jeandu53 a écrit : 24 février 2025 13:46Parmi beaucoup de banalités plutôt consensuelles, on peut trouver ceci :
Dès le CE1 :
Réfléchir à l’organisation et à l’utilisation des espaces de l’école : demander par exemple qui joue à quoi et où pendant une récréation. Proposer des stratégies pour une organisation et une utilisation plus égalitaire des espaces partagés
=> Reprise de la théorie féministe débile sur les cours de récréation genrées et non genrées.
Je vais essayer de te faire comprendre un truc.
Je me souviendrai longtemps du jour où ma fille m'a raconté que les garçons occupaient systématiquement l'essentiel de la cour de récré pour jouer au foot, et qu'en gros beaucoup de filles s'asseyaient sur les bancs autour pour regarder ou discuter entre elles.
Un jour, la directrice décide de "varier" les jeux dans la cour de récré et d'organiser des activités type "balle aux prisonniers", "1, 2, 3 Soleil", etc. Ma fille a trouvé ça super, elle en est revenue ravie.
C'est juste ça la "théorie sur les cours de récréation genrée", c'est très concret et tout sauf débile.
Ce qui complètement débile, ce serait de répondre "les filles n'ont qu'à vouloir jouer au foot", "si elles veulent rester assises, c'est qu'elles le veulent bien", etc, etc.
jeandu53 a écrit : 24 février 2025 13:46Dès le CM1 :
• Comprendre en quoi les stéréotypes et les représentations liées au genre ont une influence sur la manière dont les individus vivent leur vie et peuvent être à l’origine de discriminations
Lire et exploiter des articles de presse, des données chiffrées (pourcentages, proportions et représentations graphiques) et des textes de loi pour identifier des inégalités entre les femmes et les hommes dans l’histoire ou encore présentes de nos jours (professionnelles,
politiques, financières, dans la sphère familiale), ou des situations de violences ; rechercher des conceptions du genre ou des stéréotypes qui en sont à l’origine
=> Reprise du discours féministe qui nous explique que les femmes sont de pauvres victimes de graves inégalités.
Il s'agit de faire comprendre pourquoi on en est là aujourd'hui à devoir prévoir ce type de sensibilisation.
Dans quel que domaine que ce soit, si on impose des règles sans expliquer pourquoi on les impose, qu'est-ce qui les justifie et qu'est-ce qui les a motivées (des précédents), alors on ne se donne pas tous les moyens de les faire appliquer.
Le fait est que depuis le début de l'humanité, les hommes ont réussi à faire passer les femmes au second plan grâce à une force physique et une impulsivité naturelles. Ça c'est l'histoire. Et aujourd'hui, si l'égalité est atteinte en droit, elle ne l'est pas encore totalement dans les mentalités, ce qui a encore des répercussions surtout dans le monde professionnel et politique.
Il n'y a aucune raison de censurer ces sujets.
jeandu53 a écrit : 24 février 2025 13:46rendre connaissance du cadre juridique (constitution, loi) qui garantit le droit d’accès à l’IVG et connaître les lieux qui permettent d’y avoir accès.
=> Promotion de l'IVG.
Et ?
Ce n'est pas en soi une promotion mais une information sur le droit qui l'encadre.
Et oui, ça fait aujourd'hui partie d'un acquis social ancré qui représente une valeur fondamentale de notre pays (la liberté des femmes à disposer de leur corps).
Encore une fois, pourquoi vouloir censurer ça ?
jeandu53 a écrit : 24 février 2025 13:46Dès la cinquième, la théorie du genre est utilisée :
Différencier sexe, genre et orientation sexuelle et respecter leurs diversités
En s’appuyant sur des documents scientifiques et les programmes de sciences et technologie, identifier ce qui relève de la détermination du sexe biologique, du genre et de l’orientation sexuelle.
• Prévenir les discriminations liées au sexe, au genre ou à l’orientation sexuelle.
(...)
Puis en seconde, la théorie du genre, à nouveau, et encore plus clairement :
À partir de témoignages, prendre conscience que l’identité de genre peut ne pas correspondre au sexe biologique.
Au départ, la théorie du genre, ça concernait surtout les caractéristiques acquises liées au genre (non innées) qui sont à l'origine de tous les aprioris et stéréotypes relatifs au sexe (ex. les garçons ne pleurent pas, ils jouent les mécaniciens ou les soldats, les filles sont fragiles, elles jouent à la poupée...).
Cette qualification de "théorie du genre" aurait été à l'origine popularisée par le Vatican il y a des décennies pour dénoncer et freiner ce mouvement vers l'égalité des sexes et des sexualités, en y opposant les "faits naturels" (hommes naturellement au premier plan, seule l'hétérosexualité est naturelle, etc).
Aujourd'hui, on voit bien que l'interprétation de ce terme à beaucoup changé avec l'évolution des débats.
Tel que je le vois, est compris aujourd'hui comme "théorie du genre" l'idée qu'un genre peut être différent du sexe biologique. C'est ça qui ne passe pas. Et pour le coup, je ne pense pas non plus qu'il faille présenter le genre comme une sorte d'alternative au sexe biologique, déjà parce que ça ne fait que jouer le jeu des stéréotypes de genre justement.