Kelenner a écrit : 10 août 2022 16:00
Je connais par cœur cette rhétorique d’enfumage. Tu sais parfaitement bien qu’il ne serait pas question d’interdire la critique du sionisme, de discuter sur les contours de la laïcité ou sur ce qui différencie les hommes et les femmes. Mais quelqu’un qui compare les « mécréants « à des porcs comme l’a fait une pourriture d’imam il y a quelques années n’a pas sa place en France. Un étranger qui nie la Shoah n’a pas sa place en France. Un autre qui refuse l’égalité JURIDIQUE entre les hommes et les femmes, non plus. Pas plus que celui qui prétend imposer des préceptes religieux à la place des principes républicains. Ne soyons pas hypocrites, on peut parfaitement définir les valeurs fondamentales de la France et ce qui est inacceptable.
En l'occurrence, je ne suis pas aussi convaincu que vous concernant les effets pervers d'un tel "programme". Il est évident que, comme c'est déjà le cas, cela permettrait aux personnes malintentionnées de consubstantialiser légalement la critique du sionisme et l'antisémitisme, ou à d'autres de tenter de dévoyer légalement la laicité en l'élargissant à des personnes qui ne sont pas concernées jusqu'à présent. La question se pose donc réellement.
Quant aux mécréants comparés à des porcs ou à la négation de la shoah ou de l'esclavage, je suis d'accord avec vous mais si tout le contenu de ce corpus se limite à cela, autant ne rien faire du tout.
Pour ce qui a trait à l'égalité juridique entre les hommes et les femmes, qui renie cela ?
Quant à appeler à transgresser les lois pour appliquer des préceptes religieux, qui veut cela ?
On peut également stipuler que ceux qui annoncent publiquement vouloir couper la tete des gens, ou ceux qui annoncent publiquement vouloir faire exploser la tour eiffel, seront interdits en France, mais cela risque d'etre un texte très long. Au final, vous pouvez constater que l'on peut s'accorder sur les choses les + évidentes mais celles-ci sont déjà illégales, nul besoin de produire un droit supplémentaire pour interdire ce qui l'est déjà.
Quant à ce qui est légal, impossible de s'accorder sur des interprétations communes.