Re: deremboursement de l'homéopathie
Posté : 10 avril 2020 14:53
Le déremboursement de l'homéopathie est une bonne chose. Je pense qu'il ne faut pas que ces médecines puissent servir à soigner et améliorer le sort des plus pauvres.
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Je ne crois pas. Il faut réserver ces médecines à ceux qui en ont les moyens. Qu'on soigne les pauvres avec des médicaments plus conventionnels, même dans certains cas où cela est inefficace.
L'homéopathie nécessite des consultations significativement plus longues, elles doivent donc être réservées à ceux qui en ont les moyens. Qu'on soigne les pauvres vite fait, bien fait (et si ce n'est qu'à moitié bien fait et qu'il faudrait du temps pour trouver des moyens alternatifs bah, tant pis).Hdelapampa a écrit : 10 avril 2020 15:12 La question de la pauvreté est liée à la destination des cotisations.
Les pauvres cotisent aussi.
L'argent du remboursement est celui de la cotisation de tous les salariés.
Les dépassements d'honoraires sont-ils remboursés?
De sérieux biais méthodologiques
Si le rapport 2012 a été écrit par des chercheurs d’une université australienne, c’est un groupe de recherche privé, OptumInsight, qui a réalisé le rapport 2015.
Une nouvelle manière d’analyser les données lui a été appliquée, visant à étudier l’efficacité de l’homéopathie en général plutôt que celle des remèdes en particulier. « Plutôt que de se demander si tel remède homéopathique était efficace sur telle pathologie, résume l’Homeopathy Research Institute, ils se sont demandé si l’homéopathie en générale était efficace sur telle pathologie. »
OptimumInsight a également, suivant cette logique, compilé les différentes études sur telle pathologie en considérant qu’une étude positive serait « annulée » par une autre négative, même si elle utilisait un tout autre remède homéopathique.
Pour faire court, c’est comme si, pour la médecine conventionnelle, on compilait les résultats d’études cliniques sur six antibiotiques différents contre une bactérie, et que si seuls deux fonctionnaient sur six, on concluait à « l’absence de preuve fiable » que l’antibiothérapie fonctionne contre les infections.
Une barre mise étrangement haut
Autre problème relevé : dans le deuxième rapport, le NHMRC a analysé non pas 1 800 études, tel que prétendu, mais 176, en resserrant les critères d’analyse de manière arbitraire et inhabituelle.
Il a notamment été décidé que seules les études impliquant au moins 150 personnes pourraient être considérées comme « fiables ». C’est ainsi que 171 études ont été sorties de l’évaluation, n’en laissant, au final, que 5 à étudier.
Dans le détail, il apparaît que ce seuil minimal de 150 personnes a été fixé plus de sept mois après la finalisation du protocole de recherche, et que ces modifications tardives et inexpliquées n’ont pas été rapportées dans l’étude.
En outre, le NHMRC, comme d’autres institutions, effectue très régulièrement des essais cliniques avec moins de 150 participants , et n’a jamais fixé un tel niveau d’exigence pour ses autres rapports d’évaluation… Enfin, si d’autres critères de sérieux et de fiabilité avaient été choisis, comme ceux du British Medical Journal (échantillon minimal de 20 personnes randomisé contre groupe contrôle), par exemple, il serait resté 166 études à étudier, dont un grand nombre de positives, et une extrêmement convaincante sur l’efficacité de l’homéopathie en cas d’allergie, basée sur 144 personnes.
L’AHA et l’HRI ont enfin révélé que le professeur Peter Brooks, président du comité du NHMRC en charge du rapport de 2015, n’avait pas signalé son appartenance à un groupe de lobbying anti-homéopathie, baptisé Friends of Science in Medicine, alors même qu’il signait sur l’honneur, à l’époque, un document le déclarant « libre » de tout conflit d’intérêts. En outre, son comité ne comptait aucun expert en homéopathie, contrairement à ce que stipule la charte du NHMRC sur la composition des groupes d’experts.
Du doute à la plainte
Les associations pro-homéopathie ne sont pas les seules à avoir émis des doutes sur le rapport 2015. Avant sa sortie publique, le rapport a été soumis à des experts indépendants comme Cochrane Australie, qui publie des informations actualisées de haute qualité sur l’efficacité des interventions en santé. Cochrane estimait alors que « dire qu’il n’y a pas de preuve fiable (comme le fait le rapport NDLR) ne semble pas refléter de manière précise les données analysées », retour critique dont le NHMRC n’a pas tenu compte.
Depuis, trois associations australiennes ont déposé plainte auprès du Commonwealth Ombudsman, le défenseur des droits de leur pays . Au vu des éléments étayés dans le rapport de 60 pages de l’AHA, la plainte a été considérée comme recevable par le défenseur. Mais il n’a toujours pas statué à ce jour…
« Le rapport du NHMRC est un exemple choquant de désinformation », conclut pour sa part Rachel Roberts, présidente de l’Homeopathy Research Institute. « Les décideurs politiques et la communauté scientifique qui s’appuient sur ce type de rapport doivent pouvoir avoir confiance dans leur fiabilité. Il s’agit de présenter les faits de manière objective et, quoi qu’en dise le NHMRC, ce n’est pas ce qu’il a fait. Le public a le droit savoir qu’il y a des recherches de grande qualité montrant que l’homéopathie marche pour certaines pathologies, comme l’allergie, la sinusite ou la diarrhée enfantine . Ces informations ont été occultées. Si les données scientifiques de la médecine conventionnelle étaient traitées de cette manière, il y aurait eu, à juste titre, une levée de boucliers. »
Erreur ! Contrairement, aux potions homéo, les médicaments allopathiques doivent démontrer leur efficacité et donc l 'action de leur principe actif sur des cellules de l'organisme.Hdelapampa a écrit : 10 avril 2020 15:10 Pas tout à fait d'accord.
Je ne fais aucune différence (concernant le déremboursement) entre des médicaments homéopathiques dont l'efficacité par eux-mêmes (hors effet placébo) n'est pas prouvée scientifiquement et des médicaments allopathiques dont l'efficacité par eux-mêmes (hors effet placébo) n'est pas prouvée scientifiquemen.
Trop pressé de me contredire.da capo a écrit : 10 avril 2020 15:42Erreur ! Contrairement, aux potions homéo, les médicaments allopathiques doivent démontrer leur efficacité et donc l 'action de leur principe actif sur des cellules de l'organisme.Hdelapampa a écrit : 10 avril 2020 15:10 Pas tout à fait d'accord.
Je ne fais aucune différence (concernant le déremboursement) entre des médicaments homéopathiques dont l'efficacité par eux-mêmes (hors effet placébo) n'est pas prouvée scientifiquement et des médicaments allopathiques dont l'efficacité par eux-mêmes (hors effet placébo) n'est pas prouvée scientifiquemen.
Le protocole scientifique exige que cette expérience soit reproductible.
De plus, une guérison est subjective et ne constitue en aucun cas une preuve d'éfficacité.
Bref, au risque de me répéter, l'homéopathie et l'allopathie ne sont en aucun cas comparables ni équivalentes : l'une repose sur une croyance, l'autre sur la science.
Stounk a écrit : 10 avril 2020 14:53 Le déremboursement de l'homéopathie est une bonne chose. Je pense qu'il ne faut pas que ces médecines puissent servir à soigner et améliorer le sort des plus pauvres.
1) Il faut prouver qu'il s'agit bien d'une alternative.lotus95 a écrit : 10 avril 2020 15:36 @Hdelapampa
5...°
Plutôt que se placer sous l'angle de l'attaque d'une alternative thérapeutique, je pense qu'il serait grand temps que les détracteurs fassent preuve d'un peu d'objectivité et constatent les nombreuses incohérences et différences de traitement entre l'allopathie et l'homéopathie :
combien de médicaments peu efficaces, voire nocifs, ont été mis sur le marché après des études, en principe, "menées dans les règles de l'art" pour démontrer leur efficacité ... ont été retirés du marché ou déremboursés, soit suite à des scandales sanitaires, soit à un constat d'inefficacité des années plus tard ??? et là on ne parle pas de médocs à 2€ ....
(...)
Croyance qu'éprouvent donc les animaux soignés avec...da capo a écrit : 10 avril 2020 15:42Erreur ! Contrairement, aux potions homéo, les médicaments allopathiques doivent démontrer leur efficacité et donc l 'action de leur principe actif sur des cellules de l'organisme.Hdelapampa a écrit : 10 avril 2020 15:10 Pas tout à fait d'accord.
Je ne fais aucune différence (concernant le déremboursement) entre des médicaments homéopathiques dont l'efficacité par eux-mêmes (hors effet placébo) n'est pas prouvée scientifiquement et des médicaments allopathiques dont l'efficacité par eux-mêmes (hors effet placébo) n'est pas prouvée scientifiquemen.
Le protocole scientifique exige que cette expérience soit reproductible.
De plus, une guérison est subjective et ne constitue en aucun cas une preuve d'éfficacité.
Bref, au risque de me répéter, l'homéopathie et l'allopathie ne sont en aucun cas comparables ni équivalentes : l'une repose sur une croyance, l'autre sur la science.
Ha bah si tu le dis alors...da capo a écrit : 10 avril 2020 15:49Stounk a écrit : 10 avril 2020 14:53 Le déremboursement de l'homéopathie est une bonne chose. Je pense qu'il ne faut pas que ces médecines puissent servir à soigner et améliorer le sort des plus pauvres.
Riche ou pauvre, chacun doit pouvoir disposer d'une thérapie efficace et l'homéopathie n'en fait pas partie, point barre.
Hdelapampa a écrit : 10 avril 2020 15:45Trop pressé de me contredire.da capo a écrit : 10 avril 2020 15:42
Erreur ! Contrairement, aux potions homéo, les médicaments allopathiques doivent démontrer leur efficacité et donc l 'action de leur principe actif sur des cellules de l'organisme.
Le protocole scientifique exige que cette expérience soit reproductible.
De plus, une guérison est subjective et ne constitue en aucun cas une preuve d'éfficacité.
Bref, au risque de me répéter, l'homéopathie et l'allopathie ne sont en aucun cas comparables ni équivalentes : l'une repose sur une croyance, l'autre sur la science.
C'est exactement mon point de vue.
Lisez le message quoté.
Vous savez lire?