Re: Qui était Alex Pretti, l’infirmier tué à Minneapolis par la police de l’immigration
Posté : 31 janvier 2026 18:16
gare au gorille a écrit : 31 janvier 2026 18:06De quel cirque parlez vous ?? Je n'ai fait que répondre à la stupidité de votre message précédent !!Corvo a écrit : 31 janvier 2026 18:02
Arrêtez votre cirque si le RN arrivait au pouvoir il adorerait faire en France ce que Trump fait aux États-Unis.
Une fois dans votre vie réveillez vous !!!...
Mort d'Alex Pretti à Minneapolis : l'infirmier visé par une forte désinformation par l'administration Trump et la sphère MAGA
Une semaine après la mort d’Alex Pretti, un infirmier abattu par la police aux frontières à Minneapolis, de nombreux mensonges circulent, à son sujet, sur les réseaux sociaux. Des fake news alimentées par les soutiens de Donald
Une semaine après la mort d'Alex Pretti, un infirmier américain abattu par la police aux frontières à Minneapolis, l'administration américaine et les soutiens de Donald Trump répandent de fausses informations sur la victime pour justifier sa mort. Cette désinformation a commencé dans les heures qui ont suivi son décès, samedi 24 janvier, lors d'une manifestation contre la politique anti-immigration américaine à Minneapolis dans le Minnesota, aux États-Unis. L'infirmier de 37 ans, Alex Pretti, venait à peine d'être abattu(Nouvelle fenêtre) par des agents de la police aux frontières (CBP) de dix coups de feu, quand l'administration Trump a lancé les premières fausses informations à son sujet.
La secrétaire d'État à la Sécurité intérieure Kristi Noem a affirmé qu'Alex Pretti avait attaqué des policiers, qu'il brandissait une arme. Le directeur du FBI Kash Patel a ajouté qu'il n'avait pas le droit de port d'arme. Le conseiller à la sécurité intérieure de la Maison Blanche Stephen Miller l'a qualifié "d'assassin en puissance" et a affirmé qu'il avait l'intention de "tuer des agents fédéraux".
Alex Pretti n'a pas visé les agents fédéraux avec une arme
Dans les jours qui ont suivi, toutes ces affirmations ont été démenties par les images authentifiées de la scène. Le rapport officiel(Nouvelle fenêtre) conclut qu'Alex Pretti n'a pas attaqué les agents fédéraux et ne les a pas visés avec une arme, contrairement à ce que prétendent montrer plusieurs images modifiées par IA. Il avait une main vide et tenait son téléphone portable dans l'autre. Il a tenté de s'interposer alors que les agents essayaient de maîtriser d'autres personnes, puis ceux-ci l'ont aspergé de gaz lacrymogène avant de le clouer au sol. Dans les secondes qui suivirent, très rapides, un agent a enlevé une arme qui était accrochée à la ceinture d'Alex Pretti, puis des agents ont tiré à dix reprises sur l'infirmier.
Contrairement à ce qu'a affirmé le directeur du FBI, Alex Pretti avait bien le droit de porter une arme. Le chef de la police de Minneapolis a déclaré à CBS News(Nouvelle fenêtre) que l'infirmier "avait bien un permis de port d'arme" et avait le droit de l'avoir pendant cette manifestation. Sur les images de la scène qui aboutira à sa mort, Alex Pretti ne pose jamais la main sur son arme.
Face à ces contradictions, l'administration Trump a commencé à calmer le jeu et à moins s'en prendre à Alex Pretti. Stephen Miller a fait savoir que les autorités allaient examiner "les raisons pour lesquelles l'équipe de la police aux frontières pourrait ne pas avoir suivi le protocole". Les agents impliqués dans la mort de l'infirmier ont été suspendus(Nouvelle fenêtre) provisoirement de leurs fonctions, selon plusieurs médias américains. Mais, jeudi 29 janvier, Donald Trump lui-même a recommencé en disant qu'Alex Pretti était un "agitateur et peut-être un insurgé"(Nouvelle fenêtre).
L'infirmier n'a pas été renvoyé pour des actes pédocriminels
Pendant le bref changement de ton de l'administration Trump, la sphère MAGA et les soutiens du président américain ont pris le relais de la désinformation sur les réseaux sociaux, dans le but de décrédibiliser Alex Pretti, d'atteindre à sa réputation et le rendre moins innocent qu'il n'y paraît.
Ainsi, des internautes affirment qu'Alex Pretti a été renvoyé de l'hôpital dans lequel il travaillait après des actes pédocriminels. C'est notamment le cas du compte Trump Fact News qui écrit en français sur X : "Il a été licencié il y a trois mois après de multiples plaintes pour comportement inapproprié. L'infirmier Alex Pretti était un pédophile qui pratiquait des attouchements sur de jeunes enfants" (archive ici(Nouvelle fenêtre)). Le compte partage une capture d'écran d'un article diffusé sur un site nommé Buzzreort247, selon lequel Alex Pretti a été renvoyé d'un hôpital nommé le "Lakeshore Medical Center". Or, d'une part cet hôpital n'existe pas aux États-Unis, d'autre part l'infirmier ne travaillait pas au contact d'enfants, mais dans un hôpital prenant soin de vétérans américains, comme l'ont démontré plusieurs médias, dont la BBC(Nouvelle fenêtre) et LeadStories(Nouvelle fenêtre).
D'autres internautes assurent que sa licence pour exercer le métier d'infirmier avait expiré, or c'est faux. MAis aussi que ses parents ont confié qu'il avait des comportements étranges, une fausse information venant d'un site domicilié au Vietnam, selon LeadStories(Nouvelle fenêtre). Des internautes affirment également qu'il était drag queen et sous-entendent que ce serait un problème, or il ne l'était pas, les photos qui sont partagées sur les réseaux sociaux montrent d'autres personnes qui, certes, lui ressemblent mais ne sont pas lui, comme l'ont démontré Reuters(Nouvelle fenêtre) et LeadStories (ici(Nouvelle fenêtre) et ici(Nouvelle fenêtre)) notamment. L'AFP(Nouvelle fenêtre) rapporte que cette désinformation a provoqué une nouvelle vague de haine anti-LGBT aux États-Unis. Cela avait déjà été le cas après l'assassinat de Charlie Kirk, un influenceur ultra-conservateur américain, dont le suspect a été qualifié par des internautes "d'activiste trans".
Ces nombreuses fausses informations sur Alex Pretti rappellent la désinformation qui avait ciblé Renee Good après sa mort. L'Américaine de 37 ans elle aussi, mère de famille, a été tuée par la police anti-immigration (ICE) le 7 janvier dernier alors qu'elle était au volant de sa voiture. Dans les heures qui suivirent, elle a été accusée par l'administration américaine d'avoir voulu s'en prendre aux forces de l'ordre alors que ce n'était pas ce que les images de l'événement montraient. Puis elle a été accusée par la sphère MAGA de s'être réjouie de l'assassinat de Charlie Kirk, un influenceur ultra-conservateur américain, en septembre 2025, alors que c'est faux, comme l'avait démontré l'AFP(Nouvelle fenêtre). Des fausses informations qui servent à atténuer la mort de ces deux civils, tués par des agents fédéraux, et à gagner l'opinion publique.
Alex Pretti a donné un coup de pied à une voiture d'agents fédéraux, une semaine avant sa mort
La seule vidéo d'Alex Pretti authentifiée qui circule, depuis celle de sa mort, est celle où on le voit donner un coup de pied et casser le phare d'une voiture banalisée d'agents fédéraux(Nouvelle fenêtre). Un proche de l'infirmier a confirmé au Guardian que c'était bien lui sur les images. Cette scène s'est produite une semaine avant sa mort dans une autre manifestation contre la politique anti-immigration américaine, selon Steven Schleicher, l'un des avocats de la famille, au Guardian(Nouvelle fenêtre). Le contexte précis de cet incident n'est pas connu, mais on sait que des manifestants avaient confronté des agents fédéraux, à quelques rues du lieu où Renee Good a été tuée.
Dans cette vidéo, on voit Alex Pretti être plaqué sur le sol et roué de coups par des agents fédéraux. Des proches ont expliqué à des médias américains qu'il avait eu des côtes cassées. "Rien de ce qui est arrivé une semaine avant ne pourrait justifier le fait qu'Alex Pretti ait été abattu" par la police, a commenté cet avocat.
https://www.franceinfo.fr/replay-radio/ ... 44984.html