Page 11 sur 11

Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste

Posté : 15 octobre 2026 12:07
par Victor
Mesoke a écrit : 15 octobre 2026 11:54
jeandu53 a écrit : 15 octobre 2026 08:56 Les propos de Kelenner et Mesoke sont peut-être un peu caricaturaux et exagérés, ils me semblent néanmoins révélateurs d'un état d'esprit assez largement partagé chez les électeurs de gauche : l'idée de Glucksmann n'est pas de gauche.

Et cette idée assez répandue condamne Glucksmann à un score minable à la présidentielle : les électeurs de gauche désireux d'une alternative un peu "radicale" à Macron voteront pour Mélenchon, les électeurs de droite le considèreront comme un homme de gauche et ne voteront pas pour lui non plus, il ne séduira donc que quelques électeurs très centristes.
La gauche c'est le socialisme, soit le rejet du libéralisme économique moderne à base de laisser faire et un objectif de redistribution de richesses dans un paradigme capitalisme. Glucksmann est libéral. Glucksmann n'est donc pas de gauche, au mieux de centre gauche, social-démocrate.

Les électeurs de gauche espéraient un gros candidat de gauche qui ne soit pas extrémiste. Bah ils n'ont pas de gros candidat de gauche non extrémiste pour qui voter.
C'est exactement, :pleur4: , ce qu'est la France d'aujourd'hui.
Un pays hyper socialiste.
Et c'est la raison du décrochage de notre pays dans de très nombreux domaines.

Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste

Posté : 15 octobre 2026 15:32
par Cépajuste
jeandu53 a écrit : 15 octobre 2026 08:56 Les propos de Kelenner et Mesoke sont peut-être un peu caricaturaux et exagérés, ils me semblent néanmoins révélateurs d'un état d'esprit assez largement partagé chez les électeurs de gauche : l'idée de Glucksmann n'est pas de gauche.

Et cette idée assez répandue condamne Glucksmann à un score minable à la présidentielle : les électeurs de gauche désireux d'une alternative un peu "radicale" à Macron voteront pour Mélenchon, les électeurs de droite le considèreront comme un homme de gauche et ne voteront pas pour lui non plus, il ne séduira donc que quelques électeurs très centristes.
Il est à 10 % dans les sondages, ce n'est pas "un score minable". Il fait mieux que d'autres candidats plus marqués à gauche, et mieux que Benoît Hamon en 2017 et Hidalgo en 2022.

Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste

Posté : 15 octobre 2026 15:39
par Victor
Cépajuste a écrit : 15 octobre 2026 15:32
jeandu53 a écrit : 15 octobre 2026 08:56 Les propos de Kelenner et Mesoke sont peut-être un peu caricaturaux et exagérés, ils me semblent néanmoins révélateurs d'un état d'esprit assez largement partagé chez les électeurs de gauche : l'idée de Glucksmann n'est pas de gauche.

Et cette idée assez répandue condamne Glucksmann à un score minable à la présidentielle : les électeurs de gauche désireux d'une alternative un peu "radicale" à Macron voteront pour Mélenchon, les électeurs de droite le considèreront comme un homme de gauche et ne voteront pas pour lui non plus, il ne séduira donc que quelques électeurs très centristes.
Il est à 10 % dans les sondages, ce n'est pas "un score minable". Il fait mieux que d'autres candidats plus marqués à gauche, et mieux que Benoît Hamon en 2017 et Hidalgo en 2022.
Il est à 10% pour le moment .. Il peut très bien monter comme aussi baisser, voire s'écrouler.
La campagne électorale n'en est qu'à ses débuts.
Dans le bloc central tout peut encore beaucoup bouger.
A l'opposé il semble que l'EG et l'ED soient très stables.

Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste

Posté : 15 octobre 2026 15:43
par Cépajuste
Victor a écrit : 15 octobre 2026 15:39
Cépajuste a écrit : 15 octobre 2026 15:32
Il est à 10 % dans les sondages, ce n'est pas "un score minable". Il fait mieux que d'autres candidats plus marqués à gauche, et mieux que Benoît Hamon en 2017 et Hidalgo en 2022.
Il est à 10% pour le moment .. Il peut très bien monter comme aussi baisser, voire s'écrouler.
La campagne électorale n'en est qu'à ses débuts.
Dans le bloc central tout peut encore beaucoup bouger.
A l'opposé il semble que l'EG et l'ED soient très stables.
Bien sûr, ce sont des sondages ; ils peuvent bouger. Mais ces sondages montrent au moins qu'il n'est pas condamné à faire un score minable, comme le prétend Jeandu53.

Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste

Posté : 15 octobre 2026 15:54
par Victor
Cépajuste a écrit : 15 octobre 2026 15:43
Victor a écrit : 15 octobre 2026 15:39
Il est à 10% pour le moment .. Il peut très bien monter comme aussi baisser, voire s'écrouler.
La campagne électorale n'en est qu'à ses débuts.
Dans le bloc central tout peut encore beaucoup bouger.
A l'opposé il semble que l'EG et l'ED soient très stables.
Bien sûr, ce sont des sondages ; ils peuvent bouger. Mais ces sondages montrent au moins qu'il n'est pas condamné à faire un score minable, comme le prétend Jeandu53.
Pécresse en 2022 a été créditée dans les sondages de 12% avec une pointe à 14%.
Elle a fini au premier tour avec un score de ... 4,78%;
Pour rappel Jean Lassalle a obtenu : 3,13%

Soyons honnête, je ne lui souhaite pas la même dégringolade, mais autant les scores ont l'air tout à fait "solidifiés" à l'EG et à l'ED, autant dans le bloc dit central, tout peut encore beaucoup bouger.

Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste

Posté : 15 octobre 2026 16:34
par papibilou
jeandu53 a écrit : 15 octobre 2026 08:56 Les propos de Kelenner et Mesoke sont peut-être un peu caricaturaux et exagérés, ils me semblent néanmoins révélateurs d'un état d'esprit assez largement partagé chez les électeurs de gauche : l'idée de Glucksmann n'est pas de gauche.

Et cette idée assez répandue condamne Glucksmann à un score minable à la présidentielle : les électeurs de gauche désireux d'une alternative un peu "radicale" à Macron voteront pour Mélenchon, les électeurs de droite le considèreront comme un homme de gauche et ne voteront pas pour lui non plus, il ne séduira donc que quelques électeurs très centristes.
Toute ces affirmations selon lesquelles Glucksmann est de gauche, voire la vraie gauche et pour d'autres de droite ou social démocrate ( l'insulte des insoumis) sont lassantes. On dirait que vous êtes hémiplégiques et que vous marchez à l'étiquette et à l'idéologie. Ce serait bien si on essayait le pragmatisme sans abandonner l'éthique ( justement à ne pas confondre avec l'étiquette).

Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste

Posté : 15 octobre 2026 17:11
par jeandu53
papibilou a écrit : 15 octobre 2026 16:34
jeandu53 a écrit : 15 octobre 2026 08:56 Les propos de Kelenner et Mesoke sont peut-être un peu caricaturaux et exagérés, ils me semblent néanmoins révélateurs d'un état d'esprit assez largement partagé chez les électeurs de gauche : l'idée de Glucksmann n'est pas de gauche.

Et cette idée assez répandue condamne Glucksmann à un score minable à la présidentielle : les électeurs de gauche désireux d'une alternative un peu "radicale" à Macron voteront pour Mélenchon, les électeurs de droite le considèreront comme un homme de gauche et ne voteront pas pour lui non plus, il ne séduira donc que quelques électeurs très centristes.
Toute ces affirmations selon lesquelles Glucksmann est de gauche, voire la vraie gauche et pour d'autres de droite ou social démocrate ( l'insulte des insoumis) sont lassantes. On dirait que vous êtes hémiplégiques et que vous marchez à l'étiquette et à l'idéologie. Ce serait bien si on essayait le pragmatisme sans abandonner l'éthique ( justement à ne pas confondre avec l'étiquette).
Par le passé, j'ai pensé que le clivage gauche/droite était dépassé. Mais je suis en train de changer d'avis. Je pense qu'il demeure d'actualité.

En effet, on s'aperçoit que, sur plusieurs sujets importants, les façons de penser, les réflexes idéologiques, les corpus de valeurs, diffèrent entre la gauche et la droite. L'actualité de ces derniers mois nous a fourni plusieurs exemples :
- sur le redressement des finances publiques : à gauche, on rêve de trouver des recettes supplémentaires pour financer les dépenses, alors qu'à droite, on trouve que la fiscalité est déjà très élevée, et on veut donner la priorité à la baisse des dépenses,
- sur l'insécurité : à droite, on souhaite d'une politique de fermeté, alors qu'à gauche, on veut désarmer les flics (et au sujet des manifestations lycéennes : les gens de droite sont indignés par les violences des manifestants, tandis que les gens de gauche s'indignent surtout des violences policières),
- sur l'immigration : à droite, on veut limiter l'immigration, alors qu'à gauche, l'immigration n'est pas un problème,
- sur les libertés publiques : à droite, on est plutôt attaché à une certaine liberté, tandis qu'à gauche, on n'est pas très tolérant, et on veut interdire tout ce qui est jugé un peu trop à droite.

Alors je ne sais pas où placer Glucksmann, mais je pense que le clivage gauche/droite n'est pas si démodé que ça.

Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste

Posté : 15 octobre 2026 18:29
par Yaroslav
Kelenner a écrit : 15 octobre 2026 08:14
Yaroslav a écrit : 14 octobre 2026 23:11

Un petit rappel pour dire d'une part que GLUCKSMANN n'a JAMAIS soutenu SARKOZY et que d'autre part, la Géorgie était sans aucun doute bien plus démocratique sous SAAKACHVILLI à l'époque que maintenant sous le règne d'IVANICHVILI depuis 15 ans.
C’est entièrement faux concernant Sarkozy. Il y a de nombreuses interviews admiratives de l’époque, et à ce moment Glucksmann militait à l’ultra droitier Alternative Libérale.

Quant à Saakachvili, certes ce n’est pas Hitler, mais c’est bel et bien un politicien corrompu, autoritaire et accessoirement très à droite, qu’il a soutenu pendant de nombreuses années.

Avec l’âge, Glucksmann s’est certes modéré, mais aujourd’hui c’est au mieux un centriste tendance Macron. Il n’y a rien de gauche ni dans son programme, ni dans ses idées (pro Bush dans les années 2000…) ni dans sa personnalité. Aucun électeur de gauche doué de raison ne votera pour lui.
On ne peut pas faire dire aux gens ce qu'ils n'ont pas dit. Il n'y a aucune trace d'un soutien de Raphaël GLUCKSMANN à Nicolas SARKOZY alors que le soutien du père, André, et quant à lui largement documenté.

GLUCKSMANN avait très certainement des idées plus libérales à ses 20 ans, mais il assume un virage à gauche depuis la crise de 2008.

Après, on est bien d'accord que c'est un représentant de ce qu'on appelait à l'époque "la motion A" du PS, majoritaire et sociale-démocrate.

En ce qui me concerne, je pense que j'aurais pu voter pour lui avec un certain enthousiasme à une autre époque. Mais compte tenu de notre dette abyssale, je pense qu'il est insuffisamment strict sur le plan budgétaire et qu'il est temps de se serrer la ceinture pour éviter le redressement budgétaire par d'autres que nous.

Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste

Posté : 15 octobre 2026 23:46
par jeandu53
Je trouve un peu dégueulasse de reprocher à Glucksmann d'avoir été le conseiller du président géorgien Saakachvili.

Déjà, il n'était que conseiller. Un conseiller n'est pas un décideur. Le décideur, c'est le président, pas son conseiller. Donc Glucksmann n'a donc pas à assumer l’entièreté du bilan politique de Saakachvili.

Ensuite, il faudrait replacer les événements dans leur contexte. A l'époque (fin des années 2000 et début des années 2010), il y eut dans certains pays d'Europe de l'Est (notamment la Géorgie et l'Ukraine) un fort mouvement politique et social de rapprochement avec l'Europe et d'éloignement avec la Russie. Ce fut la Révolution des Roses en 2004 en Géorgie (débouchant ensuite sur l'élection de Saakachvili à la présidence). Et en Ukraine, ce fut, à peu près au même moment, la Révolution orange, et plus tard (en 2014), le mouvement Euromaïdan. Des mouvements sociaux populaires vus d'Europe, mais très mal vus par Poutine. L'engagement de Glucksmann, d'abord en Géorgie auprès de Saakachvili, puis en Ukraine auprès de Klitschko, procède donc d'un idéal d'un soulèvement contre l'oppression russe et de renforcement des liens avec l'Europe. Il ne saurait donc être tenu pour responsable de tout ce qu'a fait Saakachvili.

Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste

Posté : 16 octobre 2026 13:18
par Cépajuste
jeandu53 a écrit : 15 octobre 2026 23:46 Je trouve un peu dégueulasse de reprocher à Glucksmann d'avoir été le conseiller du président géorgien Saakachvili.

Déjà, il n'était que conseiller. Un conseiller n'est pas un décideur. Le décideur, c'est le président, pas son conseiller. Donc Glucksmann n'a donc pas à assumer l’entièreté du bilan politique de Saakachvili.

Ensuite, il faudrait replacer les événements dans leur contexte. A l'époque (fin des années 2000 et début des années 2010), il y eut dans certains pays d'Europe de l'Est (notamment la Géorgie et l'Ukraine) un fort mouvement politique et social de rapprochement avec l'Europe et d'éloignement avec la Russie. Ce fut la Révolution des Roses en 2004 en Géorgie (débouchant ensuite sur l'élection de Saakachvili à la présidence). Et en Ukraine, ce fut, à peu près au même moment, la Révolution orange, et plus tard (en 2014), le mouvement Euromaïdan. Des mouvements sociaux populaires vus d'Europe, mais très mal vus par Poutine. L'engagement de Glucksmann, d'abord en Géorgie auprès de Saakachvili, puis en Ukraine auprès de Klitschko, procède donc d'un idéal d'un soulèvement contre l'oppression russe et de renforcement des liens avec l'Europe. Il ne saurait donc être tenu pour responsable de tout ce qu'a fait Saakachvili.
Une fois n'est pas coutume : je suis totalement d'accord avec vous.

Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste

Posté : 16 octobre 2026 15:28
par Kelenner
jeandu53 a écrit : 15 octobre 2026 23:46 Je trouve un peu dégueulasse de reprocher à Glucksmann d'avoir été le conseiller du président géorgien Saakachvili.

Déjà, il n'était que conseiller. Un conseiller n'est pas un décideur. Le décideur, c'est le président, pas son conseiller. Donc Glucksmann n'a donc pas à assumer l’entièreté du bilan politique de Saakachvili.

Ensuite, il faudrait replacer les événements dans leur contexte. A l'époque (fin des années 2000 et début des années 2010), il y eut dans certains pays d'Europe de l'Est (notamment la Géorgie et l'Ukraine) un fort mouvement politique et social de rapprochement avec l'Europe et d'éloignement avec la Russie. Ce fut la Révolution des Roses en 2004 en Géorgie (débouchant ensuite sur l'élection de Saakachvili à la présidence). Et en Ukraine, ce fut, à peu près au même moment, la Révolution orange, et plus tard (en 2014), le mouvement Euromaïdan. Des mouvements sociaux populaires vus d'Europe, mais très mal vus par Poutine. L'engagement de Glucksmann, d'abord en Géorgie auprès de Saakachvili, puis en Ukraine auprès de Klitschko, procède donc d'un idéal d'un soulèvement contre l'oppression russe et de renforcement des liens avec l'Europe. Il ne saurait donc être tenu pour responsable de tout ce qu'a fait Saakachvili.
Alors, oui et non. D’une part, il n’est pas resté juste 5 minutes en passant, ça a duré un bon moment, et il occupait tout de même un poste d’une certaine importance auprès d’une puissance étrangère. C’est difficile de croire qu’il n’était pas au courant de certaines dérives, vu la position qu’il occupait. Quand on prétend à la présidence de la République, rien n’est totalement anodin.

D’autre part, à ma connaissance il ne s’est jamais expliqué publiquement sur cet épisode. Il pourrait parfaitement justifier son engagement par sa lutte contre Poutine, tout en se démarquant des dérives du président qu’il soutenait. En ne le faisant pas, il offre légitimement le flanc aux critiques. Encore une fois, il s’agit du poste suprême, on ne peut pas laisser des points importants dans le flou. A lui de s’expliquer publiquement.

Re: Raphaël Glucksmann, le «stagiaire» : Ségolène Royal électrise la primaire socialiste

Posté : 16 octobre 2026 23:59
par latresne
Once a écrit : 14 octobre 2026 07:23
latresne a écrit : 14 octobre 2026 00:44 Glusksman et Philippe les 2 mms ,un de G,l'autre de D.2 hommes modérés.Le tout c'est de savoir si les français voudront la tempête avec Mélenchon et MLP ou la mer d'huile ?
Parce qu'ils ont siphonné la droite et la gauche classiques, les centristes " modérés" comme vous dites , ce sont eux qui sont responsables de l'essor des "extrêmes". Bref, avant même que d'envisager un nouveau quinquennat centriste, sachez que votre " mer d'huile" est déjà responsable des conséquences d'un tsunami depuis 10 ans.

Quelque soit l'élu(e) pour 2027 ,prévoir de "gros mouvements"aprés qqs semaines
de gouvernance.On lui reprochera d'être "trop" ou "pas assez".Bon courage .