Re: Remaniement du gouvernement, Gabriel Attal nommé premier ministre.
Posté : 12 janvier 2024 21:51
Forum de discussion • Débats d'actualité politique et sport
https://www.forum-actualite.com/debats/
https://www.forum-actualite.com/debats/viewtopic.php?t=55940
Vous "redevenez" assez fréquemment nan ? un ptit côté Rachida du Piémont tendance vive L Berger & la retraite à 120 ansUBUROI a écrit : 12 janvier 2024 21:05Je l'ai annoncé ici! Je ne suis plus macroniste! Je redeviens "de gooooooooooooooooche" et je voterai VERTS aux Européennes.oups a écrit : 12 janvier 2024 20:50
Tiens ,tout à l’heure j’ai lu (bu) du Clos Uburoi 2023 , vraiment rien à voir avec le 2017 ,,celui d’chez Larem , un vieillissement bâclé certainement
Et puis ya ce ptit goût de titane et ces effluves de moisissures en fin de bouche , c’est assez désagréable en fait .Faut recracher les gens ,faut recracher![]()
Mais t'inquiète! En cas de péril des extrêmes... de gauche ou de droite, je ferai échec au populiste!
Quand le bateau coule ; les rats quittent le navire avant
Pour l'instant il vide en peu plus les caisses en faisant un chèques électoraliste de remboursement de 600 € sur les impôts sur le revenuFonck1 a écrit : 12 janvier 2024 22:23 on est en 2024, Macron veut faire passer certains choses probablement, qui prendront du temps, et ce d'ici à 2027.
en cela, certains secteurs seront privilégiés, d'autres moins.
n'allez rien chercher d'autre.
au contraire, il aura fait des économies.
de toute manière quoi qu'il ait fait, vous l'auriez critiqué, vous ne savez rien faire d'autre, à part votre pessimisme chronique.
Mais mon bon Oups, qu'est ce qui te permet de savoir qui je suis, ce que je fais de ma vie...après et avant de jouer du clavecin ici pour éructer et évacuer tant soit peu mon mépris de l'humanité? Je n'ai ni 'Eglise ni idole mais des valeurs; le contraire de bien des zozos qui polluent mon environnement. Ce que je ne fais pas, porter les armes par exemple, je le paie et Macron m'en rembourse une grosse partie, c'est ça mon privilège. On parle de plus de 5 Mrds€ d'acompte de crédit d'impôt versés le 16 jenvier. Merci Oupsoups a écrit : 12 janvier 2024 23:57Vous "redevenez" assez fréquemment nan ? un ptit côté Rachida du Piémont tendance vive L Berger & la retraite à 120 ansUBUROI a écrit : 12 janvier 2024 21:05
Je l'ai annoncé ici! Je ne suis plus macroniste! Je redeviens "de gooooooooooooooooche" et je voterai VERTS aux Européennes.
Mais t'inquiète! En cas de péril des extrêmes... de gauche ou de droite, je ferai échec au populiste!
Mais bon une bien grosse année pour vous, faire échec aux populistes d’ici et à ceux de Moscou , de Tel Aviv et de partout où vous vous gardez bien d’intervenir ,( si ce n’est ici)sacrés ptain de gros chantiers ,respect
.
C'est gênant pour vous un chroniqueur qui remet le clocher au centre du villageCorvo a écrit : 13 janvier 2024 06:39 Praud la joie ou Praud Lajoie ?...
Dati supplante Abdul-Malak et Praud jubile
Au soir de l’annonce du nouveau gouvernement, ce n’est pas Praud-les-soupirs mais Praud-la-joie : exit la ministre de la Culture, celle qui osa entamer une «procédure disciplinaire» contre Depardieu, monstre sacré des plateaux bolloréens en guerre contre l’hydre «woke» et féministe.
Pascal Praud s’amuse. Il ne s’est jamais tant amusé. Il se promène, en lévitation. Quel bon coup, de la part du Président, le coup de Rachida Dati ! Et quand Praud s’amuse c’est, comme Hanouna, aux dépens de la cour souffre-douleur de ses chroniqueurs, qui savent qu’ils sont là pour endurer consciencieusement. En l’occurrence ce soir d’annonce du nouveau gouvernement, aux dépens du chroniqueur Georges Fenech, représentant présumé de la bonne vieille droite traditionnelle, la droite ciottiste, cocue de la journée. Ah quel plaisir d’avoir un cocu dans la famille, comme sur une scène de boulevard ! «Allez Georges, avouez que si on vous avait proposé, à vous aussi, un poste de ministre, vous seriez [sic] accouru !» Chapeau Macron !
Co-baromètre infaillible des humeurs du groupe Bolloré, et donc du boss en personne, avec un Hanouna plus erratique et moins déchiffrable, Pascal Praud donne, par sa jubilation, de précieuses indications politiques aux bollorologues, pour peu qu’on sache les décrypter. En l’occurrence, il aurait pu ce soir-là, comme Fenech, fulminer contre la fourberie de Macron, contre ces jeux politiciens si vains au regard des périls majeurs qui menacent la patrie («grand remplacement», insécurité galopante, violeurs OQTF en liberté, racisme antiblanc, «wokisme», etc.). Non. Ce soir ce n’est pas Praud-les-soupirs. C’est Praud-la-joie.
Deux erreurs impardonnables
Que dit cette jubilation ? Que «le groupe» n’est pas mécontent de la journée, et notamment d’un épisode, même si ce n’est pas le plus spectaculaire : exit Rima Abdul-Malak, ci-devant ministre de la Culture. Même si elle n’avait pas «imprimé» dans l’opinion, comme on dit, l’ex-ministre s’était notamment signalée par deux bourdes impardonnables. D’abord, des menaces sacrilèges contre l’extension irrésistible de l’empire Bolloré. «Dans les derniers mois, les dernières années, qu’il s’agisse de Canal +, de Paris Match, d’Europe 1, de l’édition, il y a un certain nombre d’alertes sur la liberté de création, sur la liberté d’expression», avait-elle osé à la radio en février. Sacrilège ! Atteinte à la liberté de la presse ! avaient fulminé Praud, et toute sa chorale, plusieurs jours durant.
Seconde erreur fatale, l’ouverture d’une «procédure disciplinaire» contre Gérard Depardieu, sur un éventuel retrait de la Légion d’honneur, à la suite de l’émission Complément d’enquête dans laquelle on avait entendu le comédien proférer des obscénités au sujet d’une fillette en Corée du Nord. A priori, cette fois, aucune atteinte aux intérêts directs du groupe, et pourtant immédiatement, ce groupe s’était rangé sous la bannière du «monstre sacré» Depardieu. Pourquoi donc ? Pas seulement sans doute pour poursuivre une vendetta anti-Abul-Malak, ni parce que Bolloré entretient (aussi) une rancune personnelle contre Tristan Waleckx, rédacteur en chef de Complément d’enquête, depuis que ce dernier a enquêté sur ses affaires au Cameroun, et gagné tous les procès bâillons que l’industriel lui avait intentés. Vraisemblablement aussi pour des raisons de fond.
Une ministre pas «en ligne» avec la ligne
D’un front à l’autre, il est possible de tracer une ligne droite, comme s’y risquait l’autre soir l’ex-ministre de la Culture Aurélie Filippetti sur le plateau de France 5, en interprétant le soutien accordé à Depardieu par les médias Bolloré comme un épisode de la «bataille culturelle» menée par l’extrême droite. Même en considérant que le «monstre sacré» a pu apparaître, au début de sa carrière, comme l’incarnation d’une certaine «masculinité douce», carrure de fort des Halles et voix flûtée, son soutien baroque aux dictateurs et ses multiples accusations d’agressions sexuelles, en ont fait un emblème pour les chevaliers de la gauloiserie éternelle, et du droit d’importuner.
Or dans ces deux récentes interventions, sans même parler de ses réticences personnelles sur la loi immigration (qui ne l’avaient pourtant pas menée jusqu’à la démission) Abdul-Malak n’était pas «en ligne» avec la nouvelle ligne du Président (lequel, à en croire les familiers du sérail, s’était rapproché de Bolloré). Il ne lui avait pas envoyé dire.
Entre un Président qui avait promis de faire des violences sexistes et sexuelles «la grande cause de son quinquennat» avant de défendre Depardieu et le groupe Bolloré, qui mène une croisade contre l’hydre des «woke», et notamment sa tête féministe, toujours renaissante, un spectaculaire rapprochement s’est opéré, enjambant la droite traditionnelle, la droite Ciotti – et ce n’est pas le second qui a bougé vers le premier. La jubilation de Pascal Praud salue donc en chroniqueur sportif cette figure acrobatique, particulièrement réussie, il est vrai. CQFD.
https://www.liberation.fr/idees-et-deba ... GVVPM7BLU/
Si la France vous manque à ce point pourquoi ne pas y revenir ? Ah oui c'est vrai le pognon...pognon que vous emporterez au paradis...fiscal évidemment.vivarais a écrit : 13 janvier 2024 06:49Pour l'instant il vide en peu plus les caisses en faisant un chèques électoraliste de remboursement de 600 € sur les impôts sur le revenuFonck1 a écrit : 12 janvier 2024 22:23 on est en 2024, Macron veut faire passer certains choses probablement, qui prendront du temps, et ce d'ici à 2027.
en cela, certains secteurs seront privilégiés, d'autres moins.
n'allez rien chercher d'autre.
au contraire, il aura fait des économies.
de toute manière quoi qu'il ait fait, vous l'auriez critiqué, vous ne savez rien faire d'autre, à part votre pessimisme chronique.
Evidement comme une grande majorité ne paie pas d'impôts sur le revenus "eux n'auront rien"
Une raison de plus par dépit de voter RN![]()
Quand tout est du flan , on ne peut pas rire que c'est bien "ce n'est pas de la critique"
MACRON c'est l'art de faire des cadeaux qui n'en sont pas
La suppression de la taxe d'habitation certains croient que c'est un cadeau alors qu'en réalité les gens la paient quand même par l'augmentation foncière (même ceux qui ne sont pas propriétaires car la hausse de la taxe foncière se répercute sur le montant du loyer au renouvellement du bail)
C'est quoi exactement le sens de votre post ?vivarais a écrit : 13 janvier 2024 06:54C'est gênant pour vous un chroniqueur qui remet le clocher au centre du villageCorvo a écrit : 13 janvier 2024 06:39 Praud la joie ou Praud Lajoie ?...
Dati supplante Abdul-Malak et Praud jubile
Au soir de l’annonce du nouveau gouvernement, ce n’est pas Praud-les-soupirs mais Praud-la-joie : exit la ministre de la Culture, celle qui osa entamer une «procédure disciplinaire» contre Depardieu, monstre sacré des plateaux bolloréens en guerre contre l’hydre «woke» et féministe.
Pascal Praud s’amuse. Il ne s’est jamais tant amusé. Il se promène, en lévitation. Quel bon coup, de la part du Président, le coup de Rachida Dati ! Et quand Praud s’amuse c’est, comme Hanouna, aux dépens de la cour souffre-douleur de ses chroniqueurs, qui savent qu’ils sont là pour endurer consciencieusement. En l’occurrence ce soir d’annonce du nouveau gouvernement, aux dépens du chroniqueur Georges Fenech, représentant présumé de la bonne vieille droite traditionnelle, la droite ciottiste, cocue de la journée. Ah quel plaisir d’avoir un cocu dans la famille, comme sur une scène de boulevard ! «Allez Georges, avouez que si on vous avait proposé, à vous aussi, un poste de ministre, vous seriez [sic] accouru !» Chapeau Macron !
Co-baromètre infaillible des humeurs du groupe Bolloré, et donc du boss en personne, avec un Hanouna plus erratique et moins déchiffrable, Pascal Praud donne, par sa jubilation, de précieuses indications politiques aux bollorologues, pour peu qu’on sache les décrypter. En l’occurrence, il aurait pu ce soir-là, comme Fenech, fulminer contre la fourberie de Macron, contre ces jeux politiciens si vains au regard des périls majeurs qui menacent la patrie («grand remplacement», insécurité galopante, violeurs OQTF en liberté, racisme antiblanc, «wokisme», etc.). Non. Ce soir ce n’est pas Praud-les-soupirs. C’est Praud-la-joie.
Deux erreurs impardonnables
Que dit cette jubilation ? Que «le groupe» n’est pas mécontent de la journée, et notamment d’un épisode, même si ce n’est pas le plus spectaculaire : exit Rima Abdul-Malak, ci-devant ministre de la Culture. Même si elle n’avait pas «imprimé» dans l’opinion, comme on dit, l’ex-ministre s’était notamment signalée par deux bourdes impardonnables. D’abord, des menaces sacrilèges contre l’extension irrésistible de l’empire Bolloré. «Dans les derniers mois, les dernières années, qu’il s’agisse de Canal +, de Paris Match, d’Europe 1, de l’édition, il y a un certain nombre d’alertes sur la liberté de création, sur la liberté d’expression», avait-elle osé à la radio en février. Sacrilège ! Atteinte à la liberté de la presse ! avaient fulminé Praud, et toute sa chorale, plusieurs jours durant.
Seconde erreur fatale, l’ouverture d’une «procédure disciplinaire» contre Gérard Depardieu, sur un éventuel retrait de la Légion d’honneur, à la suite de l’émission Complément d’enquête dans laquelle on avait entendu le comédien proférer des obscénités au sujet d’une fillette en Corée du Nord. A priori, cette fois, aucune atteinte aux intérêts directs du groupe, et pourtant immédiatement, ce groupe s’était rangé sous la bannière du «monstre sacré» Depardieu. Pourquoi donc ? Pas seulement sans doute pour poursuivre une vendetta anti-Abul-Malak, ni parce que Bolloré entretient (aussi) une rancune personnelle contre Tristan Waleckx, rédacteur en chef de Complément d’enquête, depuis que ce dernier a enquêté sur ses affaires au Cameroun, et gagné tous les procès bâillons que l’industriel lui avait intentés. Vraisemblablement aussi pour des raisons de fond.
Une ministre pas «en ligne» avec la ligne
D’un front à l’autre, il est possible de tracer une ligne droite, comme s’y risquait l’autre soir l’ex-ministre de la Culture Aurélie Filippetti sur le plateau de France 5, en interprétant le soutien accordé à Depardieu par les médias Bolloré comme un épisode de la «bataille culturelle» menée par l’extrême droite. Même en considérant que le «monstre sacré» a pu apparaître, au début de sa carrière, comme l’incarnation d’une certaine «masculinité douce», carrure de fort des Halles et voix flûtée, son soutien baroque aux dictateurs et ses multiples accusations d’agressions sexuelles, en ont fait un emblème pour les chevaliers de la gauloiserie éternelle, et du droit d’importuner.
Or dans ces deux récentes interventions, sans même parler de ses réticences personnelles sur la loi immigration (qui ne l’avaient pourtant pas menée jusqu’à la démission) Abdul-Malak n’était pas «en ligne» avec la nouvelle ligne du Président (lequel, à en croire les familiers du sérail, s’était rapproché de Bolloré). Il ne lui avait pas envoyé dire.
Entre un Président qui avait promis de faire des violences sexistes et sexuelles «la grande cause de son quinquennat» avant de défendre Depardieu et le groupe Bolloré, qui mène une croisade contre l’hydre des «woke», et notamment sa tête féministe, toujours renaissante, un spectaculaire rapprochement s’est opéré, enjambant la droite traditionnelle, la droite Ciotti – et ce n’est pas le second qui a bougé vers le premier. La jubilation de Pascal Praud salue donc en chroniqueur sportif cette figure acrobatique, particulièrement réussie, il est vrai. CQFD.
https://www.liberation.fr/idees-et-deba ... GVVPM7BLU/
parmi ceux qui animent de débat pas un seul n'est de ce que vous dites "extrême droite"
il y en a même un ultra gauche![]()
Vive Libé et Rima pure et dure.Corvo a écrit : 13 janvier 2024 06:39 Praud la joie ou Praud Lajoie ?...
Dati supplante Abdul-Malak et Praud jubile
Au soir de l’annonce du nouveau gouvernement, ce n’est pas Praud-les-soupirs mais Praud-la-joie : exit la ministre de la Culture, celle qui osa entamer une «procédure disciplinaire» contre Depardieu, monstre sacré des plateaux bolloréens en guerre contre l’hydre «woke» et féministe.
Pascal Praud s’amuse. Il ne s’est jamais tant amusé. Il se promène, en lévitation. Quel bon coup, de la part du Président, le coup de Rachida Dati ! Et quand Praud s’amuse c’est, comme Hanouna, aux dépens de la cour souffre-douleur de ses chroniqueurs, qui savent qu’ils sont là pour endurer consciencieusement. En l’occurrence ce soir d’annonce du nouveau gouvernement, aux dépens du chroniqueur Georges Fenech, représentant présumé de la bonne vieille droite traditionnelle, la droite ciottiste, cocue de la journée. Ah quel plaisir d’avoir un cocu dans la famille, comme sur une scène de boulevard ! «Allez Georges, avouez que si on vous avait proposé, à vous aussi, un poste de ministre, vous seriez [sic] accouru !» Chapeau Macron !
Co-baromètre infaillible des humeurs du groupe Bolloré, et donc du boss en personne, avec un Hanouna plus erratique et moins déchiffrable, Pascal Praud donne, par sa jubilation, de précieuses indications politiques aux bollorologues, pour peu qu’on sache les décrypter. En l’occurrence, il aurait pu ce soir-là, comme Fenech, fulminer contre la fourberie de Macron, contre ces jeux politiciens si vains au regard des périls majeurs qui menacent la patrie («grand remplacement», insécurité galopante, violeurs OQTF en liberté, racisme antiblanc, «wokisme», etc.). Non. Ce soir ce n’est pas Praud-les-soupirs. C’est Praud-la-joie.
Deux erreurs impardonnables
Que dit cette jubilation ? Que «le groupe» n’est pas mécontent de la journée, et notamment d’un épisode, même si ce n’est pas le plus spectaculaire : exit Rima Abdul-Malak, ci-devant ministre de la Culture. Même si elle n’avait pas «imprimé» dans l’opinion, comme on dit, l’ex-ministre s’était notamment signalée par deux bourdes impardonnables. D’abord, des menaces sacrilèges contre l’extension irrésistible de l’empire Bolloré. «Dans les derniers mois, les dernières années, qu’il s’agisse de Canal +, de Paris Match, d’Europe 1, de l’édition, il y a un certain nombre d’alertes sur la liberté de création, sur la liberté d’expression», avait-elle osé à la radio en février. Sacrilège ! Atteinte à la liberté de la presse ! avaient fulminé Praud, et toute sa chorale, plusieurs jours durant.
Seconde erreur fatale, l’ouverture d’une «procédure disciplinaire» contre Gérard Depardieu, sur un éventuel retrait de la Légion d’honneur, à la suite de l’émission Complément d’enquête dans laquelle on avait entendu le comédien proférer des obscénités au sujet d’une fillette en Corée du Nord. A priori, cette fois, aucune atteinte aux intérêts directs du groupe, et pourtant immédiatement, ce groupe s’était rangé sous la bannière du «monstre sacré» Depardieu. Pourquoi donc ? Pas seulement sans doute pour poursuivre une vendetta anti-Abul-Malak, ni parce que Bolloré entretient (aussi) une rancune personnelle contre Tristan Waleckx, rédacteur en chef de Complément d’enquête, depuis que ce dernier a enquêté sur ses affaires au Cameroun, et gagné tous les procès bâillons que l’industriel lui avait intentés. Vraisemblablement aussi pour des raisons de fond.
Une ministre pas «en ligne» avec la ligne
D’un front à l’autre, il est possible de tracer une ligne droite, comme s’y risquait l’autre soir l’ex-ministre de la Culture Aurélie Filippetti sur le plateau de France 5, en interprétant le soutien accordé à Depardieu par les médias Bolloré comme un épisode de la «bataille culturelle» menée par l’extrême droite. Même en considérant que le «monstre sacré» a pu apparaître, au début de sa carrière, comme l’incarnation d’une certaine «masculinité douce», carrure de fort des Halles et voix flûtée, son soutien baroque aux dictateurs et ses multiples accusations d’agressions sexuelles, en ont fait un emblème pour les chevaliers de la gauloiserie éternelle, et du droit d’importuner.
Or dans ces deux récentes interventions, sans même parler de ses réticences personnelles sur la loi immigration (qui ne l’avaient pourtant pas menée jusqu’à la démission) Abdul-Malak n’était pas «en ligne» avec la nouvelle ligne du Président (lequel, à en croire les familiers du sérail, s’était rapproché de Bolloré). Il ne lui avait pas envoyé dire.
Entre un Président qui avait promis de faire des violences sexistes et sexuelles «la grande cause de son quinquennat» avant de défendre Depardieu et le groupe Bolloré, qui mène une croisade contre l’hydre des «woke», et notamment sa tête féministe, toujours renaissante, un spectaculaire rapprochement s’est opéré, enjambant la droite traditionnelle, la droite Ciotti – et ce n’est pas le second qui a bougé vers le premier. La jubilation de Pascal Praud salue donc en chroniqueur sportif cette figure acrobatique, particulièrement réussie, il est vrai. CQFD.
https://www.liberation.fr/idees-et-deba ... GVVPM7BLU/
Pas mieux !UBUROI a écrit : 13 janvier 2024 07:16Vive Libé et Rima pure et dure.Corvo a écrit : 13 janvier 2024 06:39 Praud la joie ou Praud Lajoie ?...
Dati supplante Abdul-Malak et Praud jubile
Au soir de l’annonce du nouveau gouvernement, ce n’est pas Praud-les-soupirs mais Praud-la-joie : exit la ministre de la Culture, celle qui osa entamer une «procédure disciplinaire» contre Depardieu, monstre sacré des plateaux bolloréens en guerre contre l’hydre «woke» et féministe.
Pascal Praud s’amuse. Il ne s’est jamais tant amusé. Il se promène, en lévitation. Quel bon coup, de la part du Président, le coup de Rachida Dati ! Et quand Praud s’amuse c’est, comme Hanouna, aux dépens de la cour souffre-douleur de ses chroniqueurs, qui savent qu’ils sont là pour endurer consciencieusement. En l’occurrence ce soir d’annonce du nouveau gouvernement, aux dépens du chroniqueur Georges Fenech, représentant présumé de la bonne vieille droite traditionnelle, la droite ciottiste, cocue de la journée. Ah quel plaisir d’avoir un cocu dans la famille, comme sur une scène de boulevard ! «Allez Georges, avouez que si on vous avait proposé, à vous aussi, un poste de ministre, vous seriez [sic] accouru !» Chapeau Macron !
Co-baromètre infaillible des humeurs du groupe Bolloré, et donc du boss en personne, avec un Hanouna plus erratique et moins déchiffrable, Pascal Praud donne, par sa jubilation, de précieuses indications politiques aux bollorologues, pour peu qu’on sache les décrypter. En l’occurrence, il aurait pu ce soir-là, comme Fenech, fulminer contre la fourberie de Macron, contre ces jeux politiciens si vains au regard des périls majeurs qui menacent la patrie («grand remplacement», insécurité galopante, violeurs OQTF en liberté, racisme antiblanc, «wokisme», etc.). Non. Ce soir ce n’est pas Praud-les-soupirs. C’est Praud-la-joie.
Deux erreurs impardonnables
Que dit cette jubilation ? Que «le groupe» n’est pas mécontent de la journée, et notamment d’un épisode, même si ce n’est pas le plus spectaculaire : exit Rima Abdul-Malak, ci-devant ministre de la Culture. Même si elle n’avait pas «imprimé» dans l’opinion, comme on dit, l’ex-ministre s’était notamment signalée par deux bourdes impardonnables. D’abord, des menaces sacrilèges contre l’extension irrésistible de l’empire Bolloré. «Dans les derniers mois, les dernières années, qu’il s’agisse de Canal +, de Paris Match, d’Europe 1, de l’édition, il y a un certain nombre d’alertes sur la liberté de création, sur la liberté d’expression», avait-elle osé à la radio en février. Sacrilège ! Atteinte à la liberté de la presse ! avaient fulminé Praud, et toute sa chorale, plusieurs jours durant.
Seconde erreur fatale, l’ouverture d’une «procédure disciplinaire» contre Gérard Depardieu, sur un éventuel retrait de la Légion d’honneur, à la suite de l’émission Complément d’enquête dans laquelle on avait entendu le comédien proférer des obscénités au sujet d’une fillette en Corée du Nord. A priori, cette fois, aucune atteinte aux intérêts directs du groupe, et pourtant immédiatement, ce groupe s’était rangé sous la bannière du «monstre sacré» Depardieu. Pourquoi donc ? Pas seulement sans doute pour poursuivre une vendetta anti-Abul-Malak, ni parce que Bolloré entretient (aussi) une rancune personnelle contre Tristan Waleckx, rédacteur en chef de Complément d’enquête, depuis que ce dernier a enquêté sur ses affaires au Cameroun, et gagné tous les procès bâillons que l’industriel lui avait intentés. Vraisemblablement aussi pour des raisons de fond.
Une ministre pas «en ligne» avec la ligne
D’un front à l’autre, il est possible de tracer une ligne droite, comme s’y risquait l’autre soir l’ex-ministre de la Culture Aurélie Filippetti sur le plateau de France 5, en interprétant le soutien accordé à Depardieu par les médias Bolloré comme un épisode de la «bataille culturelle» menée par l’extrême droite. Même en considérant que le «monstre sacré» a pu apparaître, au début de sa carrière, comme l’incarnation d’une certaine «masculinité douce», carrure de fort des Halles et voix flûtée, son soutien baroque aux dictateurs et ses multiples accusations d’agressions sexuelles, en ont fait un emblème pour les chevaliers de la gauloiserie éternelle, et du droit d’importuner.
Or dans ces deux récentes interventions, sans même parler de ses réticences personnelles sur la loi immigration (qui ne l’avaient pourtant pas menée jusqu’à la démission) Abdul-Malak n’était pas «en ligne» avec la nouvelle ligne du Président (lequel, à en croire les familiers du sérail, s’était rapproché de Bolloré). Il ne lui avait pas envoyé dire.
Entre un Président qui avait promis de faire des violences sexistes et sexuelles «la grande cause de son quinquennat» avant de défendre Depardieu et le groupe Bolloré, qui mène une croisade contre l’hydre des «woke», et notamment sa tête féministe, toujours renaissante, un spectaculaire rapprochement s’est opéré, enjambant la droite traditionnelle, la droite Ciotti – et ce n’est pas le second qui a bougé vers le premier. La jubilation de Pascal Praud salue donc en chroniqueur sportif cette figure acrobatique, particulièrement réussie, il est vrai. CQFD.
https://www.liberation.fr/idees-et-deba ... GVVPM7BLU/
A bas le goupillon bolloréen, les Praudstatiques, , les Crasses Kelly, les Boycottés, les Lolo Ferrero, et leurs meutes de roquets à béret et p'tits blancs secs!