le candidat LR à l'élection présidentielle estime "que ce choix n'est pas neutre et pas normal sur le plan démocratique", évoquant les traditionnels défilés du 1er-Mai qui auront lieu la veille. "Qu'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, dans les prises de position, il n'y aura aucun écho politique", poursuit-il.
"Le choix du gouvernement, ça a été le choix de la gauche. (...) La gauche pense qu'un second tour après le 1er-Mai, ça l'avantagera."
Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat du parti à la présidentielle
à CNews et Europe 1
A l'Eysée, on estime que Bruno Retailleau formule ces critiques pour "ancrer son antimacronisme". "S'il y a des débordements, ça peut désavantager la gauche, c'est à double tranchant", juge-t-on.
Le Rassemblement national n'est pas ravi non plus de cette date, qui le prive de sa traditionnelle mobilisation du 1er-Mai. Toute manifestation politique sera en effet interdite la veille du scrutin. "Nous ne tiendrons pas de meeting le 1er-Mai. Mais on ferme trop les yeux sur ce que font nos adversaires, alors que les Francais auront besoin de réfléchir sereinement sur leur vote. Je suis pour un combat à la loyale", a déclaré mercredi Sébastien Chenu, député et vice-président du RN, lors d'une rencontre avec la presse parlementaire(Nouvelle fenêtre).
"Je trouve que choisir la date du 2 mai pour le second tour, après les défilés du 1er-Mai, n'est pas très judicieux. Derrière, il y a forcément une vision un peu politicienne. Mais les Francais sauront faire la part des choses", poursuit-il. "Ça va donner une belle excuse aux associations politisées pour manifester contre le Rassemblement national à la veille du second tour", ajoute une autre députée du groupe RN.
"Faisons confiance à l'intelligence des Français"
Interrogée à l'issue du Conseil des Ministres, la porte-parole du gouvernement a rappelé que les règles de silence politique à la veille du scrutin "seront les mêmes que d'habitude". "Je veux bien qu'on polémique sur beaucoup de choses, je vous propose qu'on ne polémique pas sur les dates de l'élection présidentielle", a ajouté Maud Bregeon. "Faisons confiance, je l'espère, en la responsabilité aussi des forces politiques qui appliqueront cette règle – qui me semble évidente et importante – du silence républicain qui précède les jours électoraux. Et ensuite, encore une fois, faisons confiance à l'intelligence des Français", a-t-elle poursuivi.
A gauche, aucun des possibles candidats à l'élection présidentielle n'a officiellement réagi. Mais les Insoumis se réjouissent plutôt de cette date. Ce choix de la date la plus tardive possible "a l'avantage de permettre une plus longue période de campagne et d'inscription sur les listes électorales", commente un proche de Jean-Luc Mélenchon, alors que la mobilisation des non-inscrits est un souci constant de LFI.
Il s'inquiète néanmoins que toutefois que le scrutin tombe pendant une période de vacances. "Il faut que le gouvernement prenne les mesures nécessaires pour informer de la possibilité de prendre des procurations", insiste ce proche de Jean-Luc Mélenchon. Les deux candidats macronistes, Edouard Philippe et Gabriel Attal, n'ont, eux, pas eu de réaction particulière à l'annonce de cette date."
https://www.franceinfo.fr/elections/pre ... 88152.html