Jimmy a écrit :En fait, je pense ne pas avoir compris la première question concernant mon Islam personnel et le fait de forcer les femmes à se libérer.
A mon tour de penser que j'ai pourtant été suffisamment pédagogue.
Vous avez écrit:
Jimmy a écrit :Nous nous devons de respecter leurs choix et de ne pas les condamner à être libres tels que nous l'envisageons selon nos paradigmes respectifs. La liberté de la femme ne consiste aucunement à la réduire à des choix qui ne sont pas les siens mais qui lui sont imposés sous prétexte que des esprits humains supérieurs auront décrété qu'il s'agit de son bien qu'elle se comporte, se vêtisse ainsi.
"Nous" signifie bien non Musulmans et Musulmans?
Connaissez vous le sens du mot "respectif"?
Appliqué à votre phrase, cela signifie "Nous nous devons de respecter leurs choix et de ne pas les condamner à être libres tels que nous l'envisageons selon les paradigmes des uns ET DES AUTRES".
Alors, si je vois bien , comme je l'ai dit, les paradigmes des non-Musulmans concernant la libération de la femme et le paradoxe consistant à leur interdire (au nom de leur liberté) de porter un vêtement qu'elles
veulent porter , je vous demande donc de préciser quels sont les paradigmes d'un Musulman comme vous qui pourraient ne pas respecter cette liberté.
J'espère que vous avez compris et que vous allez répondre.
D'autre part
Jimmy a écrit :Il y a une multitude de savants qui sont reconnus par tel groupe et contestés par tels autres mais en ce qui concerne ceux que j'ai cités, ce n'est pas le cas exceptée peut-être une personne.
Les Salafs (terme que j'avais cité) ne signifie pas Salafi au sens moderne du terme mais représente la génération du Prophète ainsi que les deux suivantes. Je ne me considère pas Salafi, dans le sens moderne du terme, mais j'en fréquente au quotidien et donc je pense connaitre leur pensée.
Il n'y a plus parmi nous aucun Salaf, étant donné qu'ils sont morts il y a plusieurs siècles.
Votre distinction entre salafistes au sens ancien et salafistes au sens "moderne" vous conduit à énoncer l'idée que l'adhésion à l'enseignement des Salafs est le fait de quasiment tous les Musulmans.
Vous ne pouvez cependant ignorer que les salafistes "au sens moderne" du mot sont tous de fervents adhérents de ces Salafs...comme donc, d'après ce que vous dites, l'ensemble des Musulmans du monde.
Alors où est la différence?
Là?
Jimmy a écrit :Cependant, dans l'usage moderne le terme Salafi désigne un groupe bien distinct se réclamant du Salafisme et souhaitant revenir à une pratique rigoriste de l'Islam, c'est-à-dire des temps anciens en copiant le Prophète et ses compagnons dans tous les aspects de leur vie (c'est la définition courante). Ces Musulmans affirment qu'ils sont LES VRAIS Salafis au sens où eux sont réellement dans le suivi de la voie des pieux prédécesseurs (les Salafs)
Alors quelle est la différence entre copier et suivre?
Je vous ai posé une question sur la liberté de choix des jeunes et sur leur indépendance face à leur famille.
Voici ce que vous avez répondu;
Jimmy a écrit :Pour ce qui est de la politique sociale. Je ne vois pas en quoi celle-ci consisterait. En effet, exceptée l'école (ce qui n'est pas son rôle à mon sens), aucune autre structure étatique ne pourrait avoir une influence suffisante sur les jeunes de sorte à les rendre indépendants de leurs familles bien plus tôt. Par-ailleurs, je ne considère pas qu'il s'agisse d'une mauvaise chose que les jeunes soient dépendants (ce qui est le cas pour presque tout le monde nonobstant les croyances personnelles) idéologiquement de leurs familles.
Chaque parent enseigne, dans l'idéal, à son enfant ce qu'il pense être le meilleur pour lui-même. Le parent Musulman ne diffère en rien du parent athée sur cette question. En l'occurrence, chaque parent retransmettra donc, en partie, ses visions afin que l'enfant puisse les incorporer. Il est vrai qu'Herbert Spencer disait qu une éducation rationnelle devait laisser agir l'enfant en toute liberté sans que ne plane, au-dessus de lui, une quelconque puissance coercitive lui imposant des comportements précis, un langage spécifique, des pensées particulières etc.... Mais en ce qui me concerne je considère qu'il s'agit là d'une belle ineptie.
C'est pourtant simple... Il s'agit de garantir à tout jeune atteignant l'âge légal de la majorité un revenu, un emploi lui permettant de de ne pas dépendre de sa famille et de loger ailleurs. C'est d'ailleurs ce qui caractérise l'âge adulte.
Vous avez beau dire, c'est le but de l'éducation.
Les enfants ne restent pas des enfants toute leur vie. Ils choisissent ainsi librement leurs époux ou épouses et vivent selon leurs véritables croyances ou philosophie.
Je vous sens sur cette question heu...comment dire... plutôt réticent.
En effet, je n'ai pas dit que les parents ne devaient pas avoir le droit d'éduquer leurs enfants selon leurs croyances.
Pour illustrer ce que je dis, prenons mon cas.
Je suis né dans une famille catholique (intégriste, très conservatrice) qui m'a éduqué selon des principes très rigides. Quand je suis devenu assez grand, et peu à peu, j'ai rejeté la religion et suis devenue athée, et j'ai aussi refusé l'orientation professionnelle que mon père me destinait (à savoir l'Armée).
Mes parents sont même allés jusqu'à refuser de recevoir chez eux ma première compagne, noire, et même jusqu'à me "couper les vivres".
Heureusement, à cette époque, il n'était pas difficile pour un jeune (garçon et dans une moindre mesure fille) de trouver du travail. Mais j'ai du attendre d'avoir fait mon Service Militaire pour trouver un emploi (de "pion", c''est à dire de surveillant en collège et lycée)) qui m'a permis de suivre mes études...et de faire ce que je voulais "librement".
Aujourd'hui, c'est bien plus difficile pour les jeunes de refuser ce que leur imposent leurs familles et jusqu'à un âge bien plus avancé. Même avec un "petit boulot" ils restent de grands enfants très tard qui ont encore besoin de leurs parents, y compris pour se loger.
Vous voyez où je veux en venir?
Que pensez-vous de cette opportunité qui serait offerte à tous, et donc aux jeunes filles musulmanes, d'être indépendantes à 18 ans et même avant pour pouvoir échapper aux mariages forcés ?
En effet, je suis pour que les jeunes puissent choisir librement leurs compagnons de vie, même s'ils "se" marient avant l'âge de la majorité. Dans l'état actuel de la loi, ils ont en effet besoin du consentement ECRIT des parents.
Le mariage (ou la vie à deux) doit reposer sur l'amour et c'est ce qu'il y a de plus intime dans la personne, un domaine où les parents ne doivent avoir AUCUN accès et ne pouvoir faire aucune intrusion, ni par la loi, ni par la foi, ni par le chantage aux ressources).
Vous avez dit "belle ineptie"...
Ne serait ce pas là oû réside votre paradigme paradoxal?