coincetabulle a écrit : 26 mars 2020 18:22
ce que tu as du mal à comprendre, c'est qu'en l'état, cette étude ne prouve rien.
on sait que le covid 19 a différents impacts en fonction des malades. rien, absolument rien ne permet d'affirmer ou d'infirmer que c'est la chloroquine qui a permis une amélioration de l’état des patients dans la mesure ou l'évolution de la maladie n'est pas la même en fonction des malades.
il se pourrait que ça marche, comme il se pourrait que les malades sélectionnés auraient guéris tout seul de la même manière avec ou sans traitement.
c'est pour ça que j'invite tout le monde à prendre du recul au sujet de cette molécule. pour le moment,
on ne sait pas si ça marche. 24 patients, 40 patients ça vaut kedal avec une maladie qui évolue de manière aussi aléatoire.
moi aussi j'espère que ça fonctionne. ça serait top. mais on n'en sait strictement rien.
il faut essayer et c'est ce qu'on fait. c'est très bien. mais on peut aussi comprendre la réticence des autorité quand au fait de traiter en masse des malades sans avoir le recul nécessaire.
il y a un principe simple en médecine qui exclu le test à l'arrache sur cobaye humains. et je trouve que c'est bien mieux ainsi.
1) Le Pr Raoult n'a jamais parlé que d'une molécule prometteuse ; il a réalisé un premier essai clinique concluant mais contesté parce que trop réduit au goût de certains, ou pas dans les normes requises ; à noter qu'on oublie purement et simplement les centaines de publications dont il est l'auteur et qui lui ont valu sa renommée mondiale, pour lui reprocher d'agir dans l'urgence comme s'il n'était qu'un débutant à corriger
là il en dirige un autre de plus grande ampleur, sur la base du volontariat et
en respectant les précautions d'usage et contre-indications ; on en aura des résultats dans très peu de temps ; ça marche, ça marche pas, on va le savoir rapidement ...
2) La maladie n'évolue pas de la même manière pour chacun certes, mais de ce que j'ai compris, seuls les malades qui ont des lésions pulmonaires au scanner sont traités ; le traitement dès les premiers symptômes s'explique par une charge virale beaucoup plus forte en début de maladie qu'au stade de la pneumonie ; Selon le Pr Raoult, la chloroquine ayant des propriétés antivirales, elle a bien plus d'intérêt au début pour éviter l'aggravation des symptômes et des lésions pulmonaires ; le principe de ne l'utiliser que pour des cas graves ne va pas dans ce sens ...
3) Il y a urgence, prendre du recul dans la situation actuelle est criminel, parce que compte tenu de la saturation des hôpitaux, même des malades qui pourraient guérir peuvent y rester parce qu'ils ne pourront pas être admis dans les services adéquats ;
aujourd'hui, la moitié des cas n'est pas hospitalisée, plus on attend et moins les hôpitaux pourront prendre en charge les malades
Avec un dépistage massif, une quarantaine ciblée, et un traitement qui, au minimum, évite l'aggravation des symptômes, on évite le débordement
4) Les molécules testées par les autres chercheurs ne donnent pas davantage de garanties en terme d'efficacité ou d'inocuité, sans parler de leur disponibilité ... pour autant, personne ne se pose de questions sur les malades qui vont les tester, personne ne conteste rien, et les essais cliniques ont démarré ... c'est quand même curieux qu'on ne sache focaliser que sur les risques de la chloroquine
alors oui, on ne sait rien de façon certaine aujourd'hui, mais pour l'ensemble des molécules testées ; je ne vois pas d'autres raisons que des guerres d'égos et des conflits d'intérêts pour expliquer des différences de traitement ou jugements sélectifs, et encore moins de la cabale organisée par certains ...