Mister Polark a écrit : Allora a écrit : Oui fonk et si je résume :
on a le pire de la droite (libéralisme ) et le pire de la gauche ( pouvoir énorme de l'Etat ) en même temps
Pauvres de nous - l'humain n'est -il capable que d'engendrer que des systèmes de profit

:
pour une minorité de petits malins ( libéralisme ) ou pour une nomenklatura ( système Etatique .. )
Non, la droite est étatiste.
Encore une fois t'es comme pascalL, tu n'as juste aucune idée de quoi tu parles.
Une minorité de petits malins, mais de quoi tu parles encore ?
Bon on va replacer les choses dans leur contexte puisque tu as l'air de te prendre pour un génie de l'économie.
Il faut savoir premièrement qu'il n'existe pas une seule définition du libéralisme car il y a plusieurs courants et même plusieurs sens (le libéralisme politique avec Tocqueville, le libéralisme économique de Friedmann, ect...). Il y a le libéralisme pur, représenté par les économistes dits classiques avec Locke, Smith (la fameuse main invisible), Ricardo et j'en passe.
Le libéralisme néo-classique qui est moins hostile à l'intervention de l'état puisqu'ils parlent de "défaillance de marché", c'est-à-dire que le marché ne peut pas tourner parfaitement tout seul comme pourrait le prétendre les classiques.
Aujourd'hui, nous sommes davantage dans l'ère de l'ordolibéralisme, c'est-à-dire que l'état a pour mission de créer et de maintenir un cadre normatif. Il doit jouer le rôle de "garde fou" en essayant de réguler l'économie.
Lorsque je parlais de la dérégulation, je pensais par exemple à la Grande Dépression ou au Krach des subprimes. L'état américain n'a rien obligé du tout, il a autorisé pleins de choses, c'est justement ce que l'on appelle la déréglementation. Les banques n'ont jamais été obligé de réaliser du profit à foison en vendant des produits financiers toxiques. Quelques uns des responsables du krach ont d'ailleurs été poursuivis dans des tribunaux. En passant la FED est davantage privée que publique.
Libéralisme et capitalisme tendent à se confondre car ils partagent tout deux des valeurs communes. Notamment en terme d'individualisation, je pense à la théorie classique de l'homo economicus qui représente l'individu comme acteur économique parfaitement rationnel, on relie souvent cette théorie au droit de propriété qui est l'un des piliers du capitalisme.
L'économie n'est pas une science exacte loin de là. Il y a le courant de pensée principal représenté par les néo-libéraux, ordolibéraux et d'autres part ceux qu'on appelle les "hétérodoxes" pour englober tout le reste. C'est dire la capacité aux sciences économiques à être apte au débat aujourd'hui. Le gros problème de l'économie c'est son caractère politique qui l'empêche d'être réellement objective. Tu me diras c'est pareil pour beaucoup de sciences si ce n'est toute, même si l'économie est reine en la matière.
Aujourd'hui nous sommes clairement dans un courant libéral, certes plus modéré qu'à l'époque de ses premiers penseurs mais nous y sommes tout de même.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de ... 9conomique
Le problème principal de la théorie libérale c'est qu'elle part de la théorie pour aller en généralité vers le réel. Une science ne doit pas être prescriptive sinon on appelle ça une idéologie à l'instar des religions. L'économie actuelle c'est "faite comme ceci et notre modèle économique va marcher", mais la réflexion devrait être "Ok la réalité marche comme ça donc pour que notre modèle soit valable il faut faire ci et ça".
Tant que l'économie sera trop politisé à cause de la recherche de profit et du pouvoir de ceux qui détiennent le capital (les plus puissants dans un monde capitaliste) on ne pourra même pas débattre pour pouvoir espérer faire émerger de nouvelles idées dans le débat public. Or il semblerait que le débat public oriente une quantité d'opinion assez énorme d'après ce que je lis et entends.
Alors si l'Europe est ordolibérale, et non la croissance ne doit pas être un objectif. On ne doit pas juger un état à sa croissance, un état ce n'est pas une entreprise. Il me semble qu'un indicateur comme le bien-être de la population serait plus représentatif de l'état de forme d'un pays.