lepicard a écrit :
ta soit disant précarisation c'est de la flute pour" has been" car notement les jeunes elevés au zapping n'en nont à faire , leur vie c'est etre libre quite à faire l'oiseau sur la branche , cela implique des difficultés pour recruter , fideliser , la preuve :la formation est quasi totalement externalisée et ne tient que peu fort compte de la spécicificité d'une entreprise
les plus anciens avec un prérequis en font les frais
tu dois te pénétrer de l'idée que l'activité "travail" n'est plus une fin en soi , c'est en accord avec l'Uberisation créée et consentie ,
Cela commence par de la co loc puis de l'auto partagée ou de la trotinette , en passant RB&B , et just eat ........ il est hors de question de s'imposer des contraintes
C'est choquant, en particulier pour le quinqua famelique avec un gros bas de laine chez l'écureuil
Oui c’est choquant … et je trouve assez effarant qu'on présente comme un progrès ou qu'on accepte comme une fatalité ce qui n’est qu’une vulgaire déformation de notre société au profit de requins qui cherchent à s'engraisser au maximum sur le dos des populations, sans supporter la moindre contrainte.
là où tu as raison, c'est que tant que les consommateurs se laisseront embobiner par le fun, la facilité, et une certaine dose de fainéantise sans voir plus loin, ce système qui nous fait aller dans le mur perdurera.
ce n'est pas l'activité "travail" qui est une fin en soi, c'est le projet de vie décente que chacun est en droit d'attendre ;
je n'ai rien contre le progrès, mais il faut que ce soit un progrès pour tous, pas juste un système qui se débarrasse de ses contraintes pour avoir le beurre et l'argent du beurre
Tu parles des jeunes, mais ils sont loin de représenter le plus gros des précaires inscrits à Pole Emploi … tout au plus 10 à 12% des 2 millions de précaires … les jeunes sont justement ceux qui ont la durée de chômage la moins longue
mais quid des autres ? tous en commission de surendettement parce qu’ils ne pourront plus faire face à leurs loyers et crédits ?
Tu parles de difficultés à fidéliser en entreprise … mais la grande tendance est quand même de multiplier les cdd et missions ;
tu crois que cette stratégie qui nécessite à chaque fois formation et adaptation au secteur et aux procédures de l’entreprise va dans le bon sens ?
Ce qui me fait marrer, c’est que dans certains cas vécus, on croit faire des économies en utilisant les salariés comme des kleenex, mais on ne réalise pas le poids des coûts cachés induits par une succession de cdd qui engendrent pertes de productivité significatives. Ce qu’on gagne d’un côté, on le perd souvent de l’autre, voire plus
Et comme toutes les aberrations qui placent le profit en amont, c’est la charrue avant les bœufs ; on oublie juste que lorsqu’il n’y aura plus que des travailleurs pauvres, c'est l'économie entière qui en supportera les conséquences …
Ça leur pètera à la figure un jour ou l’autre ; on le voit bien avec Deliveroo et avec ce genre de décision de la Cour de Cassation
https://www.lemonde.fr/economie/article ... _3234.html
Uber, Deliveroo… Cet arrêt de la Cour de cassation qui inquiète les plates-formes numériques
Les autoentrepreneurs pourront s’appuyer sur cette décision de justice pour exiger des start-up leur requalification en salariés.
L’angoisse est en train de gagner les Deliveroo, Uber, Heetch et autres Stuart. Ces plates-formes numériques craignent que leur modèle économique ne soit remis en cause en France par un arrêt de la Cour de cassation, publié mercredi 28 novembre. La plus haute juridiction française a, en effet, décidé de requalifier le contrat commercial d’un ancien livreur de Take Eat Easy, société aujourd’hui liquidée, en contrat de travail.