Re: Mieux vaut ne pas parler d' "islamo-gauchisme" dans les universités?
Posté : 21 février 2021 14:08
.....................................«Islamo-gauchisme» à l’université: Vidal dit vouloir «protéger le pluralisme des idées»................................
Une semaine après avoir dénoncé «l’islamo-gauchisme» qui selon elle gangrenait les universités, puis demandé une enquête, la ministre de l’Enseignement supérieur a voulu préciser sa pensée dans une interview au Journal du Dimanche.
https://www.leparisien.fr/politique/isl ... W5FFRM.php
Une semaine après avoir dénoncé «l’islamo-gauchisme» qui selon elle gangrenait les universités, puis demandé une enquête, la ministre de l’Enseignement supérieur a voulu préciser sa pensée dans une interview au Journal du Dimanche.
Source:Le Parisien.
Elle se dit au cœur d’un « procès d’intention » mais semble déterminée à vouloir « déconstruire l’idée qu’il y aurait une pensée unique sur certains sujets et protéger le pluralisme des idées à l’université ».
Une semaine après avoir créé la polémique en dénonçant « l’islamo-gauchisme » qui, selon elle, « gangrène la société dans son ensemble et l’université n’est pas imperméable », la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, s’explique. Elle était restée en retrait depuis ses propos sur le plateau de CNews.
Dans une interview accordée au Journal du Dimanche, elle dit souhaiter « qu’on relève le débat ». Une réponse aux vives réactions dans le monde académique, au point que 600 universitaires (enseignants, chercheurs…) ont réclamé samedi sa démission, dans une tribune publiée par le journal Le Monde, en lui reprochant de « faire planer la menace d’une répression intellectuelle ».
« Nous avons besoin d’un état des lieux sur ce qui se fait en recherche en France sur ces sujets », a indiqué Frédérique Vidal, assurant vouloir une enquête « au sens sociologique du terme ».
Une étude à laquelle le CNRS avait accepté, mardi, de participer tout en « regrettant cependant une polémique emblématique d’une instrumentalisation de la science et un slogan politique qui ne correspondait à aucune réalité scientifique ».
Et la ministre de répondre au JDD : « Je veux une approche rationnelle et scientifique du sujet. Il faut quantifier les choses, sortir du ressenti et du présupposé », avance-t-elle.
« Pas le sujet prioritaire »:
Quoi qu’il en soit, sur les réseaux sociaux comme dans les sphères politiques, les réactions vont dans le même sens.
« Je n’ai pas bien compris l’utilité de faire cette sortie. Elle est très critiquée ces temps-ci. Elle ferait mieux de s’occuper des difficultés des facs avec le Covid », suggère un député.
La ministre a par ailleurs été recadrée par le chef de l’Etat, via le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal : « La priorité pour le gouvernement, c’est évidemment la situation des étudiants dans la crise sanitaire, c’est évidemment la possibilité d’apporter un soutien financier aux étudiants en difficulté, c’est évidemment de permettre aux étudiants qui le souhaitent de pouvoir revenir progressivement en présentiel à l’université », a-t-il rappelé.
Dans son entretien dominical, la ministre de l’Enseignement supérieur fait, à demi-mot, son mea culpa en justifiant sa pensée. « Je suis universitaire. J’ai toujours défendu la liberté académique et les chercheurs, assure-t-elle.
Si les universitaires qui ne me connaissent pas ont pu se sentir froissés, ce n’était pas mon intention. Chacun doit pouvoir s’exprimer, c’est aussi dans le désaccord qu’on avance. »
Enfin, Frédérique Vidal semble consciente des débats actuels. Elle reconnaît que « ce sujet suscite beaucoup de réactions, mais ce n’est pas notre priorité aujourd’hui.La priorité, c’est la situation des étudiants et la pandémie ».
Face aux appels à sa démission, elle a reçu, ce samedi, le soutien du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer. Selon lui, l’« islamo-gauchisme » est un « fait social indubitable » qu’il faut « regarder en face », a-t-il assuré sur BFMTV.
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