Nitram a écrit :
Se fatiguer un peu c'est de démontrer avec rigueur quelque chose. Aucune étude rigoureuse ne démontre l'efficacité de l'homéopathie. Toutes les études rigoureuses démontrent l'inefficacité, mais ça tu refuses de le croire et tu te réfugies dans le déni en inventant je ne sais quel biais. Mais les faits sont là, l'homéopathie ce n'est que du placébo, personne n'a jamais réussi à démontré le contraire, et il y en a qui ont essayé.
Oui en effet la Sécu réaliserait d'énormes bénéfices en promettant des traitements qui ne soignent pas les gens et qui entraineraient leur mort prématurée.
Quant à la dilution, franchement, tu réalises les échelles, encore plus dilué qu'une molécule d'eau dans tout l'univers ! Il faut revenir sur terre à un moment donné et réaliser ce que ça signifie.
le fait est que si les études avaient été menées de façon totalement indépendante, il y aurait de multiples preuves aujourd'hui ; mais encore une fois, on ne peut pas être juge et partie
il y a bien moins de rigueur en ce qui concerne l'allopathie, les études soit disant rigoureuses sont souvent "arrangées" et tu ne t'en indignes pas ... l'intransigeance ne s'applique en fait qu'à ce qui fait de l'ombre et qu'on ne veut surtout pas reconnaître, là est le problème
pour résumer l'histoire du biais, une première étude australienne de 2012 concluant à l'efficacité de l'homéopathie a été escamotée ; une 2ème étude a été réalisée en 2015, avec de nouveaux critères très restrictifs qui ont abouti à retenir 5 études sur 1800 !!!! (j'avais été gentille en parlant de 300 ...)
toutes les études françaises sont basées sur le rapport australien de 2015, aucune recherche indépendante n'a été menée
quand on n'a pas envie de trouver des preuves d'efficacité, on n'en trouve pas ...
je n'invente rien, je suis allée repêcher ce que j'avais déjà posté dans le premier sujet, et voilà, si tu as vraiment envie de creuser le sujet, tu as matière ...
De sérieux biais méthodologiques
Si le rapport 2012 a été écrit par des chercheurs d’une université australienne, c’est un groupe de recherche privé, OptumInsight, qui a réalisé le rapport 2015.
Une nouvelle manière d’analyser les données lui a été appliquée, visant à étudier l’efficacité de l’homéopathie en général plutôt que celle des remèdes en particulier. « Plutôt que de se demander si tel remède homéopathique était efficace sur telle pathologie, résume l’Homeopathy Research Institute, ils se sont demandé si l’homéopathie en générale était efficace sur telle pathologie. »
OptimumInsight a également, suivant cette logique, compilé les différentes études sur telle pathologie en considérant qu’une étude positive serait « annulée » par une autre négative, même si elle utilisait un tout autre remède homéopathique.
Pour faire court, c’est comme si, pour la médecine conventionnelle, on compilait les résultats d’études cliniques sur six antibiotiques différents contre une bactérie, et que si seuls deux fonctionnaient sur six, on concluait à « l’absence de preuve fiable » que l’antibiothérapie fonctionne contre les infections.
Une barre mise étrangement haut
Autre problème relevé : dans le deuxième rapport, le NHMRC a analysé non pas 1 800 études, tel que prétendu, mais 176, en resserrant les critères d’analyse de manière arbitraire et inhabituelle.
Il a notamment été décidé que seules les études impliquant au moins 150 personnes pourraient être considérées comme « fiables ». C’est ainsi que 171 études ont été sorties de l’évaluation, n’en laissant, au final, que 5 à étudier.
Dans le détail, il apparaît que ce seuil minimal de 150 personnes a été fixé plus de sept mois après la finalisation du protocole de recherche, et que ces modifications tardives et inexpliquées n’ont pas été rapportées dans l’étude.
En outre, le NHMRC, comme d’autres institutions, effectue très régulièrement des essais cliniques avec moins de 150 participants , et n’a jamais fixé un tel niveau d’exigence pour ses autres rapports d’évaluation… Enfin, si d’autres critères de sérieux et de fiabilité avaient été choisis, comme ceux du British Medical Journal (échantillon minimal de 20 personnes randomisé contre groupe contrôle), par exemple, il serait resté 166 études à étudier, dont un grand nombre de positives, et une extrêmement convaincante sur l’efficacité de l’homéopathie en cas d’allergie, basée sur 144 personnes.
L’AHA et l’HRI ont enfin révélé que le professeur Peter Brooks, président du comité du NHMRC en charge du rapport de 2015, n’avait pas signalé son appartenance à un groupe de lobbying anti-homéopathie, baptisé Friends of Science in Medicine, alors même qu’il signait sur l’honneur, à l’époque, un document le déclarant « libre » de tout conflit d’intérêts. En outre, son comité ne comptait aucun expert en homéopathie, contrairement à ce que stipule la charte du NHMRC sur la composition des groupes d’experts.
Du doute à la plainte
Les associations pro-homéopathie ne sont pas les seules à avoir émis des doutes sur le rapport 2015. Avant sa sortie publique, le rapport a été soumis à des experts indépendants comme Cochrane Australie, qui publie des informations actualisées de haute qualité sur l’efficacité des interventions en santé. Cochrane estimait alors que « dire qu’il n’y a pas de preuve fiable (comme le fait le rapport NDLR) ne semble pas refléter de manière précise les données analysées », retour critique dont le NHMRC n’a pas tenu compte.
Depuis, trois associations australiennes ont déposé plainte auprès du Commonwealth Ombudsman, le défenseur des droits de leur pays . Au vu des éléments étayés dans le rapport de 60 pages de l’AHA, la plainte a été considérée comme recevable par le défenseur. Mais il n’a toujours pas statué à ce jour…
« Le rapport du NHMRC est un exemple choquant de désinformation », conclut pour sa part Rachel Roberts, présidente de l’Homeopathy Research Institute. « Les décideurs politiques et la communauté scientifique qui s’appuient sur ce type de rapport doivent pouvoir avoir confiance dans leur fiabilité. Il s’agit de présenter les faits de manière objective et, quoi qu’en dise le NHMRC, ce n’est pas ce qu’il a fait. Le public a le droit savoir qu’il y a des recherches de grande qualité montrant que l’homéopathie marche pour certaines pathologies, comme l’allergie, la sinusite ou la diarrhée enfantine . Ces informations ont été occultées. Si les données scientifiques de la médecine conventionnelle étaient traitées de cette manière, il y aurait eu, à juste titre, une levée de boucliers. »
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je termine par le commentaire d'un médecin sur un forum médical que j'ai trouvé amusant
Médecin ou Interne • Le 03/01/2019 à 19:45
Ah! mais, vous ne connaissez rien à la science, puisqu'on vous dit qu'il faut que ce soit "scientifiquement validé".
Qui est le garant de ce "scientifiquement validé"? Les scientifiques valides, validés par les laboratoires valides qui invalident les patients avec des effets secondaires soignés par d'autres médicaments scientifiquement validés qui etc.pour ensuite les rendre valides mais un peu moins jusqu'à ce qu'à partir d'un certain endroit "leur ticket ne soit plus valide"... c'est à peine exagéré.