Re: les prétendants à la présidentielle 2027
Posté : 31 mai 2026 08:43

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Je ne parlais pas de l'électorat Musulman qui est probablement déjà acquis à sa cause, mais de devoir en conquérir un autre parmi ceux qui ne trouvent pas leur bonheur dans les offres politiques qui vont de Bardella à Glucksman.gare au gorille a écrit : 30 mai 2026 19:25djep a écrit : 30 mai 2026 18:43
L'Etat profond veille au grain et fait certainement le nécessaire pour que les petits partis restent sur la touche. Il a néanmoins plus de mal à écarter Mélenchon.
Si celui-ci trouvait un nouvel électorat, il pourrait revenir à la marque.
Mélenchon a trouvé son nouvel électorat, au prix d'avoir été obligé de flirter avec l'antisémitisme et de donner des gages dans ce sens. Mais si ça peut le conduire jusqu'au second tour, je pense qu'il s'est grillé au yeux de l'électorat français au sens le plus large.
Je sais que l'expression est très utilisée par les journalistes mais j'ai un peu de mal avec l'expression de "vote musulman". Pourquoi ?djep a écrit : 31 mai 2026 09:27Je ne parlais pas de l'électorat Musulman qui est probablement déjà acquis à sa cause, mais de devoir en conquérir un autre parmi ceux qui ne trouvent pas leur bonheur dans les offres politiques qui vont de Bardella à Glucksman.gare au gorille a écrit : 30 mai 2026 19:25
Mélenchon a trouvé son nouvel électorat, au prix d'avoir été obligé de flirter avec l'antisémitisme et de donner des gages dans ce sens. Mais si ça peut le conduire jusqu'au second tour, je pense qu'il s'est grillé au yeux de l'électorat français au sens le plus large.
Tandis qu'au RN l'antisémitisme...gare au gorille a écrit : 30 mai 2026 19:25djep a écrit : 30 mai 2026 18:43
L'Etat profond veille au grain et fait certainement le nécessaire pour que les petits partis restent sur la touche. Il a néanmoins plus de mal à écarter Mélenchon.
Si celui-ci trouvait un nouvel électorat, il pourrait revenir à la marque.
Mélenchon a trouvé son nouvel électorat, au prix d'avoir été obligé de flirter avec l'antisémitisme et de donner des gages dans ce sens. Mais si ça peut le conduire jusqu'au second tour, je pense qu'il s'est grillé au yeux de l'électorat français au sens le plus large.
Evoquer l'électorat Musulman de Mélenchon ne signifie pas que tous les Musulmans soutiennent ses idées. Cela signifie simplement que son discours résonne particulièrement bien auprès d'une partie des Français musulmans, notamment ceux qui estiment que son programme pourrait leur être bénéfique. Cela inclut également des non-musulmans plutôt favorables à l'immigration.Once a écrit : 31 mai 2026 11:33Je sais que l'expression est très utilisée par les journalistes mais j'ai un peu de mal avec l'expression de "vote musulman". Pourquoi ?djep a écrit : 31 mai 2026 09:27
Je ne parlais pas de l'électorat Musulman qui est probablement déjà acquis à sa cause, mais de devoir en conquérir un autre parmi ceux qui ne trouvent pas leur bonheur dans les offres politiques qui vont de Bardella à Glucksman.
1) La France ne collecte pas de données électorales par religion.
2) Tous les Français de confession musulmane ne votent pas de la même façon, donc l'expression « vote musulman » désigne généralement un ensemble d'électeurs musulmans ayant certaines tendances communes, pas un bloc homogène.
Ceci étant dit et bien posé, essayons quand même de jouer le jeu et de déterminer ce que pourrait représenter le vote de Français dits de "confession musulmane" (pouvant d'ailleurs avoir le rapport plus ou moins étroit qu'ils veulent avec leur propre religion) : les travaux de l'IFOP estimaient que les musulmans représentaient environ 5 % du corps électoral français au début des années 2010.
C'était quand même pas beaucoup.
Depuis, la population musulmane a augmenté et est plus jeune que la moyenne nationale. Les estimations démographiques récentes situent les musulmans autour de 9 à 10 % de la population française (environ 6 à 7 millions de personnes).
Comme une partie de cette population n'a pas la nationalité française ou est mineure, sa part dans le corps électoral est inférieure à sa part dans la population totale. La plupart des démographes et analystes électoraux situeraient aujourd'hui l'électorat musulman quelque part entre 6 % et 8 % des électeurs inscrits, avec une estimation centrale souvent proche de 7 %.
C'est quand même toujours pas beaucoup en rapport avec le pourcentage total des électeurs français.
Autre chose : est-ce que tous les Français dits de confession musulmane voteront forcément tous ? On n'en sait rien. Et ceux qui se déplaceront voteront-ils forcément pour Mélenchon ?
En 2022, 69 % avaient voté pour lui. Donc 31 % n'avaient pas voté pour lui.
Tout cela pour en conclure pour se demander si Mélenchon ne fait pas un mauvais calcul en espérant arriver à l'Elysée rien qu'avec ce type d'électorat pour au moins deux raisons :
- Mélenchon a tort de l'essentialiser en le réduisant à un vote religieux
- Cet électorat ne représente pas un électorat si important par rapport au pourcentage total des électeurs français.
Once a écrit : 31 mai 2026 11:33Je sais que l'expression est très utilisée par les journalistes mais j'ai un peu de mal avec l'expression de "vote musulman". Pourquoi ?djep a écrit : 31 mai 2026 09:27
Je ne parlais pas de l'électorat Musulman qui est probablement déjà acquis à sa cause, mais de devoir en conquérir un autre parmi ceux qui ne trouvent pas leur bonheur dans les offres politiques qui vont de Bardella à Glucksman.
1) La France ne collecte pas de données électorales par religion.
2) Tous les Français de confession musulmane ne votent pas de la même façon, donc l'expression « vote musulman » désigne généralement un ensemble d'électeurs musulmans ayant certaines tendances communes, pas un bloc homogène.
Ceci étant dit et bien posé, essayons quand même de jouer le jeu et de déterminer ce que pourrait représenter le vote de Français dits de "confession musulmane" (pouvant d'ailleurs avoir le rapport plus ou moins étroit qu'ils veulent avec leur propre religion) : les travaux de l'IFOP estimaient que les musulmans représentaient environ 5 % du corps électoral français au début des années 2010.
C'était quand même pas beaucoup.
Depuis, la population musulmane a augmenté et est plus jeune que la moyenne nationale. Les estimations démographiques récentes situent les musulmans autour de 9 à 10 % de la population française (environ 6 à 7 millions de personnes).
Comme une partie de cette population n'a pas la nationalité française ou est mineure, sa part dans le corps électoral est inférieure à sa part dans la population totale. La plupart des démographes et analystes électoraux situeraient aujourd'hui l'électorat musulman quelque part entre 6 % et 8 % des électeurs inscrits, avec une estimation centrale souvent proche de 7 %.
C'est quand même toujours pas beaucoup en rapport avec le pourcentage total des électeurs français.
Autre chose : est-ce que tous les Français dits de confession musulmane voteront forcément tous ? On n'en sait rien. Et ceux qui se déplaceront voteront-ils forcément pour Mélenchon ?
En 2022, 69 % avaient voté pour lui. Donc 31 % n'avaient pas voté pour lui.
Tout cela pour en conclure pour se demander si Mélenchon ne fait pas un mauvais calcul en espérant arriver à l'Elysée rien qu'avec ce type d'électorat pour au moins deux raisons :
- Mélenchon a tort de l'essentialiser en le réduisant à un vote religieux
- Cet électorat ne représente pas un électorat si important par rapport au pourcentage total des électeurs français.
Don on doit la laisser dire sans réagir c'est ça ?...papibilou a écrit : 31 mai 2026 18:21 Eh ben, on progresse. Léon Daudet est mort en 1942. Je ne sais si on va longtemps abreuver notre présent avec des références qui ont plus de 80 ans.
Je pensais, bêtement sans doute, que nous devrions, face aux exigences électorales à venir, nous préoccuper de l'avenir. Quelle erreur de ma part !
Léon Daudet (fils d'Alphonse) était antidreyfusard et antisémite, mais il était aussi royaliste et membre de l'Action française. La citation que vous mentionnez n'est pas en soi antisémite mais antirépublicaine.Corvo a écrit : 31 mai 2026 18:01 La cheffe de file frontiste dans la ville, Christelle Courtin, a publié le 13 mai, au nom du groupe Union pour Nogent, un texte s’attaquant au maire, Harold Huwart, qualifié de «petit dictateur». Le communiqué s’ouvre sur cette citation : «Léon Daudet disait : le maire républicain est un tyran de village élu par la sottise et gouvernant par la peur.» «Leur dernier texte, tout en nuances, met en valeur Léon Daudet. A part ça, pas de référence antisémite à l’extrême droite…» fustige l’édile auprès de Chez Pol. Car ce Daudet – à ne pas confondre avec Alphonse –, était un antidreyfusard acharné, figure de l’Action française, auteur antisémite et membre de la Fédération nationale antijuive d’Edouard Drumont.
D'accord avec ça. Tout cela n'apparaît pas vraiment dans son programme. En tout cas, pas de la manière dont vous le formulez ici.djep a écrit : 31 mai 2026 18:34Evoquer l'électorat Musulman de Mélenchon ne signifie pas que tous les Musulmans soutiennent ses idées. Cela signifie simplement que son discours résonne particulièrement bien auprès d'une partie des Français musulmans, notamment ceux qui estiment que son programme pourrait leur être bénéfique. Cela inclut également des non-musulmans plutôt favorables à l'immigration.Once a écrit : 31 mai 2026 11:33
Je sais que l'expression est très utilisée par les journalistes mais j'ai un peu de mal avec l'expression de "vote musulman". Pourquoi ?
1) La France ne collecte pas de données électorales par religion.
2) Tous les Français de confession musulmane ne votent pas de la même façon, donc l'expression « vote musulman » désigne généralement un ensemble d'électeurs musulmans ayant certaines tendances communes, pas un bloc homogène.
Ceci étant dit et bien posé, essayons quand même de jouer le jeu et de déterminer ce que pourrait représenter le vote de Français dits de "confession musulmane" (pouvant d'ailleurs avoir le rapport plus ou moins étroit qu'ils veulent avec leur propre religion) : les travaux de l'IFOP estimaient que les musulmans représentaient environ 5 % du corps électoral français au début des années 2010.
C'était quand même pas beaucoup.
Depuis, la population musulmane a augmenté et est plus jeune que la moyenne nationale. Les estimations démographiques récentes situent les musulmans autour de 9 à 10 % de la population française (environ 6 à 7 millions de personnes).
Comme une partie de cette population n'a pas la nationalité française ou est mineure, sa part dans le corps électoral est inférieure à sa part dans la population totale. La plupart des démographes et analystes électoraux situeraient aujourd'hui l'électorat musulman quelque part entre 6 % et 8 % des électeurs inscrits, avec une estimation centrale souvent proche de 7 %.
C'est quand même toujours pas beaucoup en rapport avec le pourcentage total des électeurs français.
Autre chose : est-ce que tous les Français dits de confession musulmane voteront forcément tous ? On n'en sait rien. Et ceux qui se déplaceront voteront-ils forcément pour Mélenchon ?
En 2022, 69 % avaient voté pour lui. Donc 31 % n'avaient pas voté pour lui.
Tout cela pour en conclure pour se demander si Mélenchon ne fait pas un mauvais calcul en espérant arriver à l'Elysée rien qu'avec ce type d'électorat pour au moins deux raisons :
- Mélenchon a tort de l'essentialiser en le réduisant à un vote religieux
- Cet électorat ne représente pas un électorat si important par rapport au pourcentage total des électeurs français.
Et donc, pour élargir sa base électorale, Mélenchon gagnerait à s'adresser davantage à d'autres catégories de citoyens, notamment ceux pour qui les enjeux migratoires, culturels ou religieux passent après des priorités bien plus urgentes auxquels la France doit actuellement faire face (prix de l'énergie, désindustrialisation du pays, dette abyssale à résorber, mesures contre le narcotrafic et la délinquance, positions sur l'Ukraine, la Russie, l'UE, l'Euro, …).
A force de réagir à toutes les c. on finit par envahir l'espace avec la bêtise.Corvo a écrit : 31 mai 2026 19:23Don on doit la laisser dire sans réagir c'est ça ?...papibilou a écrit : 31 mai 2026 18:21 Eh ben, on progresse. Léon Daudet est mort en 1942. Je ne sais si on va longtemps abreuver notre présent avec des références qui ont plus de 80 ans.
Je pensais, bêtement sans doute, que nous devrions, face aux exigences électorales à venir, nous préoccuper de l'avenir. Quelle erreur de ma part !
Pour ma part je ne vois pas le rapport entre ce Daudet et la future élection présidentielle. Mais bon, comme je l'ai expliqué de nombreuses fois, il faudra s'attendre à d'innombrables tentatives de manipulation de l'opinion publique d'ici cette élection. La plupart venant de l'affreuse gauche bien pensante mélenchonisée
L'absence de ces enjeux majeurs dans son programme me semble être une grave lacune. Pourtant, proposer des solutions réalistes, claires et concrètes aurait un double avantage pour LFI : consolider son électorat traditionnel (notamment communautaire) et élargir sa base électorale en attirant une partie des électeurs traditionnellement fidèles à d'autres partis politique, y compris le RN dont certains soutiens sont déstabilisés par ses revirements et ses ambiguïtés de plus en plus fréquents.Once a écrit : 31 mai 2026 20:10D'accord avec ça. Tout cela n'apparaît pas vraiment dans son programme. En tout cas, pas de la manière dont vous le formulez ici.djep a écrit : 31 mai 2026 18:34
Evoquer l'électorat Musulman de Mélenchon ne signifie pas que tous les Musulmans soutiennent ses idées. Cela signifie simplement que son discours résonne particulièrement bien auprès d'une partie des Français musulmans, notamment ceux qui estiment que son programme pourrait leur être bénéfique. Cela inclut également des non-musulmans plutôt favorables à l'immigration.
Et donc, pour élargir sa base électorale, Mélenchon gagnerait à s'adresser davantage à d'autres catégories de citoyens, notamment ceux pour qui les enjeux migratoires, culturels ou religieux passent après des priorités bien plus urgentes auxquels la France doit actuellement faire face (prix de l'énergie, désindustrialisation du pays, dette abyssale à résorber, mesures contre le narcotrafic et la délinquance, positions sur l'Ukraine, la Russie, l'UE, l'Euro, …).
Alors tout va bien. Je vous répondrai qu'à force de ne pas réagir on, comme sur les propos de cette élue, laisse grandes ouvertes les portes à l'extrême droite.