C'est l'analyse du gouvernement britannique, pas la mienne. J'insiste sur "gouvernement britannique".
Mais quelques explications :
Les deux-tiers des entreprises britanniques qui exportent vers l'UE n'ont pas pris les mesures de base pour se préparer à un no-deal.
Selon les chiffres du gouvernement britanniques (là encore gouvernement britannique) seulement 70 000 des 240 000 entreprises concernées se sont enregistrés pour recevoir tous les formulaires nécessaires pour exporter en cas de no-deal.
Notamment, en cas de no-deal, les entreprises britanniques devront s'enregistrer pour recevoir un numéro d'identification spécifique (le EORI) en à peine deux mois, seulement 1 000 entreprises se sont enregistrées pour avoir ce numéro.
https://news.sky.com/story/most-uk-expo ... e-11779507
Par ailleurs l'ambassade de France a publié ce qui allait se passer en cas de no-deal pour les exportations phytosanitaires
https://twitter.com/FranceintheUK/statu ... 97/photo/1
1- Vérification de tous les documents nécessaires (ça va être dur de les contrôler si les entreprises britanniques ne les ont pas)
2- Vérification que le contenu du camion corresponde à ce qui est indiqué sur les documents. Ça sera un contrôle systématique pour tout ce qui est vivant ou provient d'animaux, un contrôle aléatoire pour les autres produits. Ces contrôles seront des contrôles de scellés, de labels, de quantité, ...
3- Inspection physique : là encore systématique pour les produits vivants, aléatoire pour les autres. C'est contrôle de température, prises d'échantillon, ...
Les exportateurs doivent à l'avance :
- obtenir un certificat phytosanitaire de la part des autorités britanniques
- pré-remplir une déclaration de douane
A la frontière :
- se rendre aux contrôles, présenter les documents et accepter toutes les inspections.
- finaliser les formalités douanières et phytosanitaire.
Tout ça, à l'heure actuelle ça ne se fait pas.
Et tu te demandes pourquoi ça irait moins vite ?