Anaïs a écrit :
Décidément, j'ai du mal à comprendre ce que tu dis. Tu peux traduire...
J'ai du mal à comprendre, je répondrais si j'ai bien compris ; que ce n'est pas le fait d'être très souvent confronté à des germes qui augmente l'efficacité du système immunitaire, c'est le fait d'avoir un corps sain.
Alors il te faut répondre à la question: qu'est-ce qu'un corps sain?
Un corps pur, exempt de germes, de polluants?
C'est une illusion: même des aliments naturels peuvent être toxiques dans certaines conditions (allergies, par exemple, ou consommation excessive ou exclusive)
Un corps en parfait état? Et même ça, qu'est-ce que ça veut dire? Il commence à vieillir quasiment dès qu'il s'est développé.
Un corps qui résiste aux maladies?
Lesquelles?
Un rhume, c'est clair: en effet (bien que tu sembles ignorer que c'est une maladie des plus contagieuses), pas besoin de se soigner, du moins pour soi... si on n'est plus un nourrisson ou une personne très âgée.
Pour d'autres pathologies, c'est moins évident.
Le VIH a pour effet justement de détruire le système immunitaire QUEL QU'IL SOIT. On n'a pas encore trouvé d'individus
naturellement résistants à ce virus...seul le délai entre la contamination et les premiers symptômes varie.
Pas de médecine, pas de recherche: mort assurée.
Mon point de vue est l'exact opposé du tien.
C'est justement le fait d'être confronté à des germes pathogènes très variés qui permet au système immunitaire de développer des anti-corps, qui la plupart du temps ENSUITE, c'est à dire si la personne a survécu, maintiendront l'état de santé.
Pense aux Amérindiens décimés par les maladies contractées lors des premiers contacts avec les Européens.
Celui-ci est un donc état non pas fixe, mais résultant d'une dynamique de conflits et ce n'est pas forcément un corps "sain", c'est à dire pur.
Ca, c'est une illusion qui dérive du refus d'une idée pourtant évidente. Dès qu'on commence à vivre, on commence en même temps à mourir.
Donc, avec la mondialisation et la surpopulation, tout le monde est confronté à des multitudes de germes pathologiques.
Les défenses immunitaires de la plupart des gens (qui ont survécu) devraient donc être bien armées en anticorps et ceux-ci (les gens)pourraient se passer de médecine médicamenteuse, chirurgicale.
Or on constate que la mortalité diminue là où la plupart ont accès à cette médecine là et qu'elle est très élevée là où elle absente ou inaccessible (faute de d'argent), et où les facteurs environnementaux sont encore pire.
Il est évident que la médecine est le reflet de notre mode de vie et soigne les maladies qui vont avec.
D'accord pour changer notre mode de vie.
Pas pour laisser jouer la sélection naturelle.
D'accord pour examiner sérieusement (scientifiquement) l'efficacité de toute forme de soins et même que les gens se soignent comme ils veulent EN PLUS de ce qui est nécessaire objectivement (dans le cas du cancer par exemple).
Pas d'accord pour laisser dire, sans contradiction) qu'on guérit certaines maladies très graves en refusant les soins pour suivre n'importe qui disant n'importe quoi.