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Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 05 février 2020 17:33
par crepenutella
CrazyMan a écrit : 05 février 2020 17:27
oldeagle a écrit : 05 février 2020 14:57 ! C'est toujours mieux d'avoir un travail que de ne pas en avoir un, même si il est très mal payé.

Et bien non, je ne suis pas du tout d'accord avec cette assertion. Je ne vois pas en quoi avoir un travail mal rémunéré serait un "mieux" en comparaison d'une absence de travail. Mieux vaut être au chômage et faire des choses intéressantes dans ce cas. Tout travail n'est pas bon à prendre, et un travail qui ne permet pas de vivre bien, est inutile. Sauf si bien sur il est génial et que l'on est un grand passionné, mais là c'est autre chose.

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 05 février 2020 17:49
par Fonck1
crepenutella a écrit : 05 février 2020 17:33
CrazyMan a écrit : 05 février 2020 17:27

Et bien non, je ne suis pas du tout d'accord avec cette assertion. Je ne vois pas en quoi avoir un travail mal rémunéré serait un "mieux" en comparaison d'une absence de travail. Mieux vaut être au chômage et faire des choses intéressantes dans ce cas. Tout travail n'est pas bon à prendre, et un travail qui ne permet pas de vivre bien, est inutile. Sauf si bien sur il est génial et que l'on est un grand passionné, mais là c'est autre chose.
c'est mieux parce que ça permet de ne pas tomber dans le j'en foutisme.
cet espèce d'état où on est pas motivé, où on a pas besoin de se motiver (la tv et le chômage vous y aident), ou on se dit : a ben autaht aller à la fin de mes droits, finalement j'ai cotisé pour cela (grosse erreur, déjà parce qu'on perds des places ensuite on perds des cotisations), ensuite il apparait évident, je me mets à la place d'un patron, que je préfère embaucher un employé motivé et besogneux, qu'une personne motivée par sa tv, doucement le matin pas trop vite le soir.
Donc oui, je dirais même que c'est une grande force de travailler même pour moins cher, si j'etais patron et que je voulais embaucher un ouvrier, ou autres d'ailleurs, le fait que cette personne ait les dents longues et en veut ne me ferait que dire que c'est la bonne personne à embaucher.
je connais des personnes qui ont perdu des upgrade de grade de métier (passer de catégorie C à B et ce n'est pas rien), parce qu'ils se sont présentés en tong et en chemise à leur entretien....tout est dans l'attitude....

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 05 février 2020 17:57
par crepenutella
Fonck1 a écrit : 05 février 2020 17:49
crepenutella a écrit : 05 février 2020 17:33

Et bien non, je ne suis pas du tout d'accord avec cette assertion. Je ne vois pas en quoi avoir un travail mal rémunéré serait un "mieux" en comparaison d'une absence de travail. Mieux vaut être au chômage et faire des choses intéressantes dans ce cas. Tout travail n'est pas bon à prendre, et un travail qui ne permet pas de vivre bien, est inutile. Sauf si bien sur il est génial et que l'on est un grand passionné, mais là c'est autre chose.
c'est mieux parce que ça permet de ne pas tomber dans le j'en foutisme.
cet espèce d'état où on est pas motivé, où on a pas besoin de se motiver (la tv et le chômage vous y aident), ou on se dit : a ben autaht aller à la fin de mes droits, finalement j'ai cotisé pour cela (grosse erreur, déjà parce qu'on perds des places ensuite on perds des cotisations), ensuite il apparait évident, je me mets à la place d'un patron, que je préfère embaucher un employé motivé et besogneux, qu'une personne motivée par sa tv, doucement le matin pas trop vite le soir.
Donc oui, je dirais même que c'est une grande force de travailler même pour moins cher, si j'etais patron et que je voulais embaucher un ouvrier, ou autres d'ailleurs, le fait que cette personne ait les dents longues et en veut ne me ferait que dire que c'est la bonne personne à embaucher.
je connais des personnes qui ont perdu des upgrade de grade de métier (passer de catégorie C à B et ce n'est pas rien), parce qu'ils se sont présentés en tong et en chemise à leur entretien....tout est dans l'attitude....
Et bien non c'est faux.
Occuper des emplois sous-qualifié et sans rapport avec son domaine de travail, n'apporte absolument rien. Pour un recruteur cela prouve seulement une incapacité à s’insérer dans la filière, ainsi qu'un manque d'expérience, ou une perte d'expérience.

J'en suis d'ailleurs un très bon exemple. Jamais aucun des multiples métiers que j'ai fais ne m'a permis de percer dans le monde de la culture. Et le fait d'avoir maintes fois prouvé que j'étais "vaillants", n'y changeait rien.

Au final, j'ai du reprendre mes études, et c'est à ce moment que ça a commencé à se décanter un peu. D'abord cela à motivé un libraire pour m'embaucher. Ensuite j'ai fais un stage, et là je viens de candidater à une offre d'emploi en bibliothèque...la directrice c'est empressé d’appeler mon directeur de stage (directeur d'une autre bibliothèque) pour s’enquérir de mon profil...il lui a certifié que j'étais en formation pour apprendre le métier, et que j'avais donné une entière satisfaction tout en lui recommandant de me prendre en entretien.
Voila comment les choses se passe:
1 réseau
2 réseau
3 réseau
et
4 Réseau
Point barre.
Soit on bosse dans son domaine et on se fait un réseau, soit on fait une croix sur sa carrière.

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 05 février 2020 18:00
par Fonck1
crepenutella a écrit : 05 février 2020 17:57
Fonck1 a écrit : 05 février 2020 17:49

c'est mieux parce que ça permet de ne pas tomber dans le j'en foutisme.
cet espèce d'état où on est pas motivé, où on a pas besoin de se motiver (la tv et le chômage vous y aident), ou on se dit : a ben autaht aller à la fin de mes droits, finalement j'ai cotisé pour cela (grosse erreur, déjà parce qu'on perds des places ensuite on perds des cotisations), ensuite il apparait évident, je me mets à la place d'un patron, que je préfère embaucher un employé motivé et besogneux, qu'une personne motivée par sa tv, doucement le matin pas trop vite le soir.
Donc oui, je dirais même que c'est une grande force de travailler même pour moins cher, si j'etais patron et que je voulais embaucher un ouvrier, ou autres d'ailleurs, le fait que cette personne ait les dents longues et en veut ne me ferait que dire que c'est la bonne personne à embaucher.
je connais des personnes qui ont perdu des upgrade de grade de métier (passer de catégorie C à B et ce n'est pas rien), parce qu'ils se sont présentés en tong et en chemise à leur entretien....tout est dans l'attitude....
Et bien non c'est faux.
Occuper des emplois sous-qualifié et sans rapport avec son domaine de travail, n'apporte absolument rien. Pour un recruteur cela prouve seulement une incapacité à s’insérer dans la filière, ainsi qu'un manque d'expérience, ou une perte d'expérience.

J'en suis d'ailleurs un très bon exemple. Jamais aucun des multiples métiers que j'ai fais ne m'a permis de percer dans le monde de la culture. Et le fait d'avoir maintes fois prouvé que j'étais "vaillants", n'y changeait rien.

Au final, j'ai du reprendre mes études, et c'est à ce moment que ça a commencé à se décanter un peu. D'abord cela à motivé un libraire pour m'embaucher. Ensuite j'ai fais un stage, et là je viens de candidater à une offre d'emploi en bibliothèque...la directrice c'est empressé d’appeler mon directeur de stage (directeur d'une autre bibliothèque) pour s’enquérir de mon profil...il lui a certifié que j'étais en formation pour apprendre le métier, et que j'avais donné une entière satisfaction tout en lui recommandant de me prendre en entretien.
Voila comment les choses se passe:
1 réseau
2 réseau
3 réseau
et
4 Réseau
Point barre.
Soit on bosse dans son domaine et on se fait un réseau, soit on fait une croix sur sa carrière.
je ne vois pas en quoi c'est incompatible avec ce que j'ai mis.
si vous aviez été une larve en formation, le mec ne vous aurait pas recommandé.

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 05 février 2020 18:06
par CrazyMan
Fonck1 a écrit : 05 février 2020 17:49 si j'etais patron et que je voulais embaucher un ouvrier
Ne t'inquiètes pas tu n'aurais aucun problème.

Le marché du travail n'en est pas un en réalité.
Un marché c'est le lieu de rencontre entre l'offre (l'employeur) et la demande (le candidat).
Dans une conjoncture comme la notre, le rapport entre offre et demande est complètement déséquilibré. La mise en tension disparu.
Pourquoi? Et bien parce que la prise en otage salariale fonctionne comme ceci, tu as d'une part le choix d'accepter ce que l'on te propose (dans une conjoncture où il y a du chômage et une précarité croissante l'offre peut aisément revoir à la baisse ses conditions) et d'autre part le choix de refuser pour pouvoir, à terme, crever de faim dans la rue.
Sur le marché du travail tu ne refuses pas d'acheter une tomate trop chère à ton goût, tu refuses d'avoir de quoi survivre. Ce qui mène inévitablement à accepter des emplois précaires.

Tu remarqueras que j'ai utilisé l'expression "prise en otage" si souvent présente dans le maigre vocabulaire des médias (surtout télévisés) afin de mettre en lumière où celle-ci se trouve.

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 05 février 2020 18:32
par Victor
crepenutella a écrit : 05 février 2020 17:33
CrazyMan a écrit : 05 février 2020 17:27

Et bien non, je ne suis pas du tout d'accord avec cette assertion. Je ne vois pas en quoi avoir un travail mal rémunéré serait un "mieux" en comparaison d'une absence de travail. Mieux vaut être au chômage et faire des choses intéressantes dans ce cas. Tout travail n'est pas bon à prendre, et un travail qui ne permet pas de vivre bien, est inutile. Sauf si bien sur il est génial et que l'on est un grand passionné, mais là c'est autre chose.
Je ne suis pas du tout certain de ton affirmation.
Mon expérience, c'est qu'un trou de plusieurs mois (et même pas des années) dans un CV est toujours mal vu par un employeur.

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 06 février 2020 09:12
par crepenutella
Victor a écrit : 05 février 2020 18:32
crepenutella a écrit : 05 février 2020 17:33

Et bien non, je ne suis pas du tout d'accord avec cette assertion. Je ne vois pas en quoi avoir un travail mal rémunéré serait un "mieux" en comparaison d'une absence de travail. Mieux vaut être au chômage et faire des choses intéressantes dans ce cas. Tout travail n'est pas bon à prendre, et un travail qui ne permet pas de vivre bien, est inutile. Sauf si bien sur il est génial et que l'on est un grand passionné, mais là c'est autre chose.
Je ne suis pas du tout certain de ton affirmation.
Mon expérience, c'est qu'un trou de plusieurs mois (et même pas des années) dans un CV est toujours mal vu par un employeur.
Ah oui, mais une expérience hors de propos avec le poste demandé, n'aide en rien non plus. C'est bien le problème. Ça signifie juste que l'on a aucune expérience, ou qu'on en a perdu.
Le corporatisme est également très présent en France, et pas que dans le public. Celui qui veut être embauché comme libraire sans avoir fait le sacro-saint IUT métier du livre spécialité librairie...ben je lui souhaite bonne chance.
Alors que c'est des conneries. Cela ne requière pas des compétences d'ingénieur nucléaire non plus, et je le sais d'autant plus que j'ai enfin réussi à me faire embaucher, au bout de 6 ans de galère, et parce que je suis parti deux mois en Irlande apprendre l'anglais, ce qui me permet de bosser dans une librairie bilingue.

Donc moi je dis au gens de faire bien attention, tout métier n'est pas bon à prendre si on a une idée de carrière. On peut aussi perdre beaucoup de temps. Et souvent il vaut mieux faire d'autres expériences, même si ce n'est pas du vrai travail. Et je pense que le chômage devrait l'encourager. D'ailleurs je pense que le chômage devrait être possible pour ceux qui comme moi partent faire du woofing pour améliorer leur anglais. (dans les faits beaucoup grugent, mais c'est chiant de devoir en arriver là).

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 06 février 2020 10:09
par oldeagle
CrazyMan a écrit : 05 février 2020 17:27
oldeagle a écrit : 05 février 2020 14:57 Oui, je suis pour une politique de l'offre, car c'est les entreprises qui créent les emplois. Et il faut les aider et non les taxer.
La vieille idéologie est de taxer les entreprises pour punir le méchant patron exploiteur, y compris dans les PME-PMi, TPE-TPI !

Je n'ai pas l'impression que les espaces fiscaux avantageux soient nombreux, ils auraient plutôt tendance à disparaître. Mais si ils existent, il faut se poser les bonnes questions ! Et si toutes les entreprises s'installent dans ces paradis fiscaux, c'est pour la fiscalité avantageuse. Plutôt que de vouloir taxer d'avantage nos entreprises, on devrait faire de la France un paradis fiscal pour plus d'emplois !

Bien évidemment que non je ne souhaite pas développer l'indigence. Je n'ai jamais préconiser cela. Il faut revenir au 39 h payé 39, pour baisser le coût du travail, et favoriser l'emploi. C'est l'emploi qui va permettre du diminuer la pauvreté, même si le travail précaire existe ! C'est toujours mieux d'avoir un travail que de ne pas en avoir un, même si il est très mal payé.

On voit que tu es totalement à côté de la plaque au niveau économique !
Augmenter les salaires, c'est impossible en France à cause des charges trop lourdes ! La seule manière d'augmenter les salaires c'est de diminuer les charges significativement où les supprimer.

Pour que les salariés vivent mieux dans ce pays, il faut mettre en place des dispositifs comme les comptes épargne temps ou l'actionnariat salarié, le 13ème mois, ou les heures sup défiscalisées !

Preuve est faites qu'une baisse des charges créent de l'emploie ! Macron a baissé les charges, et comme par hasard, le chômage baisse ! Il y a donc bien un lien de cause à effet.
En fait tu es un libéral radical.

L'imposition est faite pour inciter les acteurs économiques à certains comportement et également pour redistribuer!
Si tu ne taxes pas les entreprises, tu as moins de ressources à redistribuer. Tu ne peux pas non plus les inciter à produire de manière plus responsable, ect... La fiscalité est un formidable levier étatique.

Finalement, tu es pour un retrait de l'état de l'activité économique.

Je suis à côté de la plaque au niveau économique?
Je crois que nous sommes à des années lumières l'un de l'autre mon pauvre ami.
En ce qui concerne le lien de cause à effet entre baisse des charges et diminution du chômage... Tu devrais être sans doute le prochain prix nobel car en réalité que ce soit d'un côté ou de l'autre, on en sait foutrement rien mais tu devrais pouvoir nous éclairer de tes lumières je suppose. Tu dois être un de ces paléonto économistes qui pense qu'une mesure a automatiquement des répercussions mécaniques sur l'ensemble de l'économie. Or je suis vraiment désolé de te l'apprendre mais ça serait sans doute le cas dans une économie où tout les acteurs sont rationnels et possèdent toute les informations mais en réalité ce n'est pas le cas...
Tu fais sans doute partie des défenseurs de l'effet de ruissellement?

Esther Duflo qui a été prix nobel d'économie cette année avec son mari en est encore a étudié le comportement des consommateurs avec des méthodes expérimentales...

En ce qui concerne la vie des salariés hum... Je ne suis pas certains qu'augmenter le temps de travail va leur permettre de mieux vivre. Peut-être de gagner davantage en ayant moins le temps d'en profiter et donc de pouvoir en épargner davantage? Quel humanisme!
J'accepte le terme de "libéral radical".

Je ne suis pas contre l'imposition ni la taxation. Mais il faut faire cela de manière raisonnée et raisonnable. La France est le pays le plus taxé, et est le pays où il y a le plus d'impôts ! Chaque fois qu'il y a un problème en France, on crée un impôt ! Il faut changer de paradigme.

Bien sûr qu'il y a un lien entre la baisse des charges et la diminution du chômage. Mais la baisse des charges n'est pas le seul facteur. Il y a aussi la réforme du droit du travail qui facilite l'embauche, les emplois industriels qui repartent, les investissements qui sont élevés. Donc, oui, tous ces facteurs font qu'il y a une baisse du chômage.

Concernant la vie des salariés, tu l'ignores peut être, mais nos ancêtres travaillaient plus que nous. Est ce que cela les empêchés d'avoir une vie de famille ? Bien sûr que non ! Ils avaient une vie de famille ! Un japonais qui viendrait s'installer en France, mais il serait malheureux, car il ne comprendrai pas qu'on travail si peu ! Les japonais on la culture du travaille ! Avec nos 35 heures, on est la risée du monde entier !
Même les Suédois qui on tenté de manière intelligente de réduire le temps de travail, réclame à travailler plus !

Epargner serait inhumain selon toi ? Justement, épargner c'est être prudent ! C'est préparer l'avenir au cas où il y aurait un pépin ! Et gagner plus te permettra d'avoir une pension de retraite plus importante.

Au fait, tu préconises quoi ? La retraite au berceau ?

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 06 février 2020 10:12
par oldeagle
crepenutella a écrit : 05 février 2020 17:33
CrazyMan a écrit : 05 février 2020 17:27

Et bien non, je ne suis pas du tout d'accord avec cette assertion. Je ne vois pas en quoi avoir un travail mal rémunéré serait un "mieux" en comparaison d'une absence de travail. Mieux vaut être au chômage et faire des choses intéressantes dans ce cas. Tout travail n'est pas bon à prendre, et un travail qui ne permet pas de vivre bien, est inutile. Sauf si bien sur il est génial et que l'on est un grand passionné, mais là c'est autre chose.
Quand tu as un travail, même mal payé, tu cotises pour ta retraite, pour la sécu, etc... Quand tu es au chômage, tu ne cotises pas.
Donc, oui, même si tu as un taf mal payé, c'est mieux que de ne pas en avoir du tout. D'un autre côté, il vaut mieux les emplois bien rémunérer réservés aux français, et laisser les emplois précaires aux migrants !

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 06 février 2020 11:27
par Victor
crepenutella a écrit : 06 février 2020 09:12
Victor a écrit : 05 février 2020 18:32
Je ne suis pas du tout certain de ton affirmation.
Mon expérience, c'est qu'un trou de plusieurs mois (et même pas des années) dans un CV est toujours mal vu par un employeur.
Ah oui, mais une expérience hors de propos avec le poste demandé, n'aide en rien non plus. C'est bien le problème. Ça signifie juste que l'on a aucune expérience, ou qu'on en a perdu.
Le corporatisme est également très présent en France, et pas que dans le public. Celui qui veut être embauché comme libraire sans avoir fait le sacro-saint IUT métier du livre spécialité librairie...ben je lui souhaite bonne chance.
Alors que c'est des conneries. Cela ne requière pas des compétences d'ingénieur nucléaire non plus, et je le sais d'autant plus que j'ai enfin réussi à me faire embaucher, au bout de 6 ans de galère, et parce que je suis parti deux mois en Irlande apprendre l'anglais, ce qui me permet de bosser dans une librairie bilingue.

Donc moi je dis au gens de faire bien attention, tout métier n'est pas bon à prendre si on a une idée de carrière. On peut aussi perdre beaucoup de temps. Et souvent il vaut mieux faire d'autres expériences, même si ce n'est pas du vrai travail. Et je pense que le chômage devrait l'encourager. D'ailleurs je pense que le chômage devrait être possible pour ceux qui comme moi partent faire du woofing pour améliorer leur anglais. (dans les faits beaucoup grugent, mais c'est chiant de devoir en arriver là).
Bon, c'est assez évident que quelqu'un qui papillonne dans diverses spécialités ne pourra pas justifier d'une longue expérience dans un seul domaine !
Il faut savoir gérer sa carrière professionnelle, et c'est vrai que c'est aujourd’hui certainement plus difficile qu'à une autre époque. Mais cela n'a jamais été si facile et les employeurs ont toujours demandé des CV avec des diplômes et de l'expérience. Rien de vraiment neuf sous le soleil.

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 06 février 2020 11:50
par oups
crepenutella a écrit : 06 février 2020 09:12
Victor a écrit : 05 février 2020 18:32
Je ne suis pas du tout certain de ton affirmation.
Mon expérience, c'est qu'un trou de plusieurs mois (et même pas des années) dans un CV est toujours mal vu par un employeur.
Ah oui, mais une expérience hors de propos avec le poste demandé, n'aide en rien non plus. C'est bien le problème. Ça signifie juste que l'on a aucune expérience, ou qu'on en a perdu.
Le corporatisme est également très présent en France, et pas que dans le public. Celui qui veut être embauché comme libraire sans avoir fait le sacro-saint IUT métier du livre spécialité librairie...ben je lui souhaite bonne chance.
Alors que c'est des conneries. Cela ne requière pas des compétences d'ingénieur nucléaire non plus, et je le sais d'autant plus que j'ai enfin réussi à me faire embaucher, au bout de 6 ans de galère, et parce que je suis parti deux mois en Irlande apprendre l'anglais, ce qui me permet de bosser dans une librairie bilingue.

Donc moi je dis au gens de faire bien attention, tout métier n'est pas bon à prendre si on a une idée de carrière. On peut aussi perdre beaucoup de temps. Et souvent il vaut mieux faire d'autres expériences, même si ce n'est pas du vrai travail. Et je pense que le chômage devrait l'encourager. D'ailleurs je pense que le chômage devrait être possible pour ceux qui comme moi partent faire du woofing pour améliorer leur anglais. (dans les faits beaucoup grugent, mais c'est chiant de devoir en arriver là).
En fait , vous etes un peu pour l'Uberisation :icon_winks:

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 06 février 2020 11:51
par crepenutella
oups a écrit : 06 février 2020 11:50
crepenutella a écrit : 06 février 2020 09:12

Ah oui, mais une expérience hors de propos avec le poste demandé, n'aide en rien non plus. C'est bien le problème. Ça signifie juste que l'on a aucune expérience, ou qu'on en a perdu.
Le corporatisme est également très présent en France, et pas que dans le public. Celui qui veut être embauché comme libraire sans avoir fait le sacro-saint IUT métier du livre spécialité librairie...ben je lui souhaite bonne chance.
Alors que c'est des conneries. Cela ne requière pas des compétences d'ingénieur nucléaire non plus, et je le sais d'autant plus que j'ai enfin réussi à me faire embaucher, au bout de 6 ans de galère, et parce que je suis parti deux mois en Irlande apprendre l'anglais, ce qui me permet de bosser dans une librairie bilingue.

Donc moi je dis au gens de faire bien attention, tout métier n'est pas bon à prendre si on a une idée de carrière. On peut aussi perdre beaucoup de temps. Et souvent il vaut mieux faire d'autres expériences, même si ce n'est pas du vrai travail. Et je pense que le chômage devrait l'encourager. D'ailleurs je pense que le chômage devrait être possible pour ceux qui comme moi partent faire du woofing pour améliorer leur anglais. (dans les faits beaucoup grugent, mais c'est chiant de devoir en arriver là).
En fait , vous etes un peu pour l'Uberisation :icon_winks:
Qui ça moi? Pourquoi donc?

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 06 février 2020 12:15
par oups
crepenutella a écrit : 06 février 2020 11:51
oups a écrit : 06 février 2020 11:50

En fait , vous etes un peu pour l'Uberisation :icon_winks:
Qui ça moi? Pourquoi donc?
Bah ." Celui qui veut faire libraire doit la faire la sacro sainte....." toussa toussa........ :siffle: Mais j'dis pas que l'instabilité c'est forcement pas bien

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 06 février 2020 12:29
par crepenutella
oups a écrit : 06 février 2020 12:15
crepenutella a écrit : 06 février 2020 11:51

Qui ça moi? Pourquoi donc?
Bah ." Celui qui veut faire libraire doit la faire la sacro sainte....." toussa toussa........ :siffle: Mais j'dis pas que l'instabilité c'est forcement pas bien
Je ne vois toujours pas le rapport avec ce que j'ai dis.
Je défend la mobilité, et des carrières transversales plutôt qu'en silo effectivement. Ce n'est pas ça l'ubérisation.
Je ne suis pas pour l'hperspécialisation généralisée depuis le lycée ou sa formation initiale. Sauf évidemment...pour les métier de l’ingénieurie nucléaire ect.

Je suis aussi pour que soit valorisé les parcours divers, nourris d'expériences riches et variées. Et pas les parcours sclérosés dans une formation puis le même métier toute sa vie.

Re: Vingt ans après les 35 heures, la semaine de quatre jours est-elle la prochaine étape ?

Posté : 06 février 2020 12:40
par Victor
crepenutella a écrit : 06 février 2020 12:29
oups a écrit : 06 février 2020 12:15
Bah ." Celui qui veut faire libraire doit la faire la sacro sainte....." toussa toussa........ :siffle: Mais j'dis pas que l'instabilité c'est forcement pas bien
Je ne vois toujours pas le rapport avec ce que j'ai dis.
Je défend la mobilité, et des carrières transversales plutôt qu'en silo effectivement. Ce n'est pas ça l'ubérisation.
Je ne suis pas pour l'hperspécialisation généralisée depuis le lycée ou sa formation initiale. Sauf évidemment...pour les métier de l’ingénieurie nucléaire ect.

Je suis aussi pour que soit valorisé les parcours divers, nourris d'expériences riches et variées. Et pas les parcours sclérosés dans une formation puis le même métier toute sa vie.
Ce genre de carrière est possible dans les pays où le licenciement est facile.
En effet, les employeurs sont souvent intéressés par ces profils. Mais ces profils représentent une prise de risque pour l'employeur.
Le CDI français étant hyper protecteur et les employeurs redoutant les prud'hommes où ils perdent très souvent (plus la longueur et le coût de la procédure), finalement préfèrent ne pas prendre de risque et choisissent le profil classique du candidat qui a fait toute sa carrière dans la même spécialité même si ils étaient attirés par un candidat plus "open mind" qui pouvaient peut-être leur apporter plus de choses ... !

Aux US, par exemple, on peut trouver des directeurs de sociétés connues qui ont fait des études d'histoire, d'histoire ancienne, médiévale ...
En France, on ne verra jamais cela !