Relax a écrit : 31 août 2022 21:45
CrazyMan a écrit : 31 août 2022 19:00
Au cas où tu ne le savais pas le chômeur reçoit une assurance chômage car il a cotisé.
Dans ce cas c'est pas un travailleur c'est un rentier.
De plus, cela n'a rien à avoir avec une rente car une rente provient d'un investissement.
Non, dans le cas qui nous intéresse la rente provient d'une cotisation d'assurance.
Tu mélanges un peu tout ...
La rente est un revenu qui provient du capital, c'est-à-dire de la propriété sur quelque chose. Jusqu'à preuve du contraire ce n'est pas la propriété de capitaux qui permet au chômeur de percevoir des allocations, ce sont des droits qui l'a ouvert dans le cadre des cotisations sociales et de la socialisation du régime de l'assurance chômage. A la différence du capital, le droit à l'assurance chômage est limité dans le temps et ne peut être revendu pour faire une plus-value ou un autre investissement.
Ok, mais Marx a-t-il prévu une classe pour désigner ce statut de rentier qui ne bosse pas et qui n'est donc pas un prolétaire qui vend sa force de travail ?
C'est cette question que je te pose, si c'est trop compliqué pour toi c'est pas grave, HdlPampa saura y répondre.
Mettre les chômeurs et les rentiers sur le même pied ne relève même pas de l'argument politique mais plutôt de l'inculture la plus crasse.
bin justement, c'est la grille de lecture marxiste qui distingue les prolétaires qui vendent leur force de travail et les capitalistes qui palpent du fric sans bosser !
Le marxisme est complètement dépassé et ne permet pas d'avoir un raisonnement économique qui tient la route.
C'est normal, Marx était un philosophe, pas un économiste.
En plus d'avoir des prises de position relativement problématiques sur de nombreux points, tu es d'une inculture assez stupéfiante. Mais en général, méconnaissance et positionnement dégueulasses vont de paire.
Tu n'as pas à juger mon positionnement, on retrouve là la propension des marxistes pratiquants qui ne trouvent la sérénité que lorsque tout le monde pense comme eux.
J'ai donné la définition d'une rente plus haut, tu ne veux décidément pas comprendre. Une rente est un revenu qui provient de la propriété privée de capitaux qui peuvent relevés de titres financiers, d'actions boursières, de propriétés immobilières, etc... Grosso modo la rente est le revenu tiré d'un patrimoine financier ou non, immobilier ou non. De plus, le capital peut être revendu à la différence du droit à l'allocation chômage.
Le chômage est également accessible à n'importe quel travailleur quelque soit sa classe sociale qui perd son travail. La rente ne peut provenir d'une "cotisation d'assurance", c'est un non sens puisqu'elle est le revenu tiré de la propriété privée du capital, du patrimoine.
Dire qu'une assurance est une rente c'est fondamentalement ne pas comprendre ce qu'est une rente. Et après tu expliques "toucher ta bille en économie", laisse moi rire. En raisonnant comme cela tu n'aurais pas la moyenne au bac d'économie. Les mots ont un sens et on ne change pas leurs définitions au gré de ses envies.
Marx n'avait pas prévu le fait qu'il puisse y avoir des allocations chômages, par contre il avait anticipé qu'une masse d'individus sans emplois constituait une armée de réserve permettant aux capitalistes de mettre une pression conséquente sur le rapport salarial.
Marx aurait été heureux de la naissance d'assurances sociales puisqu'il était pour la socialisation des richesses, c'est-à-dire une propriété collective sur les richesses. De ce fait, l'assurance chômage qui est une assurance socialisée ne peut que s'intégrer dans le cadre de pensée marxien comme étant enviable.
Le capitaliste ne se définit pas seulement comme étant un individu percevant du fric sans bosser. Le capitaliste détient les moyens et les produits de la production. Il détient les capitaux, à la différence du chômeur qui ne détient rien (cela dépend des chômeurs mais en soi la catégorie de chômeur n'a rien à avoir avec la notion de propriété privée). Ce que Marx définit comme étant constitutif du rapport salarial ne se limite pas à l'extorsion de la plus-value mais également au rapport salarial. Dans le capitalisme, le salarié est libre de choisir pour quel capitaliste travailler en revanche il n'est pas libre de ne pas travailler pour un capitaliste sinon il mourir de faim. Le salarié devient dépendant du capitaliste car ce dernier a pris possession des moyens de production, notamment des terres agricoles à l'époque ce qui relève paradoxalement d'un large mouvement d'expropriation.
Tu veux dresser une critique des chômeurs à l'aide de la grille de lecture marxiste mais si tu connaissais un peu les écrits de Marx tu serais que ce n'est pas possible. Je te conseille plutôt de te tourner vers des auteurs comme Hayek, Friedman ou Malthus pour trouver des critiques qui servent ton propos.
Marx était plusieurs choses à la fois, un philosophe, un économiste, un sociologue. C'était extrêmement courant à son époque. D'ailleurs Adam Smith qui est souvent décrit comme étant le père de l'économie moderne était un philosophe et un moraliste à l'origine. De nombreux économistes étaient également des philosophes : Smith, Marx, Ricardo, Malthus, Stuart Mill, etc... C'est d'ailleurs encore le cas aujourd'hui, avec notamment Amartya Sen qui est philosophe et économiste puis lauréat du prix nobel d'économie en 98. Dans un autre style on a aussi Ostrom qui est politologue d'origine mais prix nobel d'économie en 2009.
Je juge ton positionnement parce qu'il se fonde sur du faux. Tu veux utiliser Marx sans le connaître et transformer le sens des mots à ta guise. C'est comme si je disais que le ciel était violet en décidant que violet voulait dire bleu, j'aurais tort comme toi tu as tort ici.
En ce qui concerne la pertinence de Marx aujourd'hui, les écrits de Marx ont largement été remaniés et repensés. Les marxiens (qui se fondent seulement sur les écrits de Marx) sont presque inexistants aujourd'hui, à l'inverse des marxistes (qui piochent des idées pour construire un cadre d'analyse).