Allora a écrit : J'ai vécu ( même mai 68

) mais tout au long de ma vie, la réalité j'ai bien observé
qu'entre la théorie et la réalité il y avait un fossé ..
Tout être humain cherche à améliorer son quotidien mais voilà il y a ceux qui en profitent et abusent ;
ce n'est pas propre aux patrons !
parmi les ouvriers il y a aussi ceux qui tirent la couverture à eux au détriment de collègues de travail .. les coups bas , les magouilles , les trahisons , le cirage de pompes du patron pour en avoir plus ..
et les "petits chefs "

( souvent de anciens ouvriers ) !! qui sont pires que les patrons !
Aucun rapport avec le projet communiste.
Vous décrivez une situation liée à une organisation sociale qui la favorise: la hiérarchie de l'entreprise.
Quand la propriété privée des moyens de production est supprimée, la tendance individuelle à abuser d'un pouvoir construit par l'intrigue n'a plus les moyens de s'exercer: il n'y a plus d'entreprise, que vous confondez avec les infrastructures de production (locaux, machines, bureaux etc). Le pouvoir est collectif, il y a un contrôle social, mutuel, et des possibilités de révocation immédiate pour des mandatés révélant leur perversion.
Ce qui n'est pas le cas dans le cadre actuel.
Allora a écrit :
De plus tout le monde n'a pas les capacités ( ni l'envie ) de diriger , de gérer une entreprise.
Il est normal que la personne qui prend des risques et gère une entreprise gagne plus que celui qui fait un travail précis
sans risque perso et qui une fois la journée finie - peut penser à autre chose. Le Patron fait rarement 35 h .
dans le monde tel qu'il est je ne vois pas comment une boîte peut tourner sans responsable donc un patron.
Encore une fois vous confondez l'entreprise avec les infrastructures, avec l'usine.
Comme vous confondez sans doute (?) le travail avec l'emploi.
L'entreprise et l'emploi sont liés à la propriété privée des moyens de production, qui définit le capitalisme.
Quant à savoir diriger collectivement la production pour répartir, ce n'est pas la même chose que de chercher SEUL ou presque un marché, des clients, emprunter pour investir, investir, rembourser, embaucher, définir le coût du travail pour dégager des marges tout en réalisant les marchandises et y parvenir ou pas.
A cause justement de la concurrence et du marché.
Allora a écrit :
maintenant si on cause changer TOUT ..là je suis partante :
je l'ai dit déjà . Je suis contre l'héritage et l'enrichissement.
Recevoir à sa naissance de quoi vivre à peu près , le maintenir par un minimum de travail -s'auto entretenir - sans chercher à augmenter son acquis puisque à sa mort on laissera tout - un tout qui sera redonné à qq'un d'autre ça change la vision du travail , de la vie !
ça permettrait de passer sa vie à cultiver d'autres valeurs que le matériel et de se poser la question du pourquoi on existe .
Mais vous ne changez RIEN tant que vous laissez la possibilité d'agir autrement et de s'enrichir personnellement: le capitalisme.
Ou alors c'est une dictature...que vous "refusez". Seulement le pouvoir économique est déjà en place pour s'opposer à ce projet.
Allora a écrit :
Connaissant l' être humain ..
ce pourri d'orgueil , d'égoïsme et surtout ce grand narcissique qui pense qu'en laissant à ses enfants plein de biens - c'est une façon de vivre encore -au travers des autres après - sa mort
.. je n'ai aucun espoir qu'un jour l'humanité soit comme ça.
Là je pense que vous évoquez quelque chose de très intime et personnel.
Pas de commentaire donc.
Allora a écrit :
Le Communisme a échoué parce qu'il n'a pas tenu compte de ce facteur: l'être humain n'est pas bon et c'est une illusion de croire qu'en lui imposant d'être vertueux il le deviendra !
On ne peut créer une société équitable encore moins l'imposer à des gens naturellement constitués pour être indécrottablement égoïstes, paresseux , orgueilleux et malins .
Le Communisme n'a pas échoué pour cette raison, car il ne repose pas sur cette idée.
Contrairement à un tas d'idées reçues.
Dans le film "Stalingrad", de JJ Annaud, il y a une scène très romantique ou le commissaire politique Danilov ami mais rival en amour du tireur d'élite Zaitsev, se sacrifie pour lui après l'avoir trahi (et croyant que la belle est de toute façon morte) en s'exposant au tir du sniper nazi et révéler ainsi sa présence à Zaitsev. Avant de lever la tête et de mourir il lui confie qu'il ne CROIT plus en l'avènement (par le socialisme) d'un homme nouveau, bon, généreux et tout et tout...puisqu'il l'a trahi et qu'il y aura toujours des hommes malheureux en amour, jaloux et prêt à tout, y compris à trahir.
1) Si les marxistes ont bien attendu des effets positifs sur le comportement humain de la libération de l'angoisse du travail aliéné (que l'on observe...chez les retraités qui sont loin de ne plus travailler), ils n'ont jamais cru à l'avènement d'un homme nouveau, parfait. Ca c'est une idée religieuse et répandue par la dictature stalinienne.Les bolchéviks ont attendu aussi du dévouement face aux difficultés énormes causées par la guerre menée par les russes blancs, les armées alliées (après le 11 novembre 1918!) et autres contre révolutionnaires.
A cause aussi de l'échec des révolutions allemande, italienne, hongroise.
Et ils l'ont trouvé, jusqu'à ce que les derniers dévoués, les plus politisés succombent, ce qui a grandement contribué à la victoire de Staline.
2) Staline n'a pas FORCE les hommes à devenir bons, mais à lui obéir aveuglément et même à se sacrifier pour couvrir ses erreurs. Vous admettrez que ce n'est pas la même chose.