Re: Éducation à la sexualité à l'école: ce que contient à ce stade le futur programme et pourquoi il divise
Posté : 16 février 2025 07:42
Hou la menteuse !!!....
Non, les enfants ne recevront pas «une éducation à la sexualité» dès l’âge de 3 ans, comme l’affirme la porte-parole de SOS Education
Dans une interview accordée au «Figaro», Sophie Audugé, porte-parole d’une association conservatrice, assure que le nouveau programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) «vient d’avancer l’éducation à la sexualité à l’âge de 3 ans». C’est faux.
Sur le plateau, Sophie Audugé, présentée comme une «spécialiste de la politique éducative et de l’enfance», dénonce un «programme qui n’est pas fait pour les enfants». «La directrice de la direction générale de l’enseignement scolaire [qui a piloté ce programme, ndlr] nous dit qu’il n’y a pas de sexualité [dedans], introduit-elle. Mais le véhicule législatif dans lequel s’ancre ce programme se rapporte à la loi de 2001, qui ajoute une section à l’article du code de l’éducation et qui s’appelle “information et éducation à la sexualité”.» Et la porte-parole de l’organisation d’en conclure : «On vient donc bien d’avancer l’éducation à la sexualité à l’âge de 3 ans.»
Pas d’éducation à la sexualité avant la classe de sixième
Mais sa démonstration est fausse. Dans le programme de l’Evars disponible en ligne, il est écrit que «l’éducation à la sexualité nécessite un ajustement à l’âge et à la maturité des élèves» et qu’elle «se construit en deux étapes successives». D’abord, une «éducation à la vie affective et relationnelle» pour l’école maternelle et l’école élémentaire, puis une «éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité» pour le collège et le lycée. En clair : un enfant de 3 ans ne recevra pas une quelconque éducation à la sexualité en classe de maternelle.
«Les contenus des programmes sont désormais publics. Dans le premier degré, les apprentissages portent sur la vie affective et relationnelle. Les questions liées à la sexualité ne sont pas abordées. Peut-être madame Audugé devrait-elle simplement les lire», rétorque-t-on du côté du ministère de l’Education, sollicité par CheckNews.
Sophie Vénétitay, secrétaire générale de la Snes-FSU – syndicat qui a participé aux côtés d’autres syndicats à l’amélioration de ce texte et à l’élaboration de plusieurs amendements –, rectifie aussi les propos de la porte-parole de SOS Education. «Le nom de la section “information et éducation à la sexualité” est le nom générique qui englobe tous les niveaux du programme, l’école au sens large. Mais ce qui fait foi, c’est bien le texte publié le 6 février. Il est divisé en deux parties : maternelle et élémentaire, puis collège et lycée.» Yannick Kiervel, référent national écoles du SE-Unsa, abonde : «Cet intitulé n’est qu’un chapeau général. Le programme est limpide : l’éducation à la sexualité n’est abordée qu’à partir de la sixième.»
https://www.liberation.fr/checknews/non ... F3GWBUTY4/
Non, les enfants ne recevront pas «une éducation à la sexualité» dès l’âge de 3 ans, comme l’affirme la porte-parole de SOS Education
Dans une interview accordée au «Figaro», Sophie Audugé, porte-parole d’une association conservatrice, assure que le nouveau programme d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (Evars) «vient d’avancer l’éducation à la sexualité à l’âge de 3 ans». C’est faux.
Sur le plateau, Sophie Audugé, présentée comme une «spécialiste de la politique éducative et de l’enfance», dénonce un «programme qui n’est pas fait pour les enfants». «La directrice de la direction générale de l’enseignement scolaire [qui a piloté ce programme, ndlr] nous dit qu’il n’y a pas de sexualité [dedans], introduit-elle. Mais le véhicule législatif dans lequel s’ancre ce programme se rapporte à la loi de 2001, qui ajoute une section à l’article du code de l’éducation et qui s’appelle “information et éducation à la sexualité”.» Et la porte-parole de l’organisation d’en conclure : «On vient donc bien d’avancer l’éducation à la sexualité à l’âge de 3 ans.»
Pas d’éducation à la sexualité avant la classe de sixième
Mais sa démonstration est fausse. Dans le programme de l’Evars disponible en ligne, il est écrit que «l’éducation à la sexualité nécessite un ajustement à l’âge et à la maturité des élèves» et qu’elle «se construit en deux étapes successives». D’abord, une «éducation à la vie affective et relationnelle» pour l’école maternelle et l’école élémentaire, puis une «éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité» pour le collège et le lycée. En clair : un enfant de 3 ans ne recevra pas une quelconque éducation à la sexualité en classe de maternelle.
«Les contenus des programmes sont désormais publics. Dans le premier degré, les apprentissages portent sur la vie affective et relationnelle. Les questions liées à la sexualité ne sont pas abordées. Peut-être madame Audugé devrait-elle simplement les lire», rétorque-t-on du côté du ministère de l’Education, sollicité par CheckNews.
Sophie Vénétitay, secrétaire générale de la Snes-FSU – syndicat qui a participé aux côtés d’autres syndicats à l’amélioration de ce texte et à l’élaboration de plusieurs amendements –, rectifie aussi les propos de la porte-parole de SOS Education. «Le nom de la section “information et éducation à la sexualité” est le nom générique qui englobe tous les niveaux du programme, l’école au sens large. Mais ce qui fait foi, c’est bien le texte publié le 6 février. Il est divisé en deux parties : maternelle et élémentaire, puis collège et lycée.» Yannick Kiervel, référent national écoles du SE-Unsa, abonde : «Cet intitulé n’est qu’un chapeau général. Le programme est limpide : l’éducation à la sexualité n’est abordée qu’à partir de la sixième.»
https://www.liberation.fr/checknews/non ... F3GWBUTY4/