gare au gorille a écrit : 09 novembre 2024 12:46
Yaroslav a écrit : 09 novembre 2024 12:17
Vous avez des sources de ça ?
Remontez simplement à la première page de ce sujet, au premier post de monsieur Uburoi et vous y trouverez en écriture bleu la précision apportée par un diplomate qui explique que seules les ambassades sont des lieux inviolables, partout ailleurs c'est le droit du pays hôte, en l'occurrence ici le droit israélien qui prime, même si la France possède en ce lieux un ancrage.
Donc en toute logique la sécurité israélienne prime sur les policiers français détachés en Israël.
Je n'invente rien, je me contente d'interpréter le texte, vous pouvez toujours produire d'autres textes pour contredire, mais je pense cela assez logique et pratiquement le même problème c'était déjà produit lors de la visite de monsieur Chirac ou la sécurité israélienne était sur les dents et s'efforçait de prendre la place des policiers français au grand mécontentement de monsieur Chirac
On ne sera pas d'accord là-dessus et pour une raison imparable. Cette enclave -indubitablement française- se trouve à Jérusalem Est annexé illégalement par Israël depuis 1967, fait dénoncé par l'ONU et de multiples résolutions qui s'en sont suivies.
Il n'est donc pas légitime de parler de "droit israélien" quand celui-ci est condamné par le droit international et n'a pas à s'exercer unilatéralement sur Jérusalem est. Seul le droit international prévaut. Un droit international qu'Israël bafoue sans cesse depuis des décennies en faisant mine d'oublier qu'il lui doit le fondement juridique même de son existence.
Que serait Israël s'il n'était pas né d'une reconnaissance de l'ONU en 1947 ? Rien. Ou alors un état paria auto-proclamé sans aucune reconnaissance internationale.
Mais pour en revenir aux circonstances précises de ce qui s'est passé :
1) Israël aurait dû demander la permission au Consulat français l'autorisation d'intervenir dans cette enclave. Il ne l'a pas fait.
2) Israël aurait dû présenter aux gendarmes un mandat de perquisition en précisant la raison de cette intrusion déjà illégale par elle-même : il ne l'a pas fait.
3) Israël a procédé à une arrestation de gendarmes français par la force, en les menottant et en les mettant à terre comme si il s'agissait de terroristes : humiliant et inadmissible. Les cris répétés des gendarmes : "Ne me touche pas ! Ne me touche pas ! " on peut les entendre encore (à moins d' être vraiment très sourds)
4) En quoi cette arrestation humiliante pour ces gendarmes et la France dans cette enclave religieuse gérée par la France avait elle un rapport avec" la sécurité d'Israël" ? Aucun. Ils ont été relâchés quelques minutes plus tard. Décryptage = "On vous emm.... On est chez nous partout et on emm... la France."
Tout cela ne relève que de la pure provocation diplomatique et de la haine que la France inspire à toute une extrême-droite israélienne pour sa défense d'une solution à deux états.
Point la peine d'aller chercher plus loin.
Maintenant, on aimerait bien connaître la position de l'extrême-droite française sur cette affaire. Une extrême-droite supposée être très "patriote" et "nationaliste".
Attendons de voir...