Victor a écrit :
Tu ne crois pas que le problème vient aussi des syndicats de merde gauchistes que l'on a en France ?
Si on avait de bons syndicats, véritables interlocuteurs des directions, et représentatifs de tous les salariés, le dialogue social fonctionnerait mieux.
Si vous voulez continuer à me parler et exprimer vos désaccords courtoisement (j'accepte la dérision et l'ironie que j'emploie volontiers moi-même), pas de problème.
Mais l'insulte est un signe de faiblesse neuronale.
Au lieu d'exprimer votre impuissance et votre hargne contre "les syndicats de merde gauchistes",
vous feriez mieux de vous demander pourquoi il n' y a pas de syndicats qui pourraient épouser vos intérêts de patron.
1) Oui, il y a des syndicats opposants au patronat. Les qualifier de gauchistes montre bien que vous ne savez pas ce qu'est véritablement ce que vous appelez le "gauchisme".
2) Il existe des syndicats qui signent quasiment tout, tôt ou tard sous prétexte de pragmatisme et parce que sinon ce serait pire.
La CFDT, l'UNSA et la CFTC par exemple.
3) Aucun de TOUS ces syndicats (et même réunis) ne représente les non syndiqués.
Maisil faut tenir compte des élections professionnelles. Certains votent pour et donc soutiennent une liste syndicale (quand c'est possible) sans pour autant être syndiqués.
Les syndiqués sont très minoritaires.
Pourquoi?
D'abord pour les raisons que vous avez dites: le chantage patronal dans les TPE/PME.
Ensuite parce qu'il y a une méfiance réelle (et souvent légitime) envers les directions syndicales.
Ensuite, ils sont extrêmement divisés et n'arrêtent pas de se chamailler, de diviser les mobilisations sociales ce qui en général les fait capoter. Ainsi on constate que les manifestations syndicales qui regroupent le plus de salariés sont celles où TOUS les syndicats appellent ensemble (souvent sous la pression de l'opinion).
Ensuite des décennies de lavage de cerveau ont fait monter l'individualisme pour ne pas dire l'egoïsme, à l'oppsé des valeurs du syndicalisme.
Il y a aussi l'échelle des salaires qui fait tourner la tête aux salariés les mieux payés et leur fait oublier qu'ils sont des prolétaires, c'est à dire des gens qui vivent de la vente de leur force de travail et peuvent se retrouver au chômage. Ils le découvrent...quand ils sont licenciés.
Or les syndicats comme la CGT et dans une moindre mesure les autres se réclament d'une tradition OUVRIERE. Se syndiquer signifie alors se déclasser soi-même.
4)
De votre point de vue, on ne comprend pas pourquoi, face à un tel BOULEVARD, ne se développe pas un AUTRE syndicalisme que vous appelez EN VAIN (ce qui conduit à trépigner contre la CGT) de vos voeux...
Qu'en pensez-vous?
Un complot?