"Cette affirmation de Marion Maréchal sur les violences de l’extrême droite est contredite par les chiffres
La nièce de Marine Le Pen affirme que « la violence d’extrême droite est dérisoire » et qu’elle « n’existe pas dans notre pays ». C’est factuellement faux.
"L’historien Nicolas Lebourg, spécialiste de l’extrême droite et des violences politiques, révèle dans Libération toute la supercherie de Marion Maréchal. « Si on fait un bilan sinistre des décès causés par les radicaux depuis 1986, la gauche a tué 6 personnes, la droite 59 ». Les grandes « descentes », les ratonnades, les intimidations, les défilés sont exclusivement le fait de la mouvance d’extrême droite, qui exerce notamment à Lyon une emprise sur certaines zones de la ville.
La menace est telle à l’extrême droite que les services de renseignement sont particulièrement inquiets. En 2023, le chef de la sous-direction judiciaire de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avait tenu à tirer la sonnette d’alarme : « Il y a une montée en puissance d’une nébuleuse mondiale. La menace d’ultradroite est considérée comme une véritable menace terroriste, perçue comme la menace numéro un dans certaines démocraties occidentales, notamment anglo-saxonnes. Et la France n’est pas à l’abri ».
90 % causés par l’extrême droite
La sociologue Isabelle Sommier, qui enseigne à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, note que les victimes politiques de ces dernières années sont « très largement » le fait de l’extrême droite. « Si les coups portés à Quentin Deranque ont été commis par des groupes antifascistes en raison de ses opinions politiques, ce serait la première victime d’un groupe de gauche depuis Action Directe dans les années 1980 », relève-t-elle dans une interview au Nouvel Obs. Chiffres à l’appui, elle montre qu’en France, entre 1986 et 2021, sur 53 « meurtres à caractère idéologique » recensés, 90 % ont été commis par l’extrême droite.
À rebours de ce qu’affirme Marion Maréchal sur une prétendue dangerosité de la gauche, Isabelle Sommier rappelle que le camp progressiste se distingue surtout par des actions de type « vandalisme » ou « affrontements avec les forces de l’ordre ». Un répertoire bien différent de celui de l’extrême droite, adepte « des agressions racistes, homophobes ou contre des adversaires politiques ». Citons Federico Martín Aramburú (tué par balles en 2022 à Paris), Clément Méric (tué en 2013 à Paris) ou Ismaël Ali (retrouvé mort dans un étang près de Lyon en janvier 2026). Sans parler des nombreuses agressions, des tabassages. Rien qu’en 2025 à Alès, à Paris, à Royère-de-Vassivière ou à Nice."
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 60519.html
A savoir que Marine Le Pen travaille sur une proposition de loi afin de classer comme "terroriste" le mouvement de l'ultragauche. Surprenant qu'elle n'ait jamais eu cette idée à faire appliquer envers les mouvements de l'ultradroite/extrême-droite. Pour information, le RN ne réclamait que leur dissolution sans jamais les qualifier de "terroristes", alors que ce mouvements ont causé plus de morts que l'ultragauche.