Re: bac : 78,8% de réussite avant les rattrapages
Posté : 09 juillet 2018 20:25
je suis déçu , je m'attendais à un royal 90%Kelenner a écrit :En fait, tout ceci est entièrement faux de A à Z car reposant sur des mythes qui permettent à quelques prophètes de malheur de faire tourner leur business.Allora a écrit : ma grand mère fille de paysans avait juste son certificat d'étude et ne faisait aucune erreur d'orthographe.
Il est sûr que le bac - presque gratos- a donné à bcp la possibilité d'apprendre un peu... à bcp
mais s'il a monté un peu le niveau d'une grande partie de la population ( ça c'est bien ), il a baissé le niveau de ceux qui étaient capables d'être meilleurs .. ( et ça ce n'est pas bon : un pays a besoin de personnes hautement qualifiées )
donc à un moment les meilleurs doivent pouvoir travailler plus et apprendre plus donc être sélectionnés et regroupés ; sans compétition pas de progrès !
Ça c'était l'école de la République quand le Maître allait batailler avec le père paysan ou ouvrier (qui voulait retirer le gamin de 14 ans de l'école pour les champs ou l'usine alors que le Maître avait dépisté un gamin très prometteur .. )
le Maître sélectionnait les meilleurs qq soit l'origine et les poussait en les faisant travailler plus le soir ..
Ce qui s'est passé très vite est que les élites -voyant cette situation d' abaissement du niveau des études - ont mis leurs gamins ds des écoles très chères donc on retrouve qui au pouvoir ?? les mêmes !
il fallait ouvrir à plus de jeunes les possibilités d'aller jusqu'au bacmais en gardant des exigences !
De la discipline déjà !! pour que celui qui veut apprendre puisse tirer profit de l'école puisque n'ayant pas à la maison un soutien possible
Ce qui a été nocif c'est qu'en même temps qu'on a ouvert les portes et on a laissé de côté l'autorité, le droit à étudier ds un contexte calme ..
bref tout le monde a obtenu des diplômes mais la majorité a perdu la possibilité d'être vraiment instruite
-spécialement les enfants de familles pauvres qui auraient des capacités pour grimper l'échelle sociale mais qui , en se retrouvant ds des classe bordéliques, on raté le coche
Cette école soit disant de la chance pour tous a engendré la victoire des écoles privées payantes et le maintien des élites en place. Tu parles d'un progrès !!
l'école des socialistes c'est l'école médiocre pour tous ( sauf pour mon gamin !)
dans ce domaine le communisme avait lui un autre objectif bcp plus intéressant :
l'école pour tous avec sévérité et résultats et là oui c'était un bon programme !
-Les écoles privées et réservées à une aristocratie sociale ont toujours existé, avant même plus qu'aujourd'hui car la ségrégation, toujours présente, y était encore plus forte.
-Les enfants pauvres qui, aujourd'hui, obtiennent plus ou moins péniblement le bac ou des diplômes encore moins côtés n'avaient auparavant... rien, ou un certificat d'études sans aucune valeur. Certes, cela n'a pas bouleversé pour la plupart leur condition sociale, MAIS un certain nombre d'entre eux accèdent tout de même aujourd'hui à des études supérieures -ce qui était, malgré les fausses légendes propagées par ceux qui aiment réinventer l'Histoire, rarissime voire quasiment inexistant avant les années 60-70.
-L'abaissement, réel, du niveau du bac n'a EN AUCUN CAS fait baisser le niveau des "bons" élèves : ceux-ci obtiennent juste plus "facilement" des mentions B ou TB, et font valoir ensuite leurs capacités APRES le bac dans des filières sélectives. Ceci a toujours existé et pour ces enfants-là le niveau de l'examen n'a aucune importance. Le nombre de diplômés du supérieur a considérablement augmenté jusqu'au début des années 2000, même si ensuite on observe un début de stagnation -auquel tous les pays se sont heurtés, même la Suède qui a la population la mieux éduquée au monde. Certes, il nous reste de la marge.
Il faut enfin être lucide : avoir un niveau de bac très exigeant, avec 35 élèves par classe au lycée et l'obligation (salutaire) d'accueillir tout le monde ou presque, c'est une utopie. Pour arriver à l'objectif de 80% d'une classe d'âge au bac, il a fallu baisser le niveau d'exigence, ce qui en soi n'est ni bon ni mauvais : on tente de faire acquérir à un maximum de monde une formation "généraliste" relativement complète, et on réserve aux études supérieures l'acquisition de connaissances plus poussées et pointues. J'ajouterais que contrairement à une dernière idée farfelue, le bac, même à sa "grande" époque, n'a jamais préparé à des fonctions véritablement pointues : les ingénieurs faisaient déjà 5 ans d'études, les médecins et les chercheurs 8 ans, et si avec ce diplôme certains obtenaient des postes de semi-sous-fifres, c'est tout simplement parce que leur "technicité" était beaucoup moins importante qu'aujourd'hui...