vincent a écrit : INFO LE POINT. Mélenchon visé par une demande de levée d'immunité parlementaire
Alors qu'il s'est prononcé contre cette protection accordée aux députés, le chef des Insoumis l'invoque pour sécher des convocations du juge.
Par Marc Leplongeon
Modifié le 23/05/2018 à 17:45 - Publié le 23/05/2018 à 14:57 | Le Point.fr
C'est connu, Jean-Luc Mélenchon n'aime pas beaucoup la presse. Il semblerait qu'il ne porte pas non plus les juges en grande estime. Convoqué à de multiples reprises ces derniers mois dans des contentieux pour diffamation, le leader des Insoumis use avec constance de manœuvres dilatoires pour sécher ses rendez-vous judiciaires. À un point tel que Me Vincent Tolédano, l'avocat du journaliste du Monde Paulo Paranaguá, a été contraint de demander, mardi 22 mai, à la juge d'instruction Carine Rosso une levée de l'immunité parlementaire du député de La France insoumise (LFI).
Ce monsieur a été convoqué a maintes reprises depuis des mois , pour une plainte en difamation du journal Le Monde .
Objet de la plainte :
A l' encontre d'un journaliste du Monde qui avait osé écrire un article critique contre Chavez/Maduro ,
le député.......(attachez vos ceintures) avait traité " d' assassin " le journaliste.......bof c'est dans la suite des
"faire rendre gorge à Macron" ......et autres appel a prendre le pouvoir par la rue . Aprés cela , faut pas être surpris des éffigies du président Macron brûlées sur la place publique ......
Je pense que FI aux manettes ferait comme Maduro.......
deux fautes corrigées dans le titre, veuillez porter plus d'attention SVP
de plus je ne vois pas de lien source
http://www.lepoint.fr/politique/info-le ... 756_20.php
la modération.
si l'immunité parlementaire existe c'est justement pour que les élus ne soient pas poursuivis à propos de tout et de rien
il ne faut pas se servir de tous les ragots politico/mediatiques pour faire valoir son idéologie politique et denigrer les autres partis
http://www2.assemblee-nationale.fr/deco ... -du-depute
L'immunité parlementaire est une disposition du statut des parlementaires qui a pour objet de les protéger dans le cadre de leurs fonctions des mesures d'intimidation venant du pouvoir politique ou des pouvoirs privés et de garantir leur indépendance et celle du Parlement. Une forme d'immunité parlementaire existe dans de nombreux pays.
Si elle offre effectivement une certaine protection aux membres de l'Assemblée nationale et du Sénat (et par extension aux députés européens français), l'immunité parlementaire ne leur offre pas une impunité totale, contrairement à une opinion courante.
L'immunité parlementaire prévue à l'article 26 de la Constitution de la Cinquième République française offre une double immunité de juridiction : l'irresponsabilité et l'inviolabilité :
l'irresponsabilité (ou immunité de fond /ou fonctionnelle) protège le parlementaire de toute poursuite pour des actions accomplies dans l'exercice de son mandat (non détachables de ses fonctions) ;
l'inviolabilité (ou immunité de procédure)3 vise les activités extra-parlementaires (détachables de ses fonctions) : un parlementaire peut être poursuivi, mais toute mesure « coercitive » (au sens strict) à son encontre nécessite la mainlevée de son immunité par ses pairs.
L'immunité parlementaire est liée à la durée du mandat. Elle est « personnelle », elle ne concerne donc que le parlementaire lui-même. Elle ne s'applique ni à sa famille, ni aux personnes à son service, ni à ses complices éventuels
Elle ne s'étend, ni à son domicile, ni à son lieu de travail et permet ainsi la saisie de ses biens ou une perquisition domiciliaire. La levée de l'immunité parlementaire est possible mais elle est « partielle » puisqu'elle ne concerne que l'inviolabilité et « subsidiaire » en ce qu'elle n'empêche pas le parlementaire de conserver son siège au Parlement bien qu'elle puisse l'empêcher d'y siéger physiquement. L'immunité parlementaire est « préalable » à toute mesure judiciaire nécessitant sa levée et constitue un moyen d’« ordre public ». La levée de l'immunité parlementaire est plus fréquente depuis les années 1990 (infra) en dépit du fait que, les poursuites étant possibles depuis 1995, une procédure peut parfois être menée jusqu'à la condamnation éventuelle du parlementaire sans qu'ait été levée son immunité, ce qui permet à la Justice de s'exercer. A contrario, la levée de l'immunité ne présume pas de la culpabilité du parlementaire qui en fait l'objet et ne concerne strictement que les faits et l'incrimination pour lesquels elle a été précisément demandée.
Mal connue dans ses modalités et sa portée réelle, l'immunité parlementaire est souvent mal perçue par l'opinion et fait régulièrement l'objet de critiques et de propositions visant à la supprimer ou à la limiter. Elle a d'ailleurs été réformée en 1995.