Oh gosh, on dérive vraiment vers quelque chose qui n'est pas le sujet de ce fil... Mais je ne peux pas m'empêcher de réagir sur ceci :
Kelenner a écrit : 06 juin 2026 22:53
Que les ukrainiens aient leurs spécificités, soit, mais historiquement et culturellement ils sont complètement liés à la Russie, que cela te plaise ou non. La question est politique et non culturelle, l’Ukraine a obtenu (sans doute beaucoup trop rapidement et dans un contexte historique trop particulier, dont ils payent aujourd’hui le prix) une indépendance longtemps attendue très récemment et se bat légitimement pour la préserver, c’est uniquement sur ce terrain que leur combat est cohérent.
Non, d'un point de vue historique, on ne peut pas dire que "historiquement et culturellement [les Ukrainiens] sont complètement liés à la Russie", parce historiquement et culturellement ce n'est pas le cas. Même si on ne peut pas prendre une seule période comme référence, Yaroslav a raison de faire son esquisse historique. Les territoires qui composent aujourd'hui l'Ukraine étaient plus longtemps sous autres influences, emprises et règnes que russe. Que ce soit les centaines d'années du Khanat de Crimée (autonome ou sous l'empire ottomane) ou la règne de la Lituanie (et la Pologne, sous la République des Deux États), qui ont duré plus longtemps que l'emprise russe qui a suivi. Que ce soit l'influence ottomane, slave ou autre encore, historiquement et culturellement l'Ukraine n'est pas tant que ça lié à la Russie ou ce qu'on fantasme d'être Russe.
Mais, peu importe aujourd'hui. Peu importe, parce que l'Ukraine est un pays souverain dont les frontières ont été reconnu internationalement depuis 1991, y compris par la Russie même. Confirmé par des traités ultérieurs que même Poutine lui-même a signé depuis. C'est la seule référence valable, légalement, internationalement.
La propagande, sur ce point, est insidieuse : faire croire que la Russie a un "droit" historique sur l'Ukraine. Ce n'est pas le cas. Ni historiquement, ni culturellement, ni par rapport à la souveraineté de l'État ukrainien tel qu'il existe depuis 1991.
Et oui, il faut lutter contre cette propagande insidieuse dont Xenia Fedorova est une voix à laquelle Bolloré donne une plateforme. Oui, il faut établir, rétablir la vérité historique, même si l'histoire politique récente et donc notamment la souveraineté ukrainienne reconnue internationalement, y compris par la Russie, reste la référence pour la situation géopolitique actuelle. En tout cas, en droit international. Tout le reste est prise de position pour l'un ou pour l'autre des belligérants...
Ce n'est pas en retirant le micro à une propagandiste russe ici qu'on avance sur ce domaine. J'aimerais presque penser qu'elle est plutôt une idiote utile pour démonter davantage le narratif russe, tellement que sa propagande devient de plus en plus indéfendable et ridicule... Ceci n'empêche en rien de faire valoir nos moyens légaux pour contrer cette propagande, contre elle ou contre la chaîne qui la véhicule. En dehors de ça, ou à défaut, il y a les autres médias, les analystes, les historiens, et d'autres dont nous pour lutter contre cette propagande.