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Re: le gouvernement espagnol revient sur le droit à l'avortement

Posté : 03 janvier 2014 13:22
par Jarod1
Johan a écrit : Donc un type qui tue une femme enceinte devrait avoir à répondre d'un double meurtre ?
Dans ma conception oui (qui n'est pas celle de notre Droit qui fait démarrer la vie à la naissance), à condition que l'auteur soit informé de l'état de grossesse. Sinon, il y a homicide volontaire sur la mère et involontaire sur l'enfant à naître.

Notre droit n'est finalement pas très loin de cela puisque lorsque certaines infractions sont commises sur une femme enceinte, les peines encourues sont aggravées. Même si l'objectif du législateur est davantage de protéger la femme, considérée comme plus vulnérable quand elle est enceinte, que le fœtus.

Re: le gouvernement espagnol revient sur le droit à l'avortement

Posté : 04 janvier 2014 10:45
par avrilou
L'embryon étant biologiquement vivant, on peut en effet considérer l'IVG comme l'interruption d'une vie.
Peut-être pas officiellement mais je crois que c'est en Chine qu'on compte l'âge à partir de la conception.
Néanmoins depuis la loi Veil en France, l'IVG reste un droit fondamental, celui de disposer de son corps, de pouvoir choisir, alors à chacune (et chacun ;-) ) son libre-arbitre.
Médicaliser cet acte c'est normal parce qu'un retour à la clandestinité n’amènerait qu'à des drames... malheureusement ces conséquences là l’Église s'en fout...
Le pape François s'est officiellement prononcé contre l'avortement en demandant une «protection juridique de l'embryon» et a rappelé l'opposition frontale du Vatican aux sociétés démocratiques occidentales, sur ce dossier.
:(

L'embryon et le fœtus ne sont pas des «personnes juridiques»

"En France, l'embryon et le fœtus ne sont pas des personnes juridiques. C'est à la naissance que la personne obtient un état civil, à condition que le bébé naisse «vivant et viable». L'embryon ou le fœtus in utero n'a donc pas «d'existence juridique autonome en dehors de la personne de la femme». La loi du 6 août 2004, relative à la bioéthique, soumet ainsi le prélèvement de tissus et de cellules embryonnaires au consentement écrit de la femme. Quant à l'interruption volontaire de grossesse, seule juge de sa situation, la femme est libre de sa décision."
:super: