Le parti de Villepin peine à se structurer
Posté : 14 septembre 2010 07:55
Le parti de Villepin peine à se structurer
Après le lancement du mouvement de Dominique de Villepin le 19 juin dernier, les députés villepinistes tentent de se réunir avant début octobre en un groupe politique au sein de l'Assemblée pour faire entendre leurs voix et peser dans le débat parlementaire.
L'objectif était de parvenir à former un groupe d'au moins quinze députés avant le 15 septembre. Objectif raté. Car les villepinistes peinent à rassembler au-delà de leurs terres.
Le parti de Villepin peine à se structurer
"Aujourd'hui, nous sommes officiellement treize, il faut être quinze. On devrait y arriver le 1er octobre", assure Marie-Anne Montchamp, porte-parole du parti et députée du Val-de-Marne.
"On est trop petit pour ne pas être pragmatique. Nous devons avancer et construire une base. Si nous arrivons à constituer un groupe indépendant de l'UMP, les avancées seront considérables" a-t-elle ajouté.
République solidaire lorgnait sur les élus MoDem, mais François Bayrou a douché leurs espoirs: tant que Villepin sera encarté à l'UMP, ses soldats ne viendront pas grossir les rangs de l'ancien Premier ministre.
Et cela semble également mal parti avec Nicolas Dupont-Aignan, leader de Debout la République. A la fondation de République solidaire, il était plutôt favorable à l'idée de rejoindre le parti de Dominique de Villepin. Seulement, depuis que l'ex-Premier ministre a estimé que les expulsions de Roms représentaient "une tache de honte sur notre drapeau", Nicolas Dupont-Aignan a haussé la voix. "On ne peut pas parler d'une tache sur le drapeau et reprendre sa carte à l'UMP, il y a quelque chose qui ne va pas. J'ai envie de dire: Dominique, si c'est une tâche, tu déchires ta carte, " a-t-il déclaré aux Inrocks.
"Ce n'est pas une majorité de rejet que nous recherchons"
Pour l'heure, République Solidaire est donc condamné à travailler au sein du groupe UMP, sans faire porter sa voix. Ainsi, le nouveau parti assure avoir rédigé des amendements sur des questions de "justice sociale" et qu'il parvient à marquer sa position dans le travail effectué en Commission, notamment en ce qui concerne le bouclier fiscal où le mouvement a déposé un amendement demandant sa suppression "par mesure de solidarité."
Un geste qui ne verra jamais le jour. A l'Assemblée nationale, la majorité fait pour l'instant bloc derrière le gouvernement. Une attitude qui irrite d'ailleurs Marie-Anne Montchamp. La porte-parole de République Solidaire dénonce "l'attitude peu déontologique des parlementaires qui annoncent un vote conforme avant que le projet ne soit même discuté."
En attendant le parti de Dominique de Villepin cherche à se structurer comme il peut: le 25 septembre, il tiendra son université d'été. Ce ne sera pas dans une station balnéaire, mais à Paris..
lui et toute sa bande de fachos.