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Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 10:42
par Anne32
Stounk a écrit : Anne32 a écrit :
Alors quelle solution miracle vous préconisez?????
La suppression totale et immédiate du nucléaire?
Remplacé par de multiples bouts de chandelle qui ne sont guère plus sûrs?????
Revenons donc à la bougie et à la carriole tirée par un mulet......
Non, mais je crois qu'il serait plus que temps que l'on sorte de cette religion française du nucléaire et que l'Etat investisse massivement dans les autres formes de production d'énergie.
Lesquelles????
Je crois que nous en avons fait le tour, et que les solutions de remplacement ne sont pas plus sûres.
Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 10:53
par Stounk
Anne32 a écrit : Stounk a écrit :
Non, mais je crois qu'il serait plus que temps que l'on sorte de cette religion française du nucléaire et que l'Etat investisse massivement dans les autres formes de production d'énergie.
Lesquelles????
Je crois que nous en avons fait le tour, et que les solutions de remplacement ne sont pas plus sûres.
Toutes celles qui sont à notre disposition et dans lesquelles il faut mettre les bouchées doubles. Je pense que la sagesse serait que nous diversifiions au maximum nos productions d'énergie. Longtemps, l'argument massue du lobby nucléaire, extrêmement puissant en France et bénéficiant de nombreux relais parmi nos politiques, était celui du faible coût. On voit bien avec le temps qu'ils nous ont trompé, les articles sur le sujet sont nombreux.
Après, je suis bien conscient qu'on ne sortira pas du nucléaire dans un avenir proche, ce n'est pas réaliste, donc en attendant il faut faire au mieux avec la gestion de ces déchets, mais je plains les gens qui habitent dans la région désignée pour les accueillir et je trouve que cela devrait constituer un encouragement à se sortir du "tout nucléaire" à la française.
Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 10:57
par UBUROI
Comme pour la dette publique, il faut jouer sur les
entrées et les sorties.
Pour le nucléaire, à partir de 1970-73, 1er choc pétrolier, Pompidou et tous les autres ont lancé et soutenu le nucléaire.
Et pour assouvir l'appétit d'EDF, fabricant et fournisseur d'électricité!, on a lancé le programme "chauffage électrique", le règne absolu du "grille pain" pas cher, subventionné en plus.
A nous seuls, les franchouillards débiles
on possède autant de radiateurs et de convecteurs électriques que l'ensemble des foyers européens réunis
Donc, avec la RT2012... cela va changer, aucun radiateur électrique... mais des "ventilations énergivores" (eh oui! faut le dire) et des maisons mieux isolées.
En plus Macron qui a lancé le plan "Isoler pour 1€" sa maison à destination des foyers en précarité et les aides fiscales à l'isolation (R8 pour l'isolation horizontale...) vont dans le bons sens.
Moins de "grille pains", plus d'isolation, et un mix d'énergies et non le monopole du nucléaire... et cela ira mieux en 2040!
Mieux de déchets sans doute, mais faudra stocker le passif (60 années de déchets ) dans 1 ou 2 Bure, ou en extérieur (interventions et surveillance plus aisées)
Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 11:03
par Mickey
Anne32 a écrit :
Lesquelles????
Je crois que nous en avons fait le tour, et que les solutions de remplacement ne sont pas plus sûres.
Le charbon par exemple, nous avons une réserve d'au moins deux cent ans sous nos pieds, ce qui éviterait en plus d'envoyer des bidasses au Mali pour protéger les mines d'uranium.
Sans parler des nombreuses créations d'emplois directs et indirects. Et qu'on me dise pas que ça pollue, l'exemple allemand nous prouve que ce qui sort des centrales thermiques est plus propre qu'un échappement d'une 2008 diesel.
Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 11:42
par Anne32
Mickey a écrit : Anne32 a écrit :
Lesquelles????
Je crois que nous en avons fait le tour, et que les solutions de remplacement ne sont pas plus sûres.
Le charbon par exemple, nous avons une réserve d'au moins deux cent ans sous nos pieds, ce qui éviterait en plus d'envoyer des bidasses au Mali pour protéger les mines d'uranium.
Sans parler des nombreuses créations d'emplois directs et indirects. Et qu'on me dise pas que ça pollue, l'exemple allemand nous prouve que ce qui sort des centrales thermiques est plus propre qu'un échappement d'une 2008 diesel.
Notons que la France, malgré ses richesses n'a jamais été auto-suffisante en charbon et que même au summum de la production dans les années 1960, elle a toujours importé du charbon étranger (venant de la Belgique, du Royaume-Uni, d'Allemagne, de l'Union soviétique, de Pologne, etc.). Dixit Wiki
D'autre part l'activité minière a toujours laissé des séquelles environnementales et sanitaires........
Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 11:49
par Georges61
Si la France avait consacré autant d'argent pour les énergie renouvelables que pour le nucléaire, notre problème serait résolu, mais voilà, ce ne sont plus les gouvernement qui dirigent mes les lobby et la finance.
Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 11:50
par LOFOTEN
Mickey a écrit : Anne32 a écrit :
Lesquelles????
Je crois que nous en avons fait le tour, et que les solutions de remplacement ne sont pas plus sûres.
Le charbon par exemple, nous avons une réserve d'au moins deux cent ans sous nos pieds, ce qui éviterait en plus d'envoyer des bidasses au Mali pour protéger les mines d'uranium.
Sans parler des nombreuses créations d'emplois directs et indirects. Et qu'on me dise pas que ça pollue,
l'exemple allemand nous prouve que ce qui sort des centrales thermiques est plus propre qu'un échappement d'une 2008 diesel.
Là je voudrais bien avoir un lien quelconque sur cette affirmation...

Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 11:56
par Stounk
Georges61 a écrit : Si la France avait consacré autant d'argent pour les énergie renouvelables que pour le nucléaire, notre problème serait résolu, mais voilà, ce ne sont plus les gouvernement qui dirigent mes les lobby et la finance.
Il se pourrait bien que tu aies raison...
Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 12:07
par Victor
UBUROI a écrit : Comme pour la dette publique, il faut jouer sur les
entrées et les sorties.
Pour le nucléaire, à partir de 1970-73, 1er choc pétrolier, Pompidou et tous les autres ont lancé et soutenu le nucléaire.
Et pour assouvir l'appétit d'EDF, fabricant et fournisseur d'électricité!, on a lancé le programme "chauffage électrique", le règne absolu du "grille pain" pas cher, subventionné en plus.
A nous seuls, les franchouillards débiles
on possède autant de radiateurs et de convecteurs électriques que l'ensemble des foyers européens réunis
Tu as entièrement raison de corréler le nucléaire avec le choix d'un chauffage électrique massif dans les années 70.
Ces années ont été également marquées par le début du pavillonage intensif du péri-urbain avec des pavillons les moins chers possibles et très mal isolés. Il fallait donner à un maximum de français leur rêve : un pavillon avec son jardin et sa pelouse.
Nous payons aujourd'hui ces choix faits il y a plus de 40 ans.
Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 12:23
par Georges61
Un choix fait par la droite et poursuivi par les socio-démocrates.
Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 12:26
par superjms77
Il doit être mal le Hulot
Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 13:12
par LOFOTEN
Georges61 a écrit : Si la France avait consacré autant d'argent pour les énergie renouvelables que pour le nucléaire, notre problème serait résolu, mais voilà, ce ne sont plus les gouvernement qui dirigent mes les lobby et la finance.
Nous avons presque le même age Georges

et ça me fais doucement rigoler ceux qui, critiquent le passé avec des arguments d'aujourd'hui ...
En 1970 on parlait de quoi ?? De la pollution ?? du CO2...de l'isolation (un tout petit peu..)
Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 13:30
par mic43121
LOFOTEN a écrit : J'aime bien ce mot "biomasse"....
Dans les faits cela ne veut rien dire du tout...de concret . Sauf pour ceux qui habitent la campagne et peuvent bruler des déchets issue du bois .....mais qui produit du CO2 quand même
Le moins polluant c'est l'hydraulique…mais on est au bout qui chemin..
Le nucléaire ce sont le déchets..et la trouille d'un accident…
Sans ces inconvéniant le nucléaire est de loin le meilleur ….

Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 13:54
par oups
Georges61 a écrit : Si la France avait consacré autant d'argent pour les énergie renouvelables que pour le nucléaire, notre problème serait résolu, mais voilà, ce ne sont plus les gouvernement qui dirigent mes les lobby et la finance.
.
C'est qui les "lobby ?
EDF& Areva , elles memes societes d'etat dirgees par NOS gouvernements , NOS elus
Ou bien naivement ceux qui vont acheter des convecteurs a 20 euros chez Leroy Merlin pour se chauffer et on toujours une douzaine d'appareils en veille dans leurs apparts chauffes a 22 degres , la ou ils vivent en tee shirt en fevrier la fenetre ouverte
Bref , les lobby c'est comme l'Europe .Quand on est pas foutu de regler un probleme , allez ziva honte a eux !
Les lobby evoluent dans le perimetre que nos elus, nos legislateurs leur laisse , rien de plus
Que certains trouvent un interet a nous raconter des conneries , certes .Mais est on obligé de les croire ?
Que certains essayent de nous influencer , certes .Mais est on obligé deleurs donner satisfaction ?
Re: Le CEDN de BURE en Meuse
Posté : 05 mars 2018 17:33
par UBUROI
Les tenants du nucléaire ont fait l'impasse sur les déchets non retraités, les ordures...Mais je n'ai jamais entendu un citoyen demander à ce que le coût du KW intègre TOUS les coûts dont celui des déchetteries nucléaires.
Fallait surtout pas se poser cette question, car c'était LA mauvaise question... jamais résolue par aucun pays nucléarisé.
La SUEDE se heurte à la même impasse que nos super polytechniciens, nos super politiques de droite et de gauche n'ont jamais résolue.
Voilà ce qu'on peut lire d'inquiétant
Le 23 janvier 2018, le tribunal suédois de l’environnement a dit non à la demande de permis de mise en service déposée par la société de déchets nucléaires SKB pour le dépôt définitif de combustible nucléaire usé à Forsmark, en Suède.
En cause, la sûreté qui n’est pas assurée, quoi que promette la société de déchets nucléaires SKB (Swedish Nuclear Fuel and Waste Management Company), équivalent de l’Andra en France.
L’ONG MKG et la Société suédoise pour la conservation de la nature (SSNC) et des scientifiques indépendants ont démontré l’existence de risques de dysfonctionnements graves, mais aussi des problèmes de méthodes et de choix du site. Au terme de l’étude d’un solide argumentaire, la Cour environnementale suédoise a prononcé son opposition au projet.
C’est au gouvernement suédois de suivre ou non cet avis crucial à présent.
En Suède comme en France, des inconnues sur la sûreté à court et long terme : de fortes similitudes avec le projet Cigéo/Bure
La Suède dispose depuis 1995 à proximité d’Oskarshamn d’un laboratoire souterrain (Aspö) conçu pour mener des recherches. Construit à une profondeur de 460 mètres, il sert aux études sur le stockage des combustibles usés en milieu granitique. Selon SKB « des conteneurs d’assemblage en acier noir sont insérés dans des sur-conteneurs à enveloppe externe en cuivre. Les sur-conteneurs destinés à être stockés dans le granit, seule formation géologique disponible en Suède, seront logés dans des alvéoles comblées par de la bentonite, une argile qui, une fois saturée d’eau, est totalement imperméable, ce qui permettra d’empêcher la circulation d’eau naturelle dans le granit d’atteindre les colis. »
Un des principaux risques annoncé porte pourtant sur la tenue de ces emballages en cuivre dans le temps. Le stockage doit être scellé pour des centaines de milliers d’années et empêcher la radioactivité d’atteindre l’environnement mais selon certains scénarios anticipés, ils pourraient se corroder en seulement quelques centaines d’années.
En Suède comme en France, des agences de surveillance trop complaisantes ?
L’avis de la SSM (Swedish Radiation Safety Authority), équivalent de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) sur le dossier présenté par SKB a été remis en cause. Lors d’auditions fin 2017, « le Tribunal a voulu savoir pourquoi SSM a déclaré qu’il était « plausible de montrer » seulement et non pas « qu’il est démontré » comme l’exigent les « Règles générales d’examen ». Ou encore : « il semble que SSM n’ait pas fait suffisamment d’efforts pour s’assurer de disposer des informations nécessaires pour annoncer qu’il est démontré que le dépôt est sûr ».
Malgré tout, l’autorité suédoise de radioprotection, bien que divisée sur le sujet, aurait approuvé la demande de permis en se fondant sur « l’hypothèse que l’industrie a le potentiel de satisfaire aux exigences de sécurité ».
Comme en France, les « gendarmes du nucléaire » évaluent, reconnaissent le risque… et promettent que tout sera résolu avec le temps. En minimisant les difficultés techniques, en ne faisant rien... pour bloquer les processus d’autorisation de projets au danger incontestable, leur responsabilité est clairement engagée.
Le pays « exemplaire » en matière de consultation montré du doigt
La Suède est présenté comme un pays exemplaire en matière d’acceptabilité sociale en ce qui concerne les grands projets ayant des impacts sur l’environnement, dont le projet de stockage géologique. Un consensus avait été progressivement acquis, dans une région déjà nucléarisée (centrale de Forsmark). De fortes retombées financières locales, alliées à des processus de consultation régulières incluant les opposants au projet ont participé à un climat d’implantation favorable, sans pour autant les convaincre tous.
Mais pour l’heure le référendum local prévu en mars 2018 sur la commune d’accueil pour confirmer la décision d’autorisation de mise en exploitation du site serait repoussé, voire abandonné.
A l’heure où le gouvernement français tente de marginaliser, voire de criminaliser l’opposition à Cigéo, ira-t-il jusqu’à minimiser la réalité des dangers technologiques ?
En Suède comme en France, des alternatives doivent être mises à l’étude
L’opposition suédoise réclame du temps et la mise à l’étude d’alternatives plus crédibles, arguant aussi du fait que les coûts du stockage définitif des déchets nucléaires est prohibitif . En Suède, l’autorisation pour la réalisation de ce centre de stockage était prévue fin 2017, le début de construction d’ici 2020 et son exploitation vers 2025. Idem en France, où l’Andra table toujours sur un dépôt de DAC en 2019. Les gouvernements oseront-ils passer en force, au mépris de la sûreté des populations ?
Dans tout pays nucléarisé, l’enfouissement des déchets nucléaires, à vie longue et haute activité notamment, représente un défi scientifique et technologique d’une ampleur sans précédent.
Méthode de conditionnement des déchets radicalement remise en cause (Suède), risques d’explosion et d’incendie en grande profondeur prouvés (France), réaction chimique imprévue et incendie sur un engin de chantier (accident au WIPP - USA), sont les toutes petites parties émergées d’une montagne d’inconnues que des milliers de personnes refusent de cautionner. Le « public » ne se contentera pas de décisions basées uniquement sur des considérations d’ordre politiques.
Partout dans le monde, une urgence absolue :
reconnaître politiquement -et publiquement- l’ingérabilité des déchets issus de l’industrie nucléaire
stopper tout projet de stockage menant à une impasse technologique et à une catastrophe financière, remettre à l’étude des alternatives
cesser la construction et l’exportation de nouveaux réacteurs
préparer et mettre en œuvre une véritable et définitive « sortie du nucléaire »
http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article879