Time a écrit : 30 octobre 2023 12:41
Personne ne sacralise l'Ivg, ni le banalise. C'est un acte trop grave comme vous le dites et difficile. Je pense qu'aucune femme n'avorte par gaité de coeur et que c'est la première qui en souffre physiquement et moralement. A mon avis elle n'aura pas envie de recommencer.
Je pense aussi qu'il est hors de question d'utiliser l'Ivg comme contraception. Il existe d'autres méthodes efficaces. Sachez quand même que la contraception n'est pas efficace à 100%. Il peut donc y avoir des accidents.
Pourtant, on apprend que le recours à l'avortement a atteint un niveau record en 2022 (234000).
https://www.tf1info.fr/sante/avortement ... 71107.html
Ce qui prouve deux choses :
- Que l'avortement est loin d'être menacé en France.
- Qu'il tend quand même à se banaliser.
Simone Veil avait défendu l'accès à l'IVG comme un " ultime recours". On dirait que l'IVG s'est tellement banalisée qu'elle est devenue un moyen de contraception comme un autre. Emmanuel Macron promet maintenant d'en faire une liberté irréversible. La symbolique a changé.
Il s'agit simplement de mesures sanitaires et sociales nécessaires pour éviter l'infirmité et la mort de milliers de femmes en france.
Non, c'est faux ! Certes, la grossesse est potentiellement dangereuse pour les femmes concernées, elle nécessite une prise en charge médicale, mais cette prise en charge médicale existe aujourd'hui, si bien que la mortalité maternelle est aujourd'hui très faible en France. On parle d'une centaine de morts maternelles chaque année :
https://www.parents.fr/accouchement/acc ... ce-1028279
Chiffre à comparer aux 234000 IVG...
Donc non, les IVG ne sont pas "des mesures sanitaires et sociales nécessaires pour éviter l'infirmité et la mort de milliers de femmes en france." ! Le plus souvent, ce sont des avortements de confort, de convenance personnelle ! La loi offre ce droit (avorter pour convenance personnelle) aux femmes : dont acte. Mais il faut qu'elles l'assument clairement !
Il ne s'agit pas de "consacrer", encore une fois. C'est une nécessité. Mesoke vous a expliqué qu'il ne s'agissait pas de meurtre de "bébés" mais d'un foetus à l'état embryonnaire qui n'a pas de conscience, un amas de chair et de fluides et certainement pas un bébé.
Et je conteste cette idée de considérer le fœtus comme un simple amas de cellules. Un fœtus qui a une forme humaine (des bras, des jambes, un tête, un tronc,un coeur qui bat, une activité cérébrale) n'est plus un amas de cellules.
Concernant MLP, il n'est guère étonnant qu'elle refuse l'inscription de l'Ivg à la constitution garantissant quasiment la pérénnité de l'acte, car refusant l'immigration, elle est pour une politique nataliste chez des françaises qu'elle verrait bien redevenir des femmes au foyer dans ce but (j'ai déjà lu qu'elle proposait des primes et des avantages à la natalité).
On prête beaucoup d'intentions (bonnes ou mauvaises) à MLP, mais en réalité, elle ne dit plus grand-chose, dans sa quête de normalisation. Difficile de savoir ce qu'elle pense.