le chimple a écrit : 10 juillet 2026 14:39
Corvo a écrit : 10 juillet 2026 14:36
Et vous allez voter pour
ÇA ?...

Vous n'avez donc aucune morale
"-
L’ancienne patronne du RN a été reconnue coupable des infractions de détournements de fonds publics européens, en sa qualité d’eurodéputée, et complicité de détournements de fonds publics, au titre de présidente du parti. Elle devra aussi s’acquitter d’une amende de 100 000 €."
Idem pour Mélanchon
Ben non :
Affaire des assistants parlementaires européens : pourquoi Jean-Luc Mélenchon était-il visé par la justice ?
Mis à jour le 09.07.2026
Après huit années d'instruction, la justice française a clos en mai 2026 l'enquête visant Jean-Luc Mélenchon dans l'affaire des assistants parlementaires européens, sans mise en examen. Il était soupçonné d'avoir utilisé lesdits collaborateurs pour son activité politique en France lorsqu'il était député européen.
Pas de procès en vue a priori pour Jean-Luc Mélenchon.
Contrairement à Marine Le Pen, condamnée le 7 juillet 2026 par la cour d'appel de Paris dans l'affaire des assistants parlementaires européens, l'information judiciaire visant le leader de la France insoumise (LFI) a été close le 7 mai dernier par les juges d'instruction, sans mise en examen, selon les informations de l'AFP et de plusieurs médias.
Jean-Luc Mélenchon et ses anciens assistants parlementaires étaient sous le coup d'une enquête de l'Office européen de lutte antifraude (Olaf) depuis 2017, puis d'une information judiciaire en France depuis 2018. L'organe chargé de protéger les intérêts financiers de l'Union européenne et de ses institutions soupçonnait le triple candidat à l'élection présidentielle française d'avoir embauché des assistants parlementaires lorsqu'il était député européen pour l'épauler principalement dans le cadre de son activité politique nationale.
Seuls deux anciens collaborateurs parlementaires au cœur de la procédure, Laurent Maffeis et Aigline de Causans, restent sous le statut de témoin assisté, sous lequel ils ont été placés en mai 2022.
Le parquet doit encore rendre son réquisitoire définitif, dans lequel il demandera soit un non-lieu, soit un renvoi devant une juridiction de jugement. Les juges d'instruction décideront ensuite de suivre ou non le ministère public.
D'après Le Monde, en l’absence de mise en examen à l’issue des investigations, la procédure judiciaire s’orienterait probablement vers un non-lieu.
Plus de 500 000 euros de préjudice pour le Parlement européen
Au cours de sa longue carrière politique, Jean-Luc Mélenchon a été conseiller municipal, conseiller général, député, sénateur, ministre, mais également… député européen, entre 2009 et 2017. A la même époque, il était aussi le patron du Parti de gauche, une petite formation politique qui a précédé La France insoumise, créée en 2016.
Si beaucoup de Français ont probablement oublié son passage sur les bancs de la plus grande assemblée transnationale au monde, l'Olaf s'est penché un peu plus en détail, dès 2017, sur certains aspects de sa mandature.
En cause :
le signalement fait cette même année par Sophie Montel, alors eurodéputée du Front national (ancêtre du Rassemblement national), quant à de possibles emplois fictifs d'assistants parlementaires au sein de l'institution européenne, concernant de nombreux eurodéputés français de tous bords. Face à ces soupçons qui montent quant à une forme de financement illégal des partis politiques français grâce aux fonds européens, l'Olaf se saisit le 26 juillet 2017 et ouvre une enquête en septembre de la même année, visant notamment Jean-Luc Mélenchon et ses collaborateurs parlementaires de l'époque.
Après trois ans et demi d'enquête, l'organe antifraude a finalement rendu ses conclusions dans un rapport final produit en mars 2021, mais qui n'a été dévoilé que fin mars 2025, par Libération. Ce document de 24 pages constituait l'une des pièces maîtresses du dossier qui a été confié en 2018 à des juges d'instruction en France. Concrètement, l'Olaf relève des "manquements", ainsi que des "irrégularités" concernant le travail de deux assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon, entre 2013 et 2017.
L'Office européen de lutte antifraude a estimé à plus de 500 000 euros le préjudice pour le Parlement européen.
Deux anciens collaborateurs soupçonnés par l'Olaf
Dans le détail, l'enquête de l'Olaf concernait le travail de trois anciens collaborateurs parlementaires de Jean-Luc Mélenchon, sur la vingtaine qu'il a comptée auprès de lui lors de son passage au Parlement européen : Aigline de Causans, Juliette Prados, attachée de presse historique du leader insoumis, et Laurent Maffeïs, son ancien directeur de cabinet.
Comme le précise le règlement du Parlement européen, un assistant parlementaire accrédité (APA) est directement sous contrat avec l'institution. Il est donc censé travailler avec un député européen, dans le cadre de son travail parlementaire. Mais les enquêteurs de l'Olaf ont conclu dans leur rapport final que "même s'il n'est pas contesté" que les deux assistants concernés ont assisté Jean-Luc Mélenchon au cours de leur contrat d'assistant parlementaire accrédité, leur travail "n'était pas entièrement en lien direct avec le mandat du député européen, mais plutôt focalisé sur l’assistance à M. Mélenchon en tant que chef de parti politique", en l'occurrence du Parti de gauche, puis de La France insoumise.
Si Aigline de Causans a pu justifier du bail et du paiement de ses locations à Ixelles, quartier de Bruxelles, ainsi que de son activité et de ses missions effectuées entre 2013 et 2017, ce n’est pas le cas de ses deux collègues. Pour l'Olaf, Juliette Prados et Laurent Maffeïs auraient surtout travaillé pour le compte de l'activité nationale de Jean-Luc Mélenchon, alors président du Parti de gauche, tout en étant payé par l'Union européenne.
Pour étayer ses soupçons, l'Office européen de lutte antifraude avançait différents éléments.
Par exemple, l'Olaf a constaté que ces deux anciens assistants utilisaient très rarement leur messagerie professionnelle estampillée "Parlement européen", mais plutôt leur adresse personnelle, voire celle associée au Parti de gauche.
Quant à leurs résidences principales, elles n'étaient pas proches des locaux bruxellois ou strasbourgeois du Parlement, mais à Montreuil, en banlieue parisienne.
Un élément qui pose un problème, car les APA sont censés être présents physiquement au quotidien auprès de leur député au sein des locaux du Parlement européen.
Par ailleurs, Juliette Prados ne se serait rendue à Strasbourg qu'à "quatre reprises entre mars et septembre 2013" et jamais en 2014, ni en 2015, selon l'Olaf.
Après que l'affaire a été confiée à des juges d'instruction en France dès 2018, Laurent Maffeïs, ainsi que Aigline de Causans, à qui l’Olaf ne voyait rien à reprocher, ont été placés sous le statut de témoins assistés en 2022, c’est-à-dire mis en cause, mais moins gravement que sous le statut de mis en examen.
En revanche, contrairement à l’institution européenne qui la soupçonnait d’avoir méconnu les règles, Juliette Prados, n'avait pas été placée sous le statut de témoin assisté.
Emplois fictifs au Parlement européen
Les affaires judiciaires relatives au détournement de fonds du Parlement européen concernent également d'autres partis politiques français.
Le 7 juillet dernier, Marine Le Pen a ainsi été condamnée par la cour d'appel de Paris, pour détournement de fonds publics, à 100 000 euros d'amende, trois ans de prison, dont deux ans avec sursis et un an ferme aménageable avec bracelet électronique dans le cadre de l'affaire des assistants du Front national (devenu Rassemblement national) au Parlement européen.
Sa peine d'inéligibilité, réduite à 15 mois, a déjà été purgée en raison de l’exécution provisoire signifiée en première instance le 31 mars 2025.
Avec cette décision, Marine Le Pen est donc éligible à l'élection présidentielle en 2027 (18 avril - 02 mai). Elle a ainsi annoncé se pourvoir en cassation et a confirmé qu'elle était bien candidate à l'Elysée. Le pourvoi en cassation suspend l'arrêt de la cour d'appel le temps de l'instruction, ce qui permet à Marine Le Pen de faire campagne sans obligation de porter un bracelet électronique.
La cour de cassation a indiqué qu'elle pourrait rendre son arrêt début avril 2027, avant le premier tour de scrutin.
En février 2024, le MoDem avait aussi été impliqué dans un procès semblable. La formation centriste était accusée d'avoir détourné des fonds du Parlement européen, réservés aux assistants parlementaires, pour rémunérer des cadres du parti entre 2005 et 2017.
François Bayrou était soupçonné d'être le "décideur principal" de ce "système frauduleux".
Il avait finalement été relaxé "au bénéfice du doute" par le tribunal correctionnel de Paris.
Cinq anciens eurodéputés du MoDem ont toutefois été condamnés à des peines de prison avec sursis.
L'ancien Premier ministre fera cependant face à un nouveau procès en appel du 9 septembre au 5 octobre 2026, à la suite du recours du parquet, qui conteste le jugement rendu en février 2024.
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