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Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 12:53
par Labrecche
Le code du travail ne donne aucune certitude à un employeur, pour calculer ses coûts de production qui permettent de fixer ses tarifs de ventes il doit connaître exactement ses dépenses dont les dépenses salariales, mais le code dit tout et son contraire qui finalement peut lui entraîner un double surcoût de charges salariales et de frais de gestion de différends qui peuvent compromettre son activité.
Le deuxième problème vient du fait que la concurrence ne se fait plus entre entreprises mais entre activités de différents pays, or la France offre des coûts plus élevés que ses concurrents occidentaux.Les groupes du CAC40 sont en position de force ils peuvent choisir leur lieu d'activité, et le rapport qualité/prix n'est pas en faveur de la France.
Ce n'est pas par plaisir qu'un entrepreneur demande une révision, son fonctionnement de base est simple il faut qu'il puisse mettre en accord ses coûts par rapport au prix de vente du marché s'il veut pouvoir exister en cas contraire c'est un risque supplémentaire de faillite.

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 13:04
par Lion blanc
Labrecche a écrit : Le code du travail ne donne aucune certitude à un employeur, pour calculer ses coûts de production qui permettent de fixer ses tarifs de ventes il doit connaître exactement ses dépenses dont les dépenses salariales, mais le code dit tout et son contraire qui finalement peut lui entraîner un double surcoût de charges salariales et de frais de gestion de différends qui peuvent compromettre son activité.
Le deuxième problème vient du fait que la concurrence ne se fait plus entre entreprises mais entre activités de différents pays, or la France offre des coûts plus élevés que ses concurrents occidentaux.Les groupes du CAC40 sont en position de force ils peuvent choisir leur lieu d'activité, et le rapport qualité/prix n'est pas en faveur de la France.
Ce n'est pas par plaisir qu'un entrepreneur demande une révision, son fonctionnement de base est simple il faut qu'il puisse mettre en accord ses coûts par rapport au prix de vente du marché s'il veut pouvoir exister en cas contraire c'est un risque supplémentaire de faillite.
Tu parles du code du commerce ou du code du travail, là ? :lol:

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 13:15
par scorpion3917
Quand tu vois que certains employeurs ne sont même pas fichus de payer les heures supp et que les employés sont obligés de récupérer en congés. Quand certains patrons font la pluie et le beau temps dans leur entreprise sans se soucier le moins du monde du code du travail et que si t'as le malheur de la ramener, c'est la porte.....Quand tu sais que le travail du dimanche est devenu un accord de principe sinon pas d'embauche......

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 13:19
par Lion blanc
scorpion3917 a écrit : Quand tu vois que certains employeurs ne sont même pas fichus de payer les heures supp et que les employés sont obligés de récupérer en congés. Quand certains patrons font la pluie et le beau temps dans leur entreprise sans se soucier le moins du monde du code du travail et que si t'as le malheur de la ramener, c'est la porte.....Quand tu sais que le travail du dimanche est devenu un accord de principe sinon pas d'embauche......
Mais non voyons, tous les patrons ils sont beaux, tous les patrons ils sont gentils.. :amen:

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 13:33
par prunelle
Lion blanc a écrit :
scorpion3917 a écrit : Quand tu vois que certains employeurs ne sont même pas fichus de payer les heures supp et que les employés sont obligés de récupérer en congés. Quand certains patrons font la pluie et le beau temps dans leur entreprise sans se soucier le moins du monde du code du travail et que si t'as le malheur de la ramener, c'est la porte.....Quand tu sais que le travail du dimanche est devenu un accord de principe sinon pas d'embauche......
Mais non voyons, tous les patrons ils sont beaux, tous les patrons ils sont gentils.. :amen:

c 'est la lutte finale :siffle: :siffle: :siffle: étonnant comment un chef d'entreprise se sert utilise le code du travail
il convoque son employé fautif et tel un prédicateur s'aide de ce livre de messe rouge....par contre c'est une autre cérémonie lorsque ce même livre de messe rappel a cet employeur en faute ses droits mais aussi ses devoirs .......là le livre n'est plus a la page il faut le réformer ......de tout temps les employeurs ont souhaitez la fin du code du travail .........posez vous les bonnes questions et si vous êtes convoqué si besoin ,n'hésitez pas a offrir de nouvelles lunettes a votre employeur.......

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 13:44
par Lion blanc
prunelle a écrit :
Lion blanc a écrit :
Mais non voyons, tous les patrons ils sont beaux, tous les patrons ils sont gentils.. :amen:

c 'est la lutte finale :siffle: :siffle: :siffle: étonnant comment un chef d'entreprise se sert utilise le code du travail
il convoque son employé fautif et tel un prédicateur s'aide de ce livre de messe rouge....par contre c'est une autre cérémonie lorsque ce même livre de messe rappel a cet employeur en faute ses droits mais aussi ses devoirs .......là le livre n'est plus a la page il faut le réformer ......de tout temps les employeurs ont souhaitez la fin du code du travail .........posez vous les bonnes questions et si vous êtes convoqué si besoin ,n'hésitez pas a offrir de nouvelles lunettes a votre employeur.......
Je conviens qu'il faudrait quand même rendre le code du travail un peu moins complexe, c'est vrai qu'il est beaucoup trop surchargé d'articles peu compréhensibles pour le commun des mortels, mais attention de ne pas en faire une règle du jeu à sens unique non plus..
Comme tu le précise prunelle, les patrons savent s'en servir, et peut-être mieux que les salariés eux-même.. :lol:

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 13:57
par Kelenner
Gattaz défend sa caste, c'est logique. Et dire que certains essayent de nous faire croire que la lutte des classes serait dépassée, cette bonne blague. Elle n'a jamais été autant d'actualité qu'aujourd'hui. Et les choses vont aller en s'aggravant, car depuis Jospin plus aucune loi votée ne l'a été en faveur des salariés. Toutes les décisions sont à sens unique, et malheureusement vu le profil des prochains prétendants aux fonctions suprêmes ça ne changera pas puisqu'on aura une fois de plus le choix entre la droite, la droite, et l'extrême droite.

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 14:13
par Victor
Kelenner a écrit : Gattaz défend sa caste, c'est logique. Et dire que certains essayent de nous faire croire que la lutte des classes serait dépassée, cette bonne blague. Elle n'a jamais été autant d'actualité qu'aujourd'hui. Et les choses vont aller en s'aggravant, car depuis Jospin plus aucune loi votée ne l'a été en faveur des salariés. Toutes les décisions sont à sens unique, et malheureusement vu le profil des prochains prétendants aux fonctions suprêmes ça ne changera pas puisqu'on aura une fois de plus le choix entre la droite, la droite, et l'extrême droite.
As-tu déjà discuté avec des patrons ? En connais-tu dans ton entourage ?
Je discutais avec un ami patron d'une boite de BTP (80 personnes).
Il n'a pas pas beaucoup de prud'hommes mais il m'a expliqué qu' à chaque fois qu'il s'est retrouvé aux prud'hommes, il a systématiquement perdu.
Je le connais très bien depuis de nombreuses années, je sais que c'est un type très droit ( breton pur jus , des salariés bretons avec une grande entraide inter-bretonne si tu vois ce que je veux dire) , Si un salarié a un problème personnel (maladie, maladie dans sa famille, problème avec un enfant, ...) il va aider ce salarié et ne pas le laisser tomber. Et donc s'il licencie un salarié c'est qu'il y a un vrai professionnel avec ce salarié, une faute lourde ou répétée.
Et bien au prud'hommes le salarié licencié gagne systématiquement. Il y a bien quelque chose qui ne tourne pas rond. Le jugement des prud'hommes est connu d'avance, la seule incertitude c'est le montant des compensations financières.

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 14:41
par Lion blanc
Victor a écrit :
Kelenner a écrit : Gattaz défend sa caste, c'est logique. Et dire que certains essayent de nous faire croire que la lutte des classes serait dépassée, cette bonne blague. Elle n'a jamais été autant d'actualité qu'aujourd'hui. Et les choses vont aller en s'aggravant, car depuis Jospin plus aucune loi votée ne l'a été en faveur des salariés. Toutes les décisions sont à sens unique, et malheureusement vu le profil des prochains prétendants aux fonctions suprêmes ça ne changera pas puisqu'on aura une fois de plus le choix entre la droite, la droite, et l'extrême droite.
As-tu déjà discuté avec des patrons ? En connais-tu dans ton entourage ?
Je discutais avec un ami patron d'une boite de BTP (80 personnes).
Il n'a pas pas beaucoup de prud'hommes mais il m'a expliqué qu' à chaque fois qu'il s'est retrouvé aux prud'hommes, il a systématiquement perdu.
Je le connais très bien depuis de nombreuses années, je sais que c'est un type très droit ( breton pur jus , des salariés bretons avec une grande entraide inter-bretonne si tu vois ce que je veux dire) , Si un salarié a un problème personnel (maladie, maladie dans sa famille, problème avec un enfant, ...) il va aider ce salarié et ne pas le laisser tomber. Et donc s'il licencie un salarié c'est qu'il y a un vrai professionnel avec ce salarié, une faute lourde ou répétée.
Et bien au prud'hommesle salarié licencié gagne systématiquement. Il y a bien quelque chose qui ne tourne pas rond. Le jugement des prud'hommes est connu d'avance, la seule incertitude c'est le montant des compensations financières.
J'ai été conseiller prud’homme, et je peux te certifier que les salariés ne gagnaient pas systématiquement tous leur procès, ou alors ils n’arrivaient qu'a obtenir que partiellement ce qu'ils demandaient..
Il faut savoir qu'un bureau de jugement de conseil de prud'homme est constitué par 4 conseillers, dont deux salariés et deux employeurs, ce qui rend en principe assez équitables les jugements rendus..
De toutes façons, quand un salarié est débouté par un conseil de prud'homme( et oui, ça arrive bien plus souvent que tu crois) il fait appel, et là ce sont des juges professionnels qui reviennent sur le fond, et donnent quelques fois raison au salarié, va savoir pourquoi..Non, au prud'homme on ne gagne pas forcément à tout les coups, comme dans les fêtes foraines.. :lol:

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 14:45
par Jarod1
De ma bonne quinzaine d'années d'expérience que je dirais que ça a évolué dans un sens moins favorable au salarié.

Il y a une conscience par la justice sociale des conséquences de certaines condamnation pour de petits employeurs.

A mon sens, le vrai problème de la justice prud'homale, au delà des problèmes matériels universels, c'est la piètre qualité des décisions rendues juridiquement parlant, avec des taux d'appel très élevés.

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 14:46
par Labrecche
Lion blanc a écrit :
Labrecche a écrit : Le code du travail ne donne aucune certitude à un employeur, pour calculer ses coûts de production qui permettent de fixer ses tarifs de ventes il doit connaître exactement ses dépenses dont les dépenses salariales, mais le code dit tout et son contraire qui finalement peut lui entraîner un double surcoût de charges salariales et de frais de gestion de différends qui peuvent compromettre son activité.
Le deuxième problème vient du fait que la concurrence ne se fait plus entre entreprises mais entre activités de différents pays, or la France offre des coûts plus élevés que ses concurrents occidentaux.Les groupes du CAC40 sont en position de force ils peuvent choisir leur lieu d'activité, et le rapport qualité/prix n'est pas en faveur de la France.
Ce n'est pas par plaisir qu'un entrepreneur demande une révision, son fonctionnement de base est simple il faut qu'il puisse mettre en accord ses coûts par rapport au prix de vente du marché s'il veut pouvoir exister en cas contraire c'est un risque supplémentaire de faillite.
Tu parles du code du commerce ou du code du travail, là ? :lol:
Avec la mondialisation, il y a aussi une concurrence entre différents salariés donc entres les règles qui régissent les rapports avec l'employeur, l'activité résiste mieux là où le code permet à compétences équivalentes de donner les meilleures coûts et une gestion plus simple de la masse salariale

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 14:48
par Jarod1
Labrecche a écrit :
Lion blanc a écrit :
Tu parles du code du commerce ou du code du travail, là ? :lol:
Avec la mondialisation, il y a aussi une concurrence entre différents salariés donc entres les règles qui régissent les rapports avec l'employeur, l'activité résiste mieux là où le code permet à compétences équivalentes de donner les meilleures coûts et une gestion plus simple de la masse salariale
Le code du travail ne régit pas les charges sociales ni ce que tu appelles les frais de gestion.

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 14:57
par Lion blanc
Jarod1 a écrit : De ma bonne quinzaine d'années d'expérience que je dirais que ça a évolué dans un sens moins favorable au salarié.

Il y a une conscience par la justice sociale des conséquences de certaines condamnation pour de petits employeurs.

A mon sens, le vrai problème de la justice prud'homale, au delà des problèmes matériels universels, c'est la piètre qualité des décisions rendues juridiquement parlant, avec des taux d'appel très élevés.
Effectivement, le taux d'appel trop élevé est révélateur, mais justement, sachant que 98 % des demande de jugement sont faites que par des salariés, ça veut dire en gros que ce sont eux les plus gros clients des cours d'appel, donc pas forcement que les employeurs.. Pourquoi ? Parce que précisément ils n'ont pas obtenu ce qu'ils demandaient, ce qui conforte un peu le fait que les conseils de prud'homme ne sont pas des cornes d'abondance pour les salariés qui font des procédures de saisines.. :lol:

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 15:00
par Jarod1
Lion blanc a écrit :
Jarod1 a écrit : De ma bonne quinzaine d'années d'expérience que je dirais que ça a évolué dans un sens moins favorable au salarié.

Il y a une conscience par la justice sociale des conséquences de certaines condamnation pour de petits employeurs.

A mon sens, le vrai problème de la justice prud'homale, au delà des problèmes matériels universels, c'est la piètre qualité des décisions rendues juridiquement parlant, avec des taux d'appel très élevés.
Effectivement, le taux d'appel trop élevé est révélateur, mais justement, sachant que 98 % des demande de jugement sont faites que par des salariés, ça veut dire en gros que ce sont eux les plus gros clients des cours d'appel, donc pas forcement que les employeurs.. Pourquoi ? Parce que précisément ils n'ont pas obtenu ce qu'ils demandaient, ce qui conforte un peu le fait que les conseils de prud'homme ne sont pas des cornes d'abondance pour les salariés qui font des procédures de saisines.. :lol:

J'ignore si les salariés font plus appel que les employeurs, j'aurais tendance à dire que non, puisqu'à défaut d'exécution provisoire, l'appel permet à l'employeur de ne pas payer les condamnations prononcées en première instance.

Re: Pour Pierre Gattaz, le code du travail est le fléau N° 1...

Posté : 27 août 2015 15:03
par Labrecche
Jarod1 a écrit :
Labrecche a écrit :
Avec la mondialisation, il y a aussi une concurrence entre différents salariés donc entres les règles qui régissent les rapports avec l'employeur, l'activité résiste mieux là où le code permet à compétences équivalentes de donner les meilleures coûts et une gestion plus simple de la masse salariale
Le code du travail ne régit pas les charges sociales ni ce que tu appelles les frais de gestion.
Le code du travail n'apporte pas une réponse aux heures complémentaires,supplémentaires, repos compensatoires,jours fériés, indemnités de licenciements, et bien sur avec un code du travail qui donne raison et tort aux deux parties en même temps il n'y a aucune gestion supplémentaire pour régler les conflits interminables.