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Un nouveau centre de développement de vaccins
Le site Pfizer de LLN produit des vaccins pour animaux de compagnie
LOUVAIN-LA-NEUVE Pfizer est connu pour ses médicaments destinés aux humains, mais la société est aussi numéro 1 mondial en terme de ventes dans le domaine de la santé vétérinaire. Le site de Louvain-la-Neuve, qui emploie 220 personnes, est spécialisé dans la production et la distribution de vaccins pour chiens et chats, mais aussi pour les bovins et les porcs.
Le site accueille désormais une toute nouvelle unité, inaugurée hier, en présence du ministre wallon de l' à‰conomie, Jean-Claude Marcourt. Il s'agit d'une nouvelle ligne intégrée consacrée à la fabrication de deux vaccins. Le premier protège le porc contre la pneumonie. Le deuxième est un produit d'immuno-castration pour les porcs qui permet d'éliminer la castration physique. Déj à vendu en Australie, il fait l'objet d'une procédure d'enregistrement en Europe.
La société souhaite donc accélérer le développement, l'enregistrement et la mise sur le marché de ces nouveaux vaccins. D'une superficie de 360 m² sur trois étages, le nouveau centre de développement de vaccins vétérinaires accueille les opérations de développement des nouveaux produits et des processus de remplissage et de lyophilisation des vaccins.
"Ce bâtiment unique en Europe servira à la production des lots pilotes qui seront utilisés dans le cadre de la procédure d'enregistrement et d'autre part, pour réaliser des essais cliniques", précise le directeur du site de production Pfizer de Louvain-la-Neuve, Rudy Rosolen. "L'établissement de ce centre de développement sur le site même où ces vaccins seront fabriqués est un choix stratégique. Le site de production s'implique plus et plus rapidement dans le processus de développement de nouveaux produits. Cela contribue aussi à renforcer la collaboration entre l'usine et les divers départements de recherche et développement."
Le bâtiment devra être inspecté à la fin du mois et être approuvé par les autorités belges.
Laurence Dumonceau
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33.000 tonnes de bidoche
Colruyt investit 35 millions dans sa centrale de traitement de la viande
HAL Un végétarien en aurait la nausée : des quartiers de boeuf pendouillent par dizaines à des esses et arrivent, automatiquement, à la queue leu leu, dans l'atelier de découpe. Où des ouvriers en tabliers blancs tranchent savamment dans la masse à grand coup de couteau aiguisé... Nous sommes chez Colruyt, à Hal, dans la nouvellement rénovée centrale des viandes Vlevico, qui, pour l'occasion et très exceptionnellement, a ouvert ses portes hier.
Parmi les hôtes d'honneur : la ministre Sabine Laruelle, chargée notamment de l'Agriculture et, a-t-elle insisté, "très attachée à la qualité de la cha àne alimentaire en Belgique". Au même moment, la ministre a répété que la Belgique demandait le maintien de l'embargo sur l'importation des poulets américains désinfectés par une solution à base... d'eau chlorée.
Pas d'inquiétude à avoir concernant la viande de Colruyt, puisque ici tout est belge, 100 % du terroir ! "Et à travers cette centrale de traitement, c'est un nouveau pas vers l'amélioration accrue de la traçabalité." De fait, à Vlevico, où la température varie selon les endroits de 0 à 8°, chaque animal, qui arrive entier (moins cher et moins de déchets), est pourvu d'un numéro Sanitel unique. Puis, chaque gros quartier (4 au total) découpé reçoit un numéro propre d'identification Colruyt. "On peut suivre l'animal, depuis l'abattoir jusqu'au magasin du groupe où il sera vendu : le moindre problème et toute la viande débitéeû àç à à àê à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à à àôôôôêê à à à à à à à de cet animal peut être localisée et retirée des rayons", explique Jean-Pierre Roelands, directeur commercial.
Vlevico, centrale exclusive dans son genre pour la grande distribution, c'est encore, en 2007, un chiffre d'affaires de 177 millions d'€ et une croissance annoncée de 10,44 % pour cette année ! 650 ouvriers tournent en deux pauses, pour débiter 11.281 tonnes de boeuf et 15.702 tonnes de porc (chiffres 2007) et les transformer en carbonnades, en saucisse ou en salami à destination des magasins...
Quant au cahier des charges, il est des plus stricts, explique Luc Rogge, directeur général des magasins. "Pas d'hormones, contrôle supplémentaire par Quality control, pas d'antibiotiques, pas de farines animales ni de farine de poisson, pas de tranquillisants pour les porcs... L'avenir, c'est une qualité supérieure." Sur les prix actuels de la viande, il se défend de léser les éleveurs. Et cite des exemples : le porc revient à 1,18 € le kilo sur pied et est revendu en final 7,48 € (2,97 € à 11,68 € pour le boeuf).
Nancy Ferroni
http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_ ... ?id=811956
Un inventaire mondial des animaux des eaux douces
Des chercheurs du Muséum des Sciences naturelles de Bruxelles ont collaboré entre mars 2005 et décembre 2007 à un vaste projet d'étude de la biodiversité qui aboutit aujourd'hui à la publication d'un ouvrage présentant un inventaire mondial des espèces actuellement connues d'animaux des eaux douces, annonce le Muséum mardi dans un communiqué. Les eaux douces et la vie dans les eaux douces sont davantage menacées que la vie sur terre ou en mer. "Entre 1970 et 2000, 32 % de la diversité de la vie sur terre et dans les mers a disparu alors que la vie dans les eaux douces a perdu 55 % de sa diversité sur la même période", indique le Muséum. L'ouvrage auquel ce projet a permis d'aboutir contient un inventaire des espèces, genres et sous-familles connus d'animaux des eaux douces. Cet inventaire reprend 126.000 espèces d'animaux, ce qui représente 9,5 % de toutes les espèces actuellement connues.
http://info.rsr.ch/fr/news/L_ours_JJ3_a ... 8261623000
L'ours "JJ3" a été abattu aux Grisons
L'ours "JJ3" a été abattu lundi soir dans les Grisons. L'animal était devenu dangereux pour l'homme, il venait chercher sa nourriture dans les agglomérations et ne se montrait absolument pas craintif.
Le plantigrade est arrivé en juin dans le Val Müstair, en Engadine. Il a commencé par piller des ruches et à égorger des moutons. Puis, en automne dernier, il s'est attaqué aux poubelles de diverses localités pour se rassasier. Après son hibernation de quatre mois, il a repris cette mauvaise habitude.
Les gardes-chasse étaient sur ses talons pour l'éloigner avec des balles en caoutchouc et lui faire peur avec des pétards. Rien n'y a fait, JJ3 ne se montrait absolument pas craintif. Les autorités suisses et grisonnes ont estimé que l'ours n'était pas rééducable et présentait un danger pour l'homme. Conformément au plan ours, ils ont donc décidé de l'abattre, a indiqué mardi l'Office fédéral de l'environnement.
Pas un trophée de chasse
"Nous ne pouvions plus assumer le risque potentiel que JJ3 blesse ou même tue une personne", a déclaré le conseiller d'Etat grison Stefan Engler devant les médias. "Nous avons tout tenté afin d'éviter cette ultime solution, la décision n'a pas été facile à prendr", a-t-il ajouté.
Selon lui, "personne ne s'en réjouit ni n'en tire aucune fierté". C'est aussi la raison pour laquelle aucune photo de l'exécution de JJ3 ne sera publiée. "Nous ne voulons pas exhiber de trophées de chasse".
Recours du WWF?
Suivi à la trace grâce à un collier-émetteur, JJ3 était en sursis. "Tirer l'animal n'est pas une solution", a critiqué le WWF. Car d'autres ours vont bientôt s'aventurer en Suisse, selon l'organisation, qui estime qu'il faudrait plutôt mettre en place des containers conçus pour résister aux plantigrades.
Le WWF n'exclut pas de faire recours contre l'exécution de JJ3. "L'ours ne s'est jamais montré agressif. Le canton aurait dû poursuivre encore les opérations pour l'effaroucher", affirme l'organisation.
De son côté, Pro Natura estime que les autorités ont été impatientes avec JJ3. Selon l'organisation de défense de la nature, le jeune animal n'était pas encore devenu un ours "à risque". Selon les critères de la Confédération, un ours l'est quand il se montre agressif envers l'homme. Or, JJ3 ne l'avait pas été jusqu'ici, a écrit Pro Natura mardi.
La semaine dernière, le parc animalier du Dählhölzli à Berne a offert l'asile à JJ3, mais Coire a estimé qu'enfermer un animal sauvage n'était pas une bonne solution. Après son autopsie, JJ3 sera empaillé au Musée d'histoire naturelle du canton.