Re: "Quelque chose de très grave peut se produire" dans l'économie mondiale
Posté : 04 avril 2020 17:55
CrazyMan a écrit : 04 avril 2020 16:34Je ne parle pas d'un nouveau régime mais d'une politique socialiste.da capo a écrit : 04 avril 2020 16:21 ''Je parle notamment du socialisme mit en place en 1914 [...]La mise en place du new deal..''
Aucun régime socialiste n'a été mis en place en 1914. Poincaré était président, le projet d'internationale ouvrière a échoué, puis 9 gvts successifs pendant et après la guerre de 14-18.
Le new deal non plus, n'a jamais été socialiste, il ne faudrait pas confondre socialisme et wellfare state.
Concernant le new deal, la multiplication par 20 des financements publics, parfois erratiques, destinés à panser les plaies de la crise de 29 ont relancé l'emploi, mais débouché sur une autre crise, budgétaire cette fois.
Ainsi, le paysage du new deal 1933-1939 coïncide parfaitement avec les romans de Steinbeck. Il laisse non-seulement des inégalités accrues, mais une misère généralisée épouvantable.
Ce n'est qu'avec l'arrêt du new deal et l'industrie de l' armement en 1939 que l'économie repart.
Avec notamment l'apparition de l'impôt progressif.
En ce qui concerne les inégalités, il faudrait revoir tes cours d'histoires. La diminution des inégalités coïncide avec la mise en place d’impôts progressifs très forts.
Ce qui relance l'économie, c'est avant tout le renouvellement des infrastructures à l'après-guerre (reconstruire).
https://wid.world/fr/country/etats-unis/
https://wid.world/fr/country/france-2/
Ah bon, mais ce socialisme-là n'étant pas la collectivisation des moyens de production, il vaudrait mieux choisir un autre terme.
Ce qu'on peut voir sur le 1er graphique du lien n° 1 et qui confirme mes propos, c'est l'augmentation du revenu nat. à partir de 1941, suite à l'arrêt du new deal et au démarrage de l'industrie d'armement - ben oui, les guerres - je crains de me répéter mais peu importe.
Le renouvellement des infrastructures, lui, a bien eu lieu dans la période du new deal, personne ne conteste les milliers de km d'autoroutes et de voies ferrées, mais également les innombrables ''carcasses rouillées'', ponts inutiles etc...souvent évoqués par les voyageurs européens et présents dans la littérature américaine des années 50-60.
Quant aux taux élevés d'imposition des tranches hautes - jusqu'à 90 % je crois - ils n'ont rien réduit comme inégalité, vu que la quasi-totalité des plus riches s'arrangeait pour s'y soustraire, ce qui justifiait les critiques contre cette ''fiscalité symbolique''.
Cet épisode étant très connu, nul besoin de revoir mes cours d'histoire.