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Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 08:41
par Mesoke
Ferrand étant un macroniste de la première heure, on ne peut pas franchement aujourd'hui le qualifier de gauchiste ...
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 08:59
par papibilou
Kelenner a écrit : 21 septembre 2026 22:25
Ces primaires sont une connerie monumentale, un combat fratricide ridicule entre des seconds couteaux pour désigner celui ou celle qui aura "l'honneur" de faire 4% des voix, et de faire perdre à coup sûr la gauche. Il est temps d'arrêter les conneries et que socialistes, écologistes, communistes se retirent pour soutenir Mélenchon, même implicitement, puisqu'il est le seul candidat de gauche sérieux. S'ils ne le font pas, ils devront assumer les conséquences potentiellement catastrophiques de leur aveuglement.
Autant je crois aussi qu'une primaire est une machine à perdre, même si Hollande a gagné en 2012 après une primaire, autant j'imagine mal que les socialistes modérés tendance social démocratie soient prêts à désigner Mélenchon comme leur choix, sauf peut-être au second tour s'il ne reste que Mélenchon face à MLP.
Et personne n'a à assurer la responsabilité d'un échec de la gauche si ce n'est celui qui veut en faire le contrepoint du RN, Mélenchon. Son extrémisme fait de lui un épouvantail qui fera fuir, y compris vers MLP, les français modérés.
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 09:05
par jeandu53
Il n'y a pas de bonne solution. Il y a des différences de valeurs importantes entre la gauche dite "sociale-démocrate" et LFI. Il est donc normal que cette gauche dite "sociale-démocrate" rechigne à se ranger derrière Mélenchon.
Le problème, c'est qu'on a un système électoral qui pousse au "vote utile", c'est-à-dire qui va pousser les électeurs à voter pour un candidat dont ils sont loin de partager toutes les valeurs mais dont ils estiment qu'il est moins pire que les autres et qu'il a des bonnes chances d'accéder au second tour. Et les candidats potentiels sont obligés de tenir compte de ça.
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 09:10
par Mesoke
papibilou a écrit : 22 septembre 2026 08:59
Autant je crois aussi qu'une primaire est une machine à perdre, même si Hollande a gagné en 2012 après une primaire, autant j'imagine mal que les socialistes modérés tendance social démocratie soient prêts à désigner Mélenchon comme leur choix, sauf peut-être au second tour s'il ne reste que Mélenchon face à MLP.
Et personne n'a à assurer la responsabilité d'un échec de la gauche si ce n'est celui qui veut en faire le contrepoint du RN, Mélenchon. Son extrémisme fait de lui un épouvantail qui fera fuir, y compris vers MLP, les français modérés.
Je ne pense pas qu'une primaire soit une machine à perdre. Une élection ça se gagne sur du marketing, or une primaire ça offre un temps d'antenne énorme pour des candidats, dont ZE candidat qui représentera le courant politique. Ca amorce une grosse publicité, c'est utile pour une campagne.
Les deux problèmes c'est d'abord quand les candidats à la primaire se font des coups bas, puisque du coup le vainqueur de la primaire aura reçu et envoyé des coups bas, ce qui se retournera contre lui par la suite. Si Glucksmann passe ses futurs adversaires lui ressortiront son manque d'expérience, lui ressortiront le coup du stagiaire. Mais surtout le principal problème ici c'est qu'on a une primaire entre gros nazes pour élire le gros naze en chef qui aura comme objectif sublime de mener une candidature commune entre courants divergents afin d'espérer rafler la 4e place de l'élection présidentielle devant Zemmour et Retailleau tout en visant les 5% fatidiques. C'est un bon gros cirque de losers, de quatrièmes couteaux, qui n'ont même pas de projet politique clair et en sont du coup réduits à des attaques personnelles.
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 09:25
par jeandu53
Mesoke a écrit : 22 septembre 2026 09:10
papibilou a écrit : 22 septembre 2026 08:59
Autant je crois aussi qu'une primaire est une machine à perdre, même si Hollande a gagné en 2012 après une primaire, autant j'imagine mal que les socialistes modérés tendance social démocratie soient prêts à désigner Mélenchon comme leur choix, sauf peut-être au second tour s'il ne reste que Mélenchon face à MLP.
Et personne n'a à assurer la responsabilité d'un échec de la gauche si ce n'est celui qui veut en faire le contrepoint du RN, Mélenchon. Son extrémisme fait de lui un épouvantail qui fera fuir, y compris vers MLP, les français modérés.
Je ne pense pas qu'une primaire soit une machine à perdre. Une élection ça se gagne sur du marketing, or une primaire ça offre un temps d'antenne énorme pour des candidats, dont ZE candidat qui représentera le courant politique. Ca amorce une grosse publicité, c'est utile pour une campagne.
Les deux problèmes c'est d'abord quand les candidats à la primaire se font des coups bas, puisque du coup le vainqueur de la primaire aura reçu et envoyé des coups bas, ce qui se retournera contre lui par la suite. Si Glucksmann passe ses futurs adversaires lui ressortiront son manque d'expérience, lui ressortiront le coup du stagiaire. Mais surtout le principal problème ici c'est qu'on a une primaire entre gros nazes pour élire le gros naze en chef qui aura comme objectif sublime de mener une candidature commune entre courants divergents afin d'espérer rafler la 4e place de l'élection présidentielle devant Zemmour et Retailleau tout en visant les 5% fatidiques. C'est un bon gros cirque de losers, de quatrièmes couteaux, qui n'ont même pas de projet politique clair et en sont du coup réduits à des attaques personnelles.
Dans une primaire, les candidats sont bien obligés de se critiquer mutuellement. Chaque candidat à la primaire doit expliquer pourquoi il serait le meilleur candidat à la présidentielle, pourquoi l'autre serait un moins bon candidat. Et donc, forcément, même si, au début, on n'a pas envie, une primaire donne l'impression d'une famille politique divisée. Alors que tous ces gens-là, une fois passée la primaire, devront se rassembler. Ils devront se rassembler, mais les divisions issues de la primaire auront laissé des traces.
Ne pas oublier, non plus, qu'un nombre réduit d'électeurs vote à la primaire. Ce sont les militants et/ou sympathisants du parti qui votent, et ces gens-là ne sont pas forcément représentatifs de l'ensemble des électeurs français. Donc ça peut pousser à des erreurs de casting : le candidat préféré des sympathisants/militants du parti n'est pas forcément le meilleur candidat à la présidentielle, par exemple Benoît Hamon.
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 09:32
par Mesoke
Dire pourquoi on serait le meilleur pour représenter l'idéologie de notre camp ça n'est pas se critiquer mutuellement. C'est tirer le débat par le haut. Critiquer bêtement pour descendre un adversaire c'est le tirer par le bas. Or ça n'est qu'une primaire, le vrai boulot pour cette idéologie sera APRES la primaire, pendant la vraie campagne électorale. S'entre-critiquer pendant la primaire pour se descendre mutuellement afin de paraitre moins mauvais ça fournira des cartouches aux adversaires politiques pendant la vraie campagne. C'est pour ça que c'est complètement contreproductif pour son camp de se contenter de taper ses adversaires plutôt qu'essayer de montrer qu'on a un vrai projet cohérent.
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 09:36
par jeandu53
Démontrer "pourquoi je suis le meilleur", c'est aussi expliquer pourquoi les autres sont moins bons.
Si vous dites "je suis le plus expérimentés", ça veut dire que les autres manquent d'expérience.
Si vous dites "mon programme est le meilleur parce qu'il comporte telle ou telle mesure que les autres ne comportent pas", ça veut dire que le programme des autres est mauvais, ou lacunaire.
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 09:51
par Mesoke
Dire "mon programme est meilleur" c'est parler de son programme, et ça peut forcer les autres à améliorer leur programme, ce qui est bénéfique au débat. Dire qu'on est plus expérimenté c'est afficher une qualité par rapport à adversaires, qui devront en faire de même pour rester dans la lutte. Traiter un adversaire de stagiaire c'est s'en prendre à sa personne, ça n'apporte strictement à la qualité de sa proposition politique et ça se contente de rabaisser un adversaire pour paraitre moins mauvais en comparaison alors qu'on n'a rien proposé d'utile.
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 09:53
par jeandu53
Oui, il y a la façon de le dire... Mais il n'empêche qu'affirmer ses qualités, c'est pointer, en creux, les défauts des autres.
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 10:03
par Mesoke
Oui, mais ça crée une dynamique positive qui incite à chercher des qualités. Tandis que pointer des défauts ça créera une dynamique négative dans laquelle on cherchera plus à descendre son adversaire. Pour la campagne électorale finale ça se tient, on descend un vrai adversaire politique dans la dernière ligne droite. Mais lors d'une primaire c'est descendre un allié, puisqu'il est du même bord politique et que tous se rallieront derrière le vainqueur, et fournir des munitions pour leurs futurs adversaires, ce qui est contreproductif à long terme.
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 10:07
par Victor
Kelenner a écrit : 21 septembre 2026 22:25
Ces primaires sont une connerie monumentale, un combat fratricide ridicule entre des seconds couteaux pour désigner celui ou celle qui aura "l'honneur" de faire 4% des voix, et de faire perdre à coup sûr la gauche. Il est temps d'arrêter les conneries et que socialistes, écologistes, communistes se retirent pour soutenir Mélenchon, même implicitement, puisqu'il est le seul candidat de gauche sérieux. S'ils ne le font pas, ils devront assumer les conséquences potentiellement catastrophiques de leur aveuglement.
Mais LFI a tout fait depuis longtemps pour se rendre infréquentable.
Comment voulez-vous, dans ces conditions, qu'une alliance soit possible à gauche.
C'est juste impossible.
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 10:09
par Victor
Mesoke a écrit : 22 septembre 2026 09:51
Dire "mon programme est meilleur" c'est parler de son programme, et ça peut forcer les autres à améliorer leur programme, ce qui est bénéfique au débat. Dire qu'on est plus expérimenté c'est afficher une qualité par rapport à adversaires, qui devront en faire de même pour rester dans la lutte. Traiter un adversaire de stagiaire c'est s'en prendre à sa personne, ça n'apporte strictement à la qualité de sa proposition politique et ça se contente de rabaisser un adversaire pour paraitre moins mauvais en comparaison alors qu'on n'a rien proposé d'utile.
Manifestement vous débutez en politique.
La politique c'est d'abord un combat d'ego.
La politique ce n'est pas comparer les fiches techniques de plusieurs aspirateurs ou lave vaisselles avant de faire son choix.
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 10:11
par jeandu53
Mesoke a écrit : 22 septembre 2026 10:03
Oui, mais ça crée une dynamique positive qui incite à chercher des qualités. Tandis que pointer des défauts ça créera une dynamique négative dans laquelle on cherchera plus à descendre son adversaire. Pour la campagne électorale finale ça se tient, on descend un vrai adversaire politique dans la dernière ligne droite. Mais lors d'une primaire c'est descendre un allié, puisqu'il est du même bord politique et que tous se rallieront derrière le vainqueur, et fournir des munitions pour leurs futurs adversaires, ce qui est contreproductif à long terme.
Oui, mais dans une primaire, on ne peut pas affirmer ses qualités sans pointer les défauts des autres. Même si on en a envie, on sera questionné, par les journalistes, par les militants, et on devra préciser le propos...
Par exemple, si Royal arrive en disant "je suis expérimentée". En creux, on comprend forcément que le sous-entendu est que les autres ne le sont pas. Et si on ne comprend pas, il y aura bien un journaliste, un militant, qui lui demandera pourquoi elle dit ça. Et alors, elle sera bien obligée de dire que les autres (notamment le favori Glucksmann) ne sont pas aussi expérimentés qu'elle.
D'accord, elle n'est pas obligée de le traiter de "stagiaire". Mais il n'empêche que, même avec la meilleure volonté du monde, même si vous vous efforcez de mettre en avant vos qualités sans critiquer les autres, vous serez bien obligé de préciser votre propos. Sous-entendu : je suis comme ça, les autres ne sont pas comme ça.
Donc au contraire, je pense que ça crée une spirale plutôt négative. Parce qu'on va retenir qu'ils appartiennent à une même famille politique, mais qu'ils se sont frités, qu'ils ont mis en avant leurs défauts respectifs.
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 10:18
par Victor
jeandu53 a écrit : 22 septembre 2026 10:11
Mesoke a écrit : 22 septembre 2026 10:03
Oui, mais ça crée une dynamique positive qui incite à chercher des qualités. Tandis que pointer des défauts ça créera une dynamique négative dans laquelle on cherchera plus à descendre son adversaire. Pour la campagne électorale finale ça se tient, on descend un vrai adversaire politique dans la dernière ligne droite. Mais lors d'une primaire c'est descendre un allié, puisqu'il est du même bord politique et que tous se rallieront derrière le vainqueur, et fournir des munitions pour leurs futurs adversaires, ce qui est contreproductif à long terme.
Oui, mais dans une primaire, on ne peut pas affirmer ses qualités sans pointer les défauts des autres. Même si on en a envie, on sera questionné, par les journalistes, par les militants, et on devra préciser le propos...
Par exemple, si Royal arrive en disant "je suis expérimentée". En creux, on comprend forcément que le sous-entendu est que les autres ne le sont pas. Et si on ne comprend pas, il y aura bien un journaliste, un militant, qui lui demandera pourquoi elle dit ça. Et alors, elle sera bien obligée de dire que les autres (notamment le favori Glucksmann) ne sont pas aussi expérimentés qu'elle.
D'accord, elle n'est pas obligée de le traiter de "stagiaire". Mais il n'empêche que, même avec la meilleure volonté du monde, même si vous vous efforcez de mettre en avant vos qualités sans critiquer les autres, vous serez bien obligé de préciser votre propos. Sous-entendu : je suis comme ça, les autres ne sont pas comme ça.
Donc au contraire, je pense que ça crée une spirale plutôt négative. Parce qu'on va retenir qu'ils appartiennent à une même famille politique, mais qu'ils se sont frités, qu'ils ont mis en avant leurs défauts respectifs.
Je trouve que c'est une bonne idée de s'attaquer directement, rapidement et quasi violemment au favori de cette primaire.
Et puis "le combat de rue" ce n'est clairement pas le point fort de Gluskamnn. Il l'a prouvé lors de son catastrophique duel avec Zemmour.
Face à Gluksmann qui préfère les discussions feutrées, elle a raison d'y aller franco et de lui rentrer dans le lard. C'est la bonne stratégie pour le déstabiliser.
Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste
Posté : 22 septembre 2026 10:22
par jeandu53
Victor a écrit : 22 septembre 2026 10:18
jeandu53 a écrit : 22 septembre 2026 10:11
Oui, mais dans une primaire, on ne peut pas affirmer ses qualités sans pointer les défauts des autres. Même si on en a envie, on sera questionné, par les journalistes, par les militants, et on devra préciser le propos...
Par exemple, si Royal arrive en disant "je suis expérimentée". En creux, on comprend forcément que le sous-entendu est que les autres ne le sont pas. Et si on ne comprend pas, il y aura bien un journaliste, un militant, qui lui demandera pourquoi elle dit ça. Et alors, elle sera bien obligée de dire que les autres (notamment le favori Glucksmann) ne sont pas aussi expérimentés qu'elle.
D'accord, elle n'est pas obligée de le traiter de "stagiaire". Mais il n'empêche que, même avec la meilleure volonté du monde, même si vous vous efforcez de mettre en avant vos qualités sans critiquer les autres, vous serez bien obligé de préciser votre propos. Sous-entendu : je suis comme ça, les autres ne sont pas comme ça.
Donc au contraire, je pense que ça crée une spirale plutôt négative. Parce qu'on va retenir qu'ils appartiennent à une même famille politique, mais qu'ils se sont frités, qu'ils ont mis en avant leurs défauts respectifs.
Je trouve que c'est une bonne idée de s'attaquer directement, rapidement et quasi violemment au favori de cette primaire.
Et puis "le combat de rue" ce n'est clairement pas le point fort de Gluskamnn. Il l'a prouvé lors de son catastrophique duel avec Zemmour.
Face à Gluksmann qui préfère les discussions feutrées, elle a raison d'y aller franco et de lui rentrer dans le lard. C'est la bonne stratégie pour le déstabiliser.
Oui, mais une stratégie aussi brutale sera contre-productive à long terme. Parce que le vainqueur de cette primaire sera le candidat d'une famille politique déchirée et peinant à se rassembler.