AAAgora a écrit : 22 mars 2020 22:39
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Là vous mettez le doigt sur un dossier très sensible, Lotus.
Non, Rault n'est pas le N° 1 mondial en virologie.
D'ailleurs ils est très contesté dans son milieu.
Mais c'est un sacré type, un marginal talentueux.
Il ne fait pas parti de la hiérarchie du pouvoir sanitaire, et là j'entends celle qui est au dessus de toutes les élites sanitaires.
Vous avez mentionné les recherches des gros laboratoires qui investissent beaucoup maintenant pour avoir un retour plus tard.
Mais bon, lutte de pouvoir mis à part, de quoi s'agit-il ?
Rault n'intervient pas dans les cas plus sérieux du virus, les phases terminales (thérapie intensive) ne sont pas son domaine.
Lui il propose d'intervenir au début de l'infection, quand les personnes sont atteintes par le virus.
Mais pour savoir qui est positif, il faut passer par des tests à grande échelle.
Aujourd'hui en France nous ne savons pas combien de personnes sont contaminées, seul des tests sur l'ensemble de la population française pourrait nous le dire.
10 millions, vingt, trente......sur ceux là le traitement, pas cher, suggéré par Rault pourrait être le remède pour stopper la contamination du coronavirus.
Il l'ai dit lui même, après l'échantillon de 24 patients dont il a eu le droit de traiter.
Pour 75% les symptômes du virus ont disparus après 5 jours.
Il a stoppé l'évolution.
On voit bien que cette façon de procéder va à l'encontre des recherches des gros laboratoires, donc tant que Rault n'aura pas obtenu l'aval de Macron, tout est bloqué.
Les chinois l'ont laissé filtrer, Israel semble vouloir le tester, Trump aussi, qu'attend Macron pour donner le feu vert....peut être qu'il attend qu'on lui donne le feu vert.......
N°1 mondial, je l'ai lu sur plusieurs articles le concernant ; et Georges a posté ce lien sur un autre fil
discussions-politique-actualite-debats/ ... l#p1815249
et ici : son parcours complet
https://marcelle.media/2020/03/19/mais- ... ur-raoult/
2 passages intéressants :
Aujourd’hui, la prudence reste de mise en haut lieu, mais on se garde bien de formuler les mêmes commentaires méprisants. « Ce que je disais à ce moment-là n’a pas germé spontanément dans ma tête, sourit Didier Raoult. Cela s’appuyait sur deux choses : d’une part ma propre expérience, puisqu’ici, à Marseille, nous utilisons l’hydrxychloroquine dans le traitement des infections bactériennes depuis plus de 25 ans. D’autre part les travaux du professeur Zhong Nanshan, un de mes plus brillants confrères chinois, qui a évoqué l’efficacité de la chloroquine dans une conférence de presse le 17 février. » Sauf que, selon Raoult, « à Paris, ils ont beaucoup de mal à admettre que la France ne soit plus le phare de la science mondiale et que les chercheurs plus performants aujourd’hui, c’est en Asie du sud-est qu’on les trouve et plus en Occident. » Les déclarations de l’infectiologue chinois n’ont d’ailleurs pas été relayées en France.
Un essai clinique plus tard, les résultats obtenus à l’IHU Méditerranée Infection recoupent ceux de Zhong Nanshan, confirmant ainsi l’efficacité de la chloroquine dans le traitement du coronavirus. Mieux : associée à un vieil antibiotique, l’azythromycine, la non moins vieille chloroquine a débarrassé du coronavirus plus 90% des personnes porteuses incluses dans l’essai clinique marseillaise.
« Et cette combinaison des deux molécules, c’est nous qui l’avons inventée ! », souligne Didier Raoult, prêt à traiter tous les patients qu’on lui amènera pour finir de démontrer l’intérêt de ce cocktail médicamenteux.
Pourquoi a-t-il fallu en arriver là pour que cessent les critiques et que les autorités françaises considèrent enfin que ses déclarations avaient du sens ?
Guerre de positions
« Le problème, indique l’infectiologue, c’est qu’intellectuellement, ils ont du mal à admettre qu’une nouvelle maladie, un nouveau virus, puissent être traités efficacement par des molécules anciennes qui ne coûtent rien, et pas par une nouvelle prouesse de la recherche pharmaceutique, très chère et très compliquée à industrialiser. »
Raoult sait de quoi il parle. Depuis des années, il plaide pour une révision des modèles économiques de la santé, afin que l’ensemble des molécules existantes, créées pour la plupart au XXe siècle, soient considérées comme un patrimoine au service de l’humanité.
« Ce n’est pas le cas aujourd’hui, se désole-t-il, car on abandonne les médicaments qui ne rapportent rien, même s’ils sont efficaces. C’est comme ça que plus aucun antibiotique n’est fabriqué en Occident et que nous avons régulièrement des pénuries sur des molécules très importantes, comme récemment la doxycycline, indisponible pendant 6 mois alors que nous en avons besoin au quotidien pour soigner les gens. »
La question reste entière avec le coronavirus : si l’efficacité de la combinaison chloroquine/azythromycine se confirme, on pourra guérir tout le monde mais cela ne rapportera d’argent à personne. Un problème, vraiment ? ♦
a priori, il s'agit donc bien d'un problème politique, plus que scientifique ... d'un concours d'intérêts entre labos, mais pas seulement ... c'est aussi la question du choix entre 2 stratégies de lutte contre ce virus :
- l'immunité de groupe qui suppose l'infection d'une majorité (60-70%), avec pour risques le débordement des hôpitaux et une plus grande mortalité, et sans garantie d'une réelle immunité puisque des cas de doubles contaminations ont été relevés
- l'éradication du virus
NB. Sur le nombre de personnes contaminées au total, j'ai extrapolé un chiffre sur un autre fil sur la base des stats chinoises :
les cas graves représentent 20% des cas ; la France ne teste que les cas graves, donc si on part du principe que les chiffres communiqués sont fiables, 16 018 / 0.20 = 80 090 cas de contaminations au total