Re: Les annonces du ministre de l'intérieur à propos du racisme et des violences policières.
Posté : 12 juin 2020 14:01
...Bin tu vois Fonck Nous y sommes..C'est la grogne et la grève de terrain...Et là comme déjà dit: Merci Castaner. 
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Source:Le Parisien.
Alors que la colère des policiers contre Christophe Castaner ne faiblit pas, le secrétaire général du syndicat indépendant des commissaires de police, Jean-Paul Mégret souhaite qu'Emmanuel Macron reçoive les syndicats de police.
Appelez-vous à la démission du ministre de l'Intérieur ?
Jean-Paul Mégret:
Ce n'est pas la première fois que Christophe Castaner se montre imprécis, peu concerné par nos contraintes, voire carrément méprisant à notre endroit. Mais reprendre la rhétorique des activistes qui nous détestent, c'était encore du jamais-vu à Beauvau. Nous avons un ministre de l'Intérieur qui ne nous mérite pas.
Maintenant nous nous refusons à rentrer dans la carambouille politique : démission, pas démission. Nous sommes là pour défendre notre métier, l'institution policière qui est mise en mal. Ce qui fait mal là, c'est que les attaques viennent de notre propre ministre. Et au plus haut sommet de l'Etat on ne dit pas un mot, on ne fait pas un geste symbolique. C'est un véritable problème.
Malgré tout il semble que le ministre de l'Intérieur a présenté ses excuses aux syndicats de police qu'il a reçus ?
Notre organisation syndicale doit le voir en fin de soirée. Mais effectivement il paraît qu'il a concédé avoir fait « une erreur » et regretter ses propos. Ceci dit quand on est le ministre de la loi, on se doit de tenir des paroles claires. On ne peut pas parler à la fois de soupçons et de faits avérés, de suspension systématique puis de suspension envisagée. Ce n'est pas juridiquement clair. Et toutes ces confusions nous inquiètent.
Le ministre a parlé de prise d'étranglement pour la prise par le cou. C'est un terme volontairement utilisé pour faire peur. On n'est pas sur un tatami, le policier n'est pas un judoka. Le policier essaie seulement d'interpeller les personnes au mieux avec les techniques dont il dispose. On a parfois l'impression que notre ministre ne maîtrise pas ces concepts. Pourtant, il ne vient pas d'arriver. Il cherche à faire de la com parce que la tendance est aux réseaux sociaux et à Twitter.
Qu'attendez-vous désormais ?
On souhaite que le ministre revienne sur tout ce qu'il a dit. On demande aussi à ce qu'au plus sommet de l'Etat, il y ait un éclaircissement sur ce qu'on attend du régalien. On demande que le président nous reçoive et se positionne. Durant la crise des Gilets jaunes puis la gestion du Covid, le président et le gouvernement ont eu besoin de nous, et ce n'est pas fini, compte tenu de la crise économique et sociale qui s'annonce.
Il faut que notre police républicaine soit en capacité de faire son métier. Or le contact avec notre ministre de l'Intérieur est largement rompu. Et ce n'est pas à nous de le retisser. Nous dialoguons avec des gens qui sont capables de nous écouter. Or lorsqu'on adresse des courriers à notre ministre, il ne vous répond pas.
En fait, je crois qu'il n'aime pas la police.
Source:Le Parisien.
Christophe Castaner, qui a reçu vendredi les syndicats policiers très remontés depuis ses annonces de lundi, a confirmé dans la soirée la suppression de la technique d'interpellation dite « d'étranglement ».
Les syndicats, qui avaient dit en fin de journée attendre une lettre du ministre, espéraient que le ministre de l'Intérieur revienne sur son annonce de lundi d'interdire cette technique d'interpellation de personnes violentes, avant qu'une méthode alternative puisse être mise en place.
« Elle a été jugée dangereuse par le groupe de travail conjoint dirigé par les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie nationales, chargé en janvier dernier par le ministre de l'Intérieur de passer en revue l'intégralité des gestes et techniques d'intervention des forces de l'ordre », est-il écrit dans un communiqué conjoint de Christophe Castaner et de son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez.
« Pas de zone grise »:
« Conformément aux préconisations de ce groupe de travail, cette technique […] ne sera plus enseignée dans les écoles de police. Elle ne l'est déjà plus en gendarmerie ou dans les rangs de l'administration pénitentiaire », confirment-ils. « Il nous a assuré qu'il n'y aurait pas de zone grise, qu'on ne laisserait pas les policiers sans la capacité de procéder à leur cœur de métier […] Il n'est pas question qu'on se retrouve avec rien dans les jours à venir », avait déclaré en fin d'après-midi David Le Bars, du syndicat des commissaires de police.
« Un groupe de travail sera chargé d'ici le 1er septembre de déterminer les techniques et moyens matériels de substitution, auxquels les fonctionnaires seront alors formés », annoncent Le ministère de l'Intérieur et son secrétaire d'Etat.
« Parce qu'il a pu y avoir de l'incompréhension parmi les policiers, il convient de préciser que cela ne remet pas en cause, dans les cas de confrontations physiques avec des individus qui opposent une résistance, la possibilité de réaliser une prise arrière de façon à amener l'individu au sol pour le menotter », ajoutent-ils.
Expérimentation du pistolet à impulsion électrique:
Une expérimentation territoriale du pistolet à impulsion électrique (PIE) dernière génération - dont la généralisation n'a pas été demandée par les syndicats selon le communiqué - sera également menée. Il est également prévu la généralisation des caméras-piétons « dont la technologie doit monter en gamme ».
Devant les syndicalistes, Christophe Castaner avait reconnu en outre « une connerie », « une maladresse » de langage quand il a annoncé lundi la suspension de tout fonctionnaire en cas de « soupçon avéré » de racisme selon les syndicalistes. Cette suspension conservatoire ne peut être décidée qu'en cas de « faits avérés », insistent de nouveau les deux ministres.
« On sait bien que Christophe Castaner n'a pas pris la parole lundi de sa propre initiative mais parce que le président de la République le lui a demandé », avait fait valoir Patrice Ribeiro du syndicat Synergie (officiers), en rappelant la demande des syndicats à être reçus par le chef de l'Etat. Jeudi, Christophe Castaner a reçu les représentants syndicaux des gardiens de la paix et vendredi ceux des officiers et des commissaires.
sofasurfer a écrit : 09 juin 2020 10:45 Dénoncer les policiers qui font un usage disproportionner de la force, oui.
Dénoncer les policiers qui usent de propos et actes racistes, oui.
Dénoncer les policiers qui abusent des contrôles d’identité, oui.
Mais parler de suspension en cas de soupçons c'est un camouflet pour la quasi totalité des policiers qui font leur travail dans des conditions parfois difficiles.
Au lieu d'user d’éléments de langage et de généralités populistes, le gouvernement devrait en priorité proposer plus de formation, fournir plus d'équipement, des véhicules en bon état et surtout permettre d'appliquer la loi républicaine partout sur le territoire.
Oui, quand on se soustrait a un contrôle de police, on engage un risque pour sa santé et sa vie. Un individu qui se soustrait a un contrôle devrait avoir en conscience qu'il s'expose a des mesures coercitives, voir a une neutralisation par arme a feu s'il représente un danger pour autrui...
Le pire c'est cette "connerie" n'est pas une maladresse prononcée lors d'une conversation mais des mots figurant sur un texte très probablement lu et relu plusieurs foisvéra a écrit : 13 juin 2020 07:09 Peut-être qu'après les municipales, il y aura un remaniement et Castaner va être éjecter : Castaner a dit une connerie : soupçon avéré, c'est un contre sens , cela ne veut rien dire ....![]()
ils ont la mémoire courte nos amis policiers. il y a quelques mois, castagnette refusait de voir la violence totalement disproportionné et systématique à l'encontre des gilets jaunes. hommes, femmes, enfants, vieillards tout le monde se prenait des coups de matraque, de rangers et de LBD dans les dents sans que ça n'émeuve le moins du monde notre ministre.Crapulax a écrit : 13 juin 2020 05:27 .............................Colère des policiers: «Nous avons un ministre de l’Intérieur qui ne nous mérite pas».............................
Jean-Paul Mégret, le secrétaire général du syndicat indépendant des commissaires de police (SICP), affirme que le contact avec le patron de la place Beauvau est largement rompu.
Si c'est aussi le sujet car la difficulté de la tache de flic n'est presque jamais évoquée ....coincetabulle a écrit : 14 juin 2020 11:20 instrumentaliser un drame pour détourner le sujet c'est pas terrible comme procédé.
le meurtre de ces policiers est horrible et totalement condamnable, mais ce n'est absolument pas le sujet.