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Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 26 août 2017 16:56
par Hdelapampa
Marya a écrit :
Hdelapampa a écrit : Le PCC n'est pas une classe. Il peut éventuellement représenter les intérêts d'une classe, mais pas de deux classes aux intérêts antagonistes.
La question reste entière.
Ses cadres se sont enrichis?
Lesquels?
En Russie, on le sait, des bureaucrates sont devenus des capitalistes.
Poutine est un ex-agent du KGB, il a abandonné toute référence au communisme, mais pas à l'URSS, curieusement.

Encore faut poutine a abandonné l'urss depuis sa chute c'est pour la démocratie renseigne toi mieux avant de poster n'importe quoi
Contre-sens complet.
Sais-tu que Poutine a gardé la musique de l'hymne de l'URSS, qu'il surfe sur le nationalisme stalinien et les nostalgiques de la "grandeur" passée de l'Empire.
Poutine pour la démocratie?
Tu es sûre?
Pour le capitalisme, oui.

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 26 août 2017 17:28
par Allora
Hdelapampa a écrit : Je développerai demain pour répondre, mais je ne peux résister au plaisir de relever que pour vous, l'exploitation capitaliste existe....en Chine.
oui bien sûr ..
il y a assez de reportages sur les conditions de vie des ouvriers chinois :confus25

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 26 août 2017 18:09
par Crapulax
Marya a écrit :
Crapulax a écrit : L'axe Moscou-Pekin est un poison mondial et un résidu de communisme dictatorial.....Et dire que beaucoup cirent les pompes de Poutine........Rien ne va plus de nos jours.........
pas d'accord c'est le contraire ce sont les Etats Unis qui sont les poisons mondial ils fichent le souk partout ou ils vont, il sont plus dictateur que les soit disant dictateur et Moscou- Pekin est une très bonne chose au contraire
Poutine est un dictateur parce qu'il a castré beaucoup de libertés dans son Pays.
Poutine utilise la répression et une police parallèle digne de l'ancien KGB dans sa finalité.
Monsieur Poutine comme tout bon dictateur revendique le besoin d'espaces vitaux comme avec l'Ukraine ou la Géorgie.
Monsieur Poutine est l'homme le plus riche de Russie,il touche des dividendes des plus grosses sociétés Russes ou encore il en est actionnaire.
Monsieur Poutine musèle systématiquement l'opposition et fait peser diverses menaces.
Monsieur Poutine a des rêves de Grandeur de la Grande Russie.......C'est un ultra-nationaliste.
En Russie le racisme est disons assez répandu,en cela et dans différents cas comme les camps d'entrainements ou de diverses "milices" avec à leur tête des "proches" du Commandeur....Qui non seulement les adoube mais leur fournit des finances.

Etc Etc......


....Les Américains sont toujours les méchants on connait....Je m'en fous parce que je pense pas mieux de ces derniers,tout du moins de leur classe dirigeante parce que je n'ai rien contre le Peuple Russe ou le Peuple Américain.

Le Communisme sauce URSS était siamois sur bien des points avec le Nazisme par exemple.....La grosse différence résidant sur la politique.

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 28 août 2017 15:12
par Hdelapampa
Chine 1947.
Mao et le PCC représentaient la petite bourgeoisie nationaliste "moderniste" (et non pas conservatrice comme dans le cas du nazisme), mais pas la classe ouvrière, ni les petits paysans. Elle n'avait pour ambition politique que de débarrasser la Chine de la domination coloniale, du règne des grands propriétaires et seigneurs féodaux chinois et de la bourgeoisie « traître à la patrie » qui faisait son beurre en collaborant avec les états colonialistes.

Donc indépendance nationale et développement économique, moderniser le pays en dirigeant "le peuple ».

Il n’y a jamais eu d’auto-organisation (l’équivalent des soviets) de la classe ouvrière en Chine.
Autant dire qu’il n’y a DONC jamais eu de révolution prolétarienne en Chine. Pas de développement autonome et souverain d’un appareil d’état par la classe ouvrière.

La petite-bougeoisie est non seulement minoritaire, mais elle n’est pas porteuse, elle n’a pas de projet de société dépassant le capitalisme.
Elle n’a pas non plus de véritable pouvoir économique. Dans un contexte où la classe ouvrière ne dirige pas la révolution, elle RESTE donc dans le cadre capitaliste et ne voit pas l’utilité d’en sortir.
Elle a donc naturellement recours à la dictature.

Cette « révolution » a toutefois profondément transformé la Chine.
Elle a été d'abord celle de la dignité retrouvée pour un peuple de paysans et coolies jusque-là opprimés et surexploités par les seigneurs de guerre et les puissances impérialistes. Elle a effectivement en grande partie modernisé la Chine, notamment en apportant un minimum d'éducation, l'école dont l'immense majorité du peuple chinois était jusque-là privée.
Et elle a en partie, sous l'égide de l'état, industrialisé la Chine.

Mais elle l'a fait d'en haut, par une dictature féroce exercée sur les paysans et les ouvriers chinois par les nouveaux cadres du parti unique qui n'avait de communiste (il fallait se trouver des alliés…et donc une identité) que l'étiquette, et de l'armée, fusion de l'ancienne armée de libération et de lambeaux de l'armée de Tchang Kai-Chek ralliés au régime.
Seule l'URSS a soutenu (dès le début) les maoïstes.

En effet, la rupture avec l'impérialisme n'a pas été non plus un choix.
Les grandes puissances, en premier lieu les USA, ont décrété à l'époque un blocus du pays, l'obligeant à un développement quasi autarcique.
L'industrialisation qu'a connu la Chine pendant les trente premières années du nouveau régime s'est faite par une politique étatiste, avec les difficultés internes dues au sous-développement initial et à l'isolement mais aussi avec les errements de la dictature qui n'a jamais tenu aucun compte des sacrifices imposés à la population et a pressuré les classe populaires, paysans et ouvriers des villes, fortement encadrés par l'appareil d'État et ses appendices, parti et syndicat uniques, sous contrôle du régime.

Les vingt ans d'ouverture économique que la Chine a ensuite connus ont eux aussi été amorcés par un retournement de la politique des puissances impérialistes, lorsque les États-Unis, au moment où ils décidaient de se désengager de la guerre du Viêt-nam, renégociaient l'ensemble de leur politique en Asie et choisissaient d'y assurer leur présence en renouant avec le géant de la région, la Chine.
Cette ouverture économique au monde capitaliste n'a guère à ce jour modifié beaucoup le régime politique. D'autant que les bureaucrates chinois du parti et de l'armée, les directeurs d'industries ou chefs de provinces, qui avaient depuis longtemps, par la corruption, développé plus ou moins en cachette leurs affaires privées, étaient les mieux placés pour bénéficier du passage à la légalisation des affaires privées. Et ces symboles de leur régime, drapeau et étoile rouge, font désormais bon ménage avec la bourse.
Car en Chine, tout comme en France, le jésuitisme politique ne manque pas de ressources : l'actionnariat, expliquait par exemple au congrès du PC chinois de 1997 un des principaux responsables des réformes du système étatique, "ne correspond absolument pas à la privatisation, c'est une mesure permettant au public d'investir pour le développement de la société socialiste". C’est grotesque.

Voilà donc pourquoi le développement et spectaculaire du capitalisme en Chine n’est pas un aveu d’échec du communisme d’une révolution prolétarienne qui n’a jamais existé.
Voilà aussi pourquoi la RP de Chine est une dictature.

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 28 août 2017 16:58
par Victor
Hdelapampa a écrit :
Marya a écrit :


Encore faut poutine a abandonné l'urss depuis sa chute c'est pour la démocratie renseigne toi mieux avant de poster n'importe quoi
Contre-sens complet.
Sais-tu que Poutine a gardé la musique de l'hymne de l'URSS, qu'il surfe sur le nationalisme stalinien et les nostalgiques de la "grandeur" passée de l'Empire.
Poutine pour la démocratie?
Tu es sûre?
Pour le capitalisme, oui.
Connais-tu la formule de poutine ?
Celui qui ne regrette pas l'URSS n'a pas de cœur, celui qui la regrette n'a pas d'intelligence.

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 28 août 2017 17:11
par Moriarty
Hdelapampa a écrit : Chine 1947.
Mao et le PCC représentaient la petite bourgeoisie nationaliste "moderniste" (et non pas conservatrice comme dans le cas du nazisme), mais pas la classe ouvrière, ni les petits paysans. Elle n'avait pour ambition politique que de débarrasser la Chine de la domination coloniale, du règne des grands propriétaires et seigneurs féodaux chinois et de la bourgeoisie « traître à la patrie » qui faisait son beurre en collaborant avec les états colonialistes.

Donc indépendance nationale et développement économique, moderniser le pays en dirigeant "le peuple ».

Il n’y a jamais eu d’auto-organisation (l’équivalent des soviets) de la classe ouvrière en Chine.
Autant dire qu’il n’y a DONC jamais eu de révolution prolétarienne en Chine. Pas de développement autonome et souverain d’un appareil d’état par la classe ouvrière.

La petite-bougeoisie est non seulement minoritaire, mais elle n’est pas porteuse, elle n’a pas de projet de société dépassant le capitalisme.
Elle n’a pas non plus de véritable pouvoir économique. Dans un contexte où la classe ouvrière ne dirige pas la révolution, elle RESTE donc dans le cadre capitaliste et ne voit pas l’utilité d’en sortir.
Elle a donc naturellement recours à la dictature.

Cette « révolution » a toutefois profondément transformé la Chine.
Elle a été d'abord celle de la dignité retrouvée pour un peuple de paysans et coolies jusque-là opprimés et surexploités par les seigneurs de guerre et les puissances impérialistes. Elle a effectivement en grande partie modernisé la Chine, notamment en apportant un minimum d'éducation, l'école dont l'immense majorité du peuple chinois était jusque-là privée.
Et elle a en partie, sous l'égide de l'état, industrialisé la Chine.

Mais elle l'a fait d'en haut, par une dictature féroce exercée sur les paysans et les ouvriers chinois par les nouveaux cadres du parti unique qui n'avait de communiste (il fallait se trouver des alliés…et donc une identité) que l'étiquette, et de l'armée, fusion de l'ancienne armée de libération et de lambeaux de l'armée de Tchang Kai-Chek ralliés au régime.
Seule l'URSS a soutenu (dès le début) les maoïstes.

En effet, la rupture avec l'impérialisme n'a pas été non plus un choix.
Les grandes puissances, en premier lieu les USA, ont décrété à l'époque un blocus du pays, l'obligeant à un développement quasi autarcique.
L'industrialisation qu'a connu la Chine pendant les trente premières années du nouveau régime s'est faite par une politique étatiste, avec les difficultés internes dues au sous-développement initial et à l'isolement mais aussi avec les errements de la dictature qui n'a jamais tenu aucun compte des sacrifices imposés à la population et a pressuré les classe populaires, paysans et ouvriers des villes, fortement encadrés par l'appareil d'État et ses appendices, parti et syndicat uniques, sous contrôle du régime.

Les vingt ans d'ouverture économique que la Chine a ensuite connus ont eux aussi été amorcés par un retournement de la politique des puissances impérialistes, lorsque les États-Unis, au moment où ils décidaient de se désengager de la guerre du Viêt-nam, renégociaient l'ensemble de leur politique en Asie et choisissaient d'y assurer leur présence en renouant avec le géant de la région, la Chine.
Cette ouverture économique au monde capitaliste n'a guère à ce jour modifié beaucoup le régime politique. D'autant que les bureaucrates chinois du parti et de l'armée, les directeurs d'industries ou chefs de provinces, qui avaient depuis longtemps, par la corruption, développé plus ou moins en cachette leurs affaires privées, étaient les mieux placés pour bénéficier du passage à la légalisation des affaires privées. Et ces symboles de leur régime, drapeau et étoile rouge, font désormais bon ménage avec la bourse.
Car en Chine, tout comme en France, le jésuitisme politique ne manque pas de ressources : l'actionnariat, expliquait par exemple au congrès du PC chinois de 1997 un des principaux responsables des réformes du système étatique, "ne correspond absolument pas à la privatisation, c'est une mesure permettant au public d'investir pour le développement de la société socialiste". C’est grotesque.

Voilà donc pourquoi le développement et spectaculaire du capitalisme en Chine n’est pas un aveu d’échec du communisme d’une révolution prolétarienne qui n’a jamais existé.
Voilà aussi pourquoi la RP de Chine est une dictature.
Je reprends votre conclusion; développement de la Chine capitaliste sur les 30 dernières années ok;

Vous dites qu'il n'y a pas eu de révolution prolétarienne; c'est un peu jouer sur les mots car on peut lire dans la constitution de la Chine de 1954 qui s'appuie sur le programme du conseil politique consultatif populaire de 1949 dont les membres influents étaient Mao Zedong et Lin Bao, tous deux d'inspiration marxiste léniniste ou stalinienne;

-dans l'article 2 , "tous les pouvoirs de la république populaire de Chine appartiennent au peuple".
Il est fait mention de la "construction d'une économie planifiée".

-Le préambule explique qu'il s'agit d'une "dictature populaire démocratique" , ce qui fait bien référence à la "dictature du prolétariat" selon Marx.

La république fonctionne selon les mêmes principes que l'URSS de Staline.

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 28 août 2017 17:43
par Hdelapampa
Moriarty a écrit :

Je reprends votre conclusion; développement de la Chine capitaliste sur les 30 dernières années ok;

Vous dites qu'il n'y a pas eu de révolution prolétarienne; c'est un peu jouer sur les mots car on peut lire dans la constitution de la Chine de 1954 qui s'appuie sur le programme du conseil politique consultatif populaire de 1949 dont les membres influents étaient Mao Zedong et Lin Bao, tous deux d'inspiration marxiste léniniste ou stalinienne;

-dans l'article 2 , "tous les pouvoirs de la république populaire de Chine appartiennent au peuple".
Il est fait mention de la "construction d'une économie planifiée".

-Le préambule explique qu'il s'agit d'une "dictature populaire démocratique" , ce qui fait bien référence à la "dictature du prolétariat" selon Marx.

La république fonctionne selon les mêmes principes que l'URSS de Staline.
Non, il n'y a pas eu de révolution prolétarienne en Chine (contrairement à l'URSS) et je dis pourquoi.
C'est un critère déterminant!
Pas de développement autonome et souverain d’un appareil d’état par la classe ouvrière.
Ce n'est pas parce que c'est écrit dans la Constitution que c'est vrai.
Il n'y a pas eu d'insurrection, de grève générale (déjà écrasée par Tchang Kaî Chek), "simplement" une victoire militaire.
Toutes les organisations "populaires" (et non DE CLASSE) sont des créations du PCC, qui donc leur fait dire ce qu'il veut.
Vous parlez d'un Conseil Politique CONSULTATIF.
Il n'est pas souverain.
On y pose des questions, on y répond à la place du "peuple" et l'opinion a donné son "avis".
Ce n'est pas du tout la même chose qu'un organe de pouvoir des citoyens, ni un referendum permanent

Economie planifiée?
Le plan ne peut être décidé et mis en oeuvre que par la majorité des travailleurs organisés de façon indépendante et souveraine.
Sans démocratie directe, pas d'économie planifiée.

La dictature du prolétariat?
Sur le papier oui.
Dans la réalité, c'est la dictature petite bourgeoise SUR le prolétariat.

Je l'ai dit: Mao devait prendre position pour trouver des alliés, en pleine guerre froide.
Il a donc mis le costume communiste pour être aidé par l'URSS, avant que, devenu puissant son régime ne se retourne contre elle, pour les raisons susdites.
Voilà pourquoi la classe dominante aujourd'hui en Chine est bien la Bourgeoisie, avec cette "particularité" que la dictature petite bourgeoise lui convient très bien.
Le régime nazi avec sa dictature convenait très bien à la Bourgeoisie allemande aux grands industriels (Bayer, IG Farben, Krupp, und so weiter) qui gouvernait pour elle et à sa place: elle n'était pas gênée par les grèves et les syndicats.

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 28 août 2017 21:01
par Moriarty
Hdelapampa a écrit :
Moriarty a écrit :

Je reprends votre conclusion; développement de la Chine capitaliste sur les 30 dernières années ok;

Vous dites qu'il n'y a pas eu de révolution prolétarienne; c'est un peu jouer sur les mots car on peut lire dans la constitution de la Chine de 1954 qui s'appuie sur le programme du conseil politique consultatif populaire de 1949 dont les membres influents étaient Mao Zedong et Lin Bao, tous deux d'inspiration marxiste léniniste ou stalinienne;

-dans l'article 2 , "tous les pouvoirs de la république populaire de Chine appartiennent au peuple".
Il est fait mention de la "construction d'une économie planifiée".

-Le préambule explique qu'il s'agit d'une "dictature populaire démocratique" , ce qui fait bien référence à la "dictature du prolétariat" selon Marx.

La république fonctionne selon les mêmes principes que l'URSS de Staline.
Non, il n'y a pas eu de révolution prolétarienne en Chine (contrairement à l'URSS) et je dis pourquoi.
C'est un critère déterminant!
Pas de développement autonome et souverain d’un appareil d’état par la classe ouvrière.
Ce n'est pas parce que c'est écrit dans la Constitution que c'est vrai.
Il n'y a pas eu d'insurrection, de grève générale (déjà écrasée par Tchang Kaî Chek), "simplement" une victoire militaire.
Toutes les organisations "populaires" (et non DE CLASSE) sont des créations du PCC, qui donc leur fait dire ce qu'il veut.
Vous parlez d'un Conseil Politique CONSULTATIF.
Il n'est pas souverain.
On y pose des questions, on y répond à la place du "peuple" et l'opinion a donné son "avis".
Ce n'est pas du tout la même chose qu'un organe de pouvoir des citoyens, ni un referendum permanent

Economie planifiée?
Le plan ne peut être décidé et mis en oeuvre que par la majorité des travailleurs organisés de façon indépendante et souveraine.
Sans démocratie directe, pas d'économie planifiée.

La dictature du prolétariat?
Sur le papier oui.
Dans la réalité, c'est la dictature petite bourgeoise SUR le prolétariat.

Je l'ai dit: Mao devait prendre position pour trouver des alliés, en pleine guerre froide.
Il a donc mis le costume communiste pour être aidé par l'URSS, avant que, devenu puissant son régime ne se retourne contre elle, pour les raisons susdites.
Voilà pourquoi la classe dominante aujourd'hui en Chine est bien la Bourgeoisie, avec cette "particularité" que la dictature petite bourgeoise lui convient très bien.
Le régime nazi avec sa dictature convenait très bien à la Bourgeoisie allemande aux grands industriels (Bayer, IG Farben, Krupp, und so weiter) qui gouvernait pour elle et à sa place: elle n'était pas gênée par les grèves et les syndicats.
En 49, le prolétariat ouvrier représente 2% de la population...il n'y a pas de bourgeoisie! les pauvres en Chine sont les paysans.

Mao leur donne les terres des riches propriétaires (bourgeois si vous voulez) entre 29 et 34 dans le Jiangxi; il fonde une république soviétique chinoise ...lorsque cette république s'effondre, il commence sa longue marche avec les masses paysannes qui adhèrent dans un second temps ...
La révolution de Mao ne s'est pas passée dans les villes, mais dans les campagnes.
Le parti communiste chinois est un parti nationaliste qui s'est construit dans la lutte contre l'envahisseur d'abord occidental car il estimait qu'il privait le peuple des masses paysannes de leurs biens.

Lorsque le japon envahit la Chine, les recrues du parti communiste se font dans les milieux intellectuels et les propriétaires fonciers principalement.

Mais cela n'enlève en rien une histoire d'un communisme à la chinoise singulier. Avec les paysans dans le rôle du prolétariat.

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 28 août 2017 21:13
par Georges61
NSC a écrit :
Crapulax a écrit : L'axe Moscou-Pekin est un poison mondial et un résidu de communisme dictatorial.....Et dire que beaucoup cirent les pompes de Poutine........Rien ne va plus de nos jours.........
Poutine n'a rien voir avec le communisme, la russie de nos jours n'a absolument rien de communiste.
Poutine est un dictateur opportuniste, il était officier du KGB du temps de l'URSS. A présent il dirige la Russie avec les mêmes méthodes que ces anciens maîtres : censures des médias, polices parallèles, emprisonnement et assassinat des opposants, corruption, prévarication...

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 28 août 2017 22:40
par oups
A la question "qui dirige en Chine " Une reponse unique valable du nord au sud et de l'est a l'ouest , a la maison ou au bureau , sous les mers et dans les airs ......les moins cons !

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 28 août 2017 22:45
par NSC
Georges61 a écrit :
NSC a écrit :
Poutine n'a rien voir avec le communisme, la russie de nos jours n'a absolument rien de communiste.
Poutine est un dictateur opportuniste, il était officier du KGB du temps de l'URSS. A présent il dirige la Russie avec les mêmes méthodes que ces anciens maîtres : censures des médias, polices parallèles, emprisonnement et assassinat des opposants, corruption, prévarication...
Poutine n'ait pas un dictateur, il a certe des manieres tres autoritaire mais il existe des medias d'opposition la preuve c'est qu'on entennd leur voiix venant de Moscou, il y a des politicien d'opposition, il n'y a pas de prisionier politique...surtout ne venez pas prendre les exemples de milliardaires soit en exile soit qui ont fait des sejours en prisson, tous on bien profite de l'anarchie regnante durant l'aire Yeltsine, il ne payaiient pas leur taxe, avaient des relations mafieuses, s'appropriaient des entreprises pour une bouche de pain ..
Moi tout les russes que je connais appprouve sa fermetee approuve sa politique, et meme son nationalisme. pour comprendre ca il faaut connaitre la Russie.

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 28 août 2017 22:50
par Georges61
Les Russes que tu connais t'ont bien endoctriné. Est-ce qu'ils t'ont dit que le Goulag existe toujours et continue à recevoir des vacanciers.

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 28 août 2017 22:56
par NSC
Georges61 a écrit : Les Russes que tu connais t'ont bien endoctriné. Est-ce qu'ils t'ont dit que le Goulag existe toujours et continue à recevoir des vacanciers.
En effet on peut les visiter. mais plus de prisonier.
Ce n'est pas eu qui aborde ce genre de sujet et je peu meme qu'ils n'aiment pas trop parler de politique (reflex restant du communisme ou fermer sa gueule etait une question de survie.)

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 29 août 2017 00:55
par Hdelapampa
Moriarty a écrit :
En 49, le prolétariat ouvrier représente 2% de la population...il n'y a pas de bourgeoisie! les pauvres en Chine sont les paysans.

Mao leur donne les terres des riches propriétaires (bourgeois si vous voulez) entre 29 et 34 dans le Jiangxi; il fonde une république soviétique chinoise ...lorsque cette république s'effondre, il commence sa longue marche avec les masses paysannes qui adhèrent dans un second temps ...
La révolution de Mao ne s'est pas passée dans les villes, mais dans les campagnes.
Le parti communiste chinois est un parti nationaliste qui s'est construit dans la lutte contre l'envahisseur d'abord occidental car il estimait qu'il privait le peuple des masses paysannes de leurs biens.

Lorsque le japon envahit la Chine, les recrues du parti communiste se font dans les milieux intellectuels et les propriétaires fonciers principalement.

Mais cela n'enlève en rien une histoire d'un communisme à la chinoise singulier. Avec les paysans dans le rôle du prolétariat.
1) Des classes sociales en Chine avant la révolution"
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article11137
Bourgeoisie. Il n’y a pas « une » bourgeoisie chinoise agissant comme un corps collectif. Il y a la bourgeoisie bureaucratique d’Etat, la riche gentry rurale dans l’arrière-pays, les compradors (servant d’intermédiaires au capital étranger), les manager-commerçants, les entrepreneurs…

A la fin du XIXe siècle, le secteur industriel moderne est encore très faible, adossé aux chantiers navals et aux activités des « ports ouverts ». En 1879-1896, le « mouvement des Affaires à l’occidentale » cherche à moderniser l’industrie, les mines, les transports et les finances. Les entreprises mixtes (associant mandarins-administrateurs et marchands-gestionnaires) se développent. Mais, confronté à l’instabilité sociale et politique du pays, la tentative de modernisation industrielle de la fin du XIXe siècle échoue.

Le développement industriel reprend vers 1910 avec la construction (tardive) de chemins de fer et l’arrivée de capitaux étrangers. Puis, la Première Guerre mondiale crée des conditions favorables à un essor de la bourgeoisie chinoise : « l’industrialisation de substitution » comble une demande à laquelle l’étranger ne peut plus répondre. Durant les années d’après-guerre, les besoins de la reconstruction sont considérables. Les entreprises privées prennent le pas sur les entreprises publiques ou mixtes. Le secteur bancaire se développe. Une multitude de petites entreprises sert de base à la formation de quelques grands groupes. Les années 1911-1927 sont considérées comme « l’âge d’or » du capitalisme chinois.

Prolétariat. Une classe ouvrière se constitue dans les nouveaux secteurs industriels : traitement du coton (métiers à tisser mécaniques), meuneries et rizeries (où le riz est décortiqué), huileries, soieries, usines de cigarettes et d’allumettes… Industries mécaniques de Shanghai, de Hongkong et du Guangdong, métallurgie lourde du Moyen-Yangzi et de la Mandchourie …

En 1915-1920, la classe ouvrière est estimée à 650.000 travailleurs pour toute la Chine et à 1,5 million au début des années vingt (pour au moins 250 millions de paysans). Issue de la plèbe des villes ou des campagnes, elle fait l’expérience traumatisante du déracinement et de l’exploitation sauvage. Elle reste infiniment minoritaire dans le pays : une grande partie de la production de textile et d’habillement provient toujours du secteur artisanal. Dans les centres urbains, le gros du semi-prolétariat est constitué de précaires, les coolies (manœuvres, journaliers, porteurs). Mais la classe ouvrière industrielle est aussi concentrée dans d’importantes entreprises qui, comme à Shanghai, compte plus de 500 ou plus de mille travailleurs.
Villes et campagnes.
Dans le monde rural, l’effondrement du pouvoir central a contribué à rompre l’équilibre traditionnel du village. Le manque de terres arables, la pauvreté et le morcellement des propriétés aiguisent, dans biens des provinces, les tensions entre paysannerie et gentry, ou au sein même de la paysannerie entre plus riches et plus pauvres.

L’expansion capitaliste ne touche certes la Chine que de façon très inégale. L’immense arrière-pays évolue beaucoup plus lentement que les zones côtières, la vallée du Yangzi et la Mandchourie. Mais dans ces dernières régions, l’impact de la crise agraire se fait sentir alors que le prolétariat et le petit peuple des villes gardent encore de nombreux liens avec leurs familles résidant à la campagne. Or au début des années vingt, les capitaux et les produits occidentaux font un retour en force, concurrençant directement le secteur industriel chinois et réveillant des résistances nationalistes. Les conditions étaient réunies pour que les prochains soulèvements ruraux commencent, au moins localement, à se lier aux luttes urbaines.
2)
Moriarty a écrit :il (Mao)fonde une république soviétique chinoise
Non, une république soviétique n'est pas fondée par UN homme, c'est l'oeuvre d'un prolétariat organisé.

3)
Moriarty a écrit :Mais cela n'enlève en rien une histoire d'un communisme à la chinoise singulier. Avec les paysans dans le rôle du prolétariat.
C'est un rôle que les paysans ne peuvent pas tenir.
La révolution et le communisme sont exclusivement l'oeuvre du prolétariat.
La paysannerie n'est d'ailleurs pas une classe, et encore moins une classe porteuse potentiellement d'un projet de société post-capitaliste.
La bourgeoisie est une classe révolutionnaire quand elle abolit la société féodale et monarchique. Elle a alors un projet politique, économique et social.
Mais les paysans doivent se mettre à la remorque d'une autre classe: soit la bourgeoisie, soit le prolétariat.
Pareil pour la petite bourgeoisie...qui a dirigé la "révolution" maoïste.

Re: La Chine est-elle communiste oui ou non?

Posté : 29 août 2017 11:38
par Moriarty
Hdelapampa a écrit :
Moriarty a écrit :
En 49, le prolétariat ouvrier représente 2% de la population...il n'y a pas de bourgeoisie! les pauvres en Chine sont les paysans.

Mao leur donne les terres des riches propriétaires (bourgeois si vous voulez) entre 29 et 34 dans le Jiangxi; il fonde une république soviétique chinoise ...lorsque cette république s'effondre, il commence sa longue marche avec les masses paysannes qui adhèrent dans un second temps ...
La révolution de Mao ne s'est pas passée dans les villes, mais dans les campagnes.
Le parti communiste chinois est un parti nationaliste qui s'est construit dans la lutte contre l'envahisseur d'abord occidental car il estimait qu'il privait le peuple des masses paysannes de leurs biens.

Lorsque le japon envahit la Chine, les recrues du parti communiste se font dans les milieux intellectuels et les propriétaires fonciers principalement.

Mais cela n'enlève en rien une histoire d'un communisme à la chinoise singulier. Avec les paysans dans le rôle du prolétariat.
1) Des classes sociales en Chine avant la révolution"
https://www.europe-solidaire.org/spip.php?article11137
Bourgeoisie. Il n’y a pas « une » bourgeoisie chinoise agissant comme un corps collectif. Il y a la bourgeoisie bureaucratique d’Etat, la riche gentry rurale dans l’arrière-pays, les compradors (servant d’intermédiaires au capital étranger), les manager-commerçants, les entrepreneurs…

A la fin du XIXe siècle, le secteur industriel moderne est encore très faible, adossé aux chantiers navals et aux activités des « ports ouverts ». En 1879-1896, le « mouvement des Affaires à l’occidentale » cherche à moderniser l’industrie, les mines, les transports et les finances. Les entreprises mixtes (associant mandarins-administrateurs et marchands-gestionnaires) se développent. Mais, confronté à l’instabilité sociale et politique du pays, la tentative de modernisation industrielle de la fin du XIXe siècle échoue.

Le développement industriel reprend vers 1910 avec la construction (tardive) de chemins de fer et l’arrivée de capitaux étrangers. Puis, la Première Guerre mondiale crée des conditions favorables à un essor de la bourgeoisie chinoise : « l’industrialisation de substitution » comble une demande à laquelle l’étranger ne peut plus répondre. Durant les années d’après-guerre, les besoins de la reconstruction sont considérables. Les entreprises privées prennent le pas sur les entreprises publiques ou mixtes. Le secteur bancaire se développe. Une multitude de petites entreprises sert de base à la formation de quelques grands groupes. Les années 1911-1927 sont considérées comme « l’âge d’or » du capitalisme chinois.

Prolétariat. Une classe ouvrière se constitue dans les nouveaux secteurs industriels : traitement du coton (métiers à tisser mécaniques), meuneries et rizeries (où le riz est décortiqué), huileries, soieries, usines de cigarettes et d’allumettes… Industries mécaniques de Shanghai, de Hongkong et du Guangdong, métallurgie lourde du Moyen-Yangzi et de la Mandchourie …

En 1915-1920, la classe ouvrière est estimée à 650.000 travailleurs pour toute la Chine et à 1,5 million au début des années vingt (pour au moins 250 millions de paysans). Issue de la plèbe des villes ou des campagnes, elle fait l’expérience traumatisante du déracinement et de l’exploitation sauvage. Elle reste infiniment minoritaire dans le pays : une grande partie de la production de textile et d’habillement provient toujours du secteur artisanal. Dans les centres urbains, le gros du semi-prolétariat est constitué de précaires, les coolies (manœuvres, journaliers, porteurs). Mais la classe ouvrière industrielle est aussi concentrée dans d’importantes entreprises qui, comme à Shanghai, compte plus de 500 ou plus de mille travailleurs.
Villes et campagnes.
Dans le monde rural, l’effondrement du pouvoir central a contribué à rompre l’équilibre traditionnel du village. Le manque de terres arables, la pauvreté et le morcellement des propriétés aiguisent, dans biens des provinces, les tensions entre paysannerie et gentry, ou au sein même de la paysannerie entre plus riches et plus pauvres.

L’expansion capitaliste ne touche certes la Chine que de façon très inégale. L’immense arrière-pays évolue beaucoup plus lentement que les zones côtières, la vallée du Yangzi et la Mandchourie. Mais dans ces dernières régions, l’impact de la crise agraire se fait sentir alors que le prolétariat et le petit peuple des villes gardent encore de nombreux liens avec leurs familles résidant à la campagne. Or au début des années vingt, les capitaux et les produits occidentaux font un retour en force, concurrençant directement le secteur industriel chinois et réveillant des résistances nationalistes. Les conditions étaient réunies pour que les prochains soulèvements ruraux commencent, au moins localement, à se lier aux luttes urbaines.
2)
Moriarty a écrit :il (Mao)fonde une république soviétique chinoise
Non, une république soviétique n'est pas fondée par UN homme, c'est l'oeuvre d'un prolétariat organisé.

3)
Moriarty a écrit :Mais cela n'enlève en rien une histoire d'un communisme à la chinoise singulier. Avec les paysans dans le rôle du prolétariat.
C'est un rôle que les paysans ne peuvent pas tenir.
La révolution et le communisme sont exclusivement l'oeuvre du prolétariat.
La paysannerie n'est d'ailleurs pas une classe, et encore moins une classe porteuse potentiellement d'un projet de société post-capitaliste.
La bourgeoisie est une classe révolutionnaire quand elle abolit la société féodale et monarchique. Elle a alors un projet politique, économique et social.
Mais les paysans doivent se mettre à la remorque d'une autre classe: soit la bourgeoisie, soit le prolétariat.
Pareil pour la petite bourgeoisie...qui a dirigé la "révolution" maoïste.
Mao a bien installé une république soviétique chinoise dans le Jiangxi entre 31 et 37 avec un soutien de Moscou affirmé.

Il ne faut pas comparer avec l'histoire d'un communisme générique assimilé avec ce qui s'est passé en URSS, le communisme chinois est bien singulier, mais on ne peut le nier.