Re: Depardon, Binoche, Haenel… 600 professionnels du cinéma dénoncent l’emprise de Bolloré sur le septième art
Posté : 20 mai 2026 13:15
Refuser de travailler avec des gens qui vous insultent, c'est plutôt légitime, non ?
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Patchouli38 a écrit : 20 mai 2026 13:13Bonjour jeandu53,jeandu53 a écrit : 20 mai 2026 13:07
C'est une question de principe. Canal+ soutient massivement le cinéma français, et en guise de remerciements, ces gens-là crachent à la gueule de Canal+. Si ces gens-là sont si gênés par Canal+, ils n'ont qu'à inventer un autre modèle économique.
Le soutien n'est là que pour rendre dépendant le cinéma français et appliquer ensuite, une forme de dérive autoritaire le temps venu.
C'est exactement ce qui se passe dans les mairies RN. Les subventions sont devenues des armes de rétorsion.
Imaginez deux seconde si Canal + exige que les auteurs ne soient que des Blancs, et que le cinéma français veut aussi des Noirs (j'invente...). Et bien, pour faire plier le cinéma français, Canal+ menace de coupure de subventions toute acte de revendication. Une manière de sabrer toute opposition et c'est exactement ce qui risque de se passer si l'extrême-droite venait au pouvoir.
V. Bolloré ne s'est jamais caché qu'il avait un programme civilisationnel pour la France qu'il désire appliquer.
La suite ici : https://www.lemonde.fr/idees/article/20 ... _3232.htmlCanal+ : une polémique qui fragilise le cinéma
Le rapport de force qui oppose Canal+, premier financeur du secteur, à une partie de la profession, réalisateurs, acteurs ou techniciens, n’est une bonne nouvelle pour personne, tant un cinéma appauvri par des contingences idéologiques perdrait en attractivité, en France comme à l’étranger.
La polémique qui oppose Vincent Bolloré, principal actionnaire de Canal+, premier financeur du cinéma français, à une partie de la profession illustre une polarisation dont le secteur n’avait ni besoin ni intérêt. La tribune publiée le 11 mai dans Libération, dénonçant l’« emprise » du groupe sur la liberté de création, a agi comme un détonateur. La réaction, dimanche 17 mai, du président du directoire de Canal+, Maxime Saada, annonçant en marge du Festival de Cannes que son groupe ne travaillerait plus avec les signataires, a transformé l’alerte en affrontement.
Les inquiétudes exprimées sur l’avenir de la création sont légitimes, et les auteurs restent dans leur rôle lorsqu’ils relèvent de potentielles dérives. Le tropisme idéologique de Vincent Bolloré n’est pas une fiction : la suppression des « Guignols de l’info » sur Canal+, la mise au pas d’i-Télé, devenue CNews, le rachat d’Europe 1 et du Journal du dimanche, l’affaire Grasset dans l’édition sont autant d’épisodes qui montrent que le milliardaire breton sait utiliser les médias dont il prend le contrôle pour faire avancer son agenda idéologique. Ces précédents justifient d’autant plus la vigilance que Maxime Saada dirige aussi CNews, assumant une antenne militante peu soucieuse de pluralisme.
Cependant, les signataires auraient gagné à se cantonner à cette fonction de lanceurs d’alerte, sans clouer au pilori leur principal financeur, accusé de faire peser un risque de « prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif ». En l’absence de censure avérée, brandir l’épouvantail du fascisme culturel, c’est s’exposer à une contre-attaque facile et fournir des munitions à ceux que l’on combat.
Bien entendu.jeandu53 a écrit : 20 mai 2026 13:15 Refuser de travailler avec des gens qui vous insultent, c'est plutôt légitime, non ?

Je ne comprends pas bien ton charabia.jeandu53 a écrit : 23 mai 2026 10:53 Réponse à la tribune anti-Bolloré : Canal+ assigné en justice pour discrimination
Ces gens-là n'ont vraiment honte de rien ! Ils voulaient zapper Bolloré, et maintenant qu’ils ont eu gain de cause, ils l’assignent en justice. Le showbiz est un monde d'hypocrites répugnants. Et la LDH qui prétend agir pour les droits de l'homme n'est qu'une officine d'extrême gauche.
Tout ce qu'il en ressort, c'est que si tu as la malheur d'émettre la moindre critique sur Bolloré, tu ne pourras de facto plus bosser.jeandu53 a écrit : 23 mai 2026 12:18 En gros, il y a des gens qui vivent grâce à Bolloré, mais qui lui crachent à la gueule. L'emprise (réelle ou supposée) de Bolloré sur le cinéma français les embête. D'une certaine façon, Bolloré leur rend service en ne travaillant plus avec eux, ils devraient être contents.
Qui, à ton avis, sera le plus pénalisé ?jeandu53 a écrit : 23 mai 2026 13:19 Moi, ce que je constate, c'est qu'ils lui crachent à la gueule, mais qu'ils veulent bien de son pognon. Je trouve ça indécent.
Et si l'emprise de Bolloré les gêne tant, ils n'ont qu'à mettre au point un nouvelle modèle économique.
Ceux qui crachent dans la soupe ne doivent pas s'étonner de n'avoir plus de soupe à manger.Yaroslav a écrit : 23 mai 2026 14:11
Qui, à ton avis, sera le plus pénalisé ?
Celui qui a fait l'objet d'une critique dans une pétition ?
Ou tous ceux qui ne pourront plus exercer leur profession à cause du grand despote qui a mal supporté la critique ?
Tu sais aussi bien que moi que lorsqu'une entreprise parvient à une situation quasi monopolistique dans un secteur d'activité, il n'est pas évident de la bousculer et même les règles classiques de la concurrence ne s'appliquent pas.
Corvo a écrit : 12 mai 2026 06:00
A la veille du Festival de Cannes et alors que l’homme d’affaires projette d’acquérir 100 % des parts d’UGC d’ici à 2028, le collectif Zapper Bolloré refuse la prise de contrôle du milliardaire d’extrême droite sur la chaîne de fabrication des films et l’imaginaire collectif.
Publié le 11/05/2026 à 18h08
En octobre 2025, le groupe Canal + a acquis 34 % du capital d’UGC, le troisième plus grand réseau de salles de cinéma françaises, avec la perspective d’acquérir 100 % des parts d’ici à 2028. C’est une nouvelle étape dans la stratégie d’expansion de Vincent Bolloré.
Par l’intermédiaire de Vivendi, Vincent Bolloré détient déjà la chaîne Canal + et ses filiales, dont Studio Canal, numéro 1 de la production de cinéma européenne. Avec l’ajout des 55 cinémas UGC de France et de Belgique, notamment celui des Halles à Paris, le plus fréquenté d’Europe avec plus de 2,5 millions d’entrées annuelles, Bolloré sera en position de contrôler la totalité de la chaîne de fabrication des films, de leur financement à leur diffusion sur petit et grand écran.
Derrière son costume d’homme d’affaires, le milliardaire ne cache pas qu’il mène un «projet civilisationnel», réactionnaire d’extrême droite, à travers ses chaînes de télé comme CNews et ses maisons d’édition. Si l’influence de cette offensive idéologique sur le contenu des films a été pour le moment discrète, nous ne nous faisons pas d’illusion : ça ne durera pas.
La concentration inédite de la chaîne de financement entre les mains de Vincent Bolloré lui donne toute liberté d’agir le moment venu. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Le démantèlement du CNC et de l’audiovisuel public fait partie du programme du RN. Voulons-nous prendre le risque que demain ne soient plus financés que des films de propagande au service d’une idéologie ?
https://www.liberation.fr/culture/depar ... UTSFF6EHE/
Ce que vous appelez "cracher dans la soupe", c'est avoir la liberté de critiquer un homme, bref c'est une liberté fondamentale.papibilou a écrit : 23 mai 2026 15:14Ceux qui crachent dans la soupe ne doivent pas s'étonner de n'avoir plus de soupe à manger.Yaroslav a écrit : 23 mai 2026 14:11
Qui, à ton avis, sera le plus pénalisé ?
Celui qui a fait l'objet d'une critique dans une pétition ?
Ou tous ceux qui ne pourront plus exercer leur profession à cause du grand despote qui a mal supporté la critique ?
Tu sais aussi bien que moi que lorsqu'une entreprise parvient à une situation quasi monopolistique dans un secteur d'activité, il n'est pas évident de la bousculer et même les règles classiques de la concurrence ne s'appliquent pas.
Des financeurs il y en aura toujours même pour faire des navets (qui servent aussi pour la soupe). Et on sera toujours loin d'une situation monopolistique. Certes Canal plus finance beaucoup mais risque donc beaucoup et depuis fort longtemps ( pour rappel Bolloré est actionnaire majoritaire depuis 13 ans ) et certains réagissent aujourd'hui après avoir tourné tant d'années avec les aides de canal. L'attitude des 2 côtés est puérile.
Ça fait 13 ans que Bolloré est actionnaire majoritaire de canal. Et Canal, pendant toutes ces années a financé toutes sortes de films, des films qui ne sont pas des propagandes pour l'extrême droite.Yaroslav a écrit : 23 mai 2026 19:13Ce que vous appelez "cracher dans la soupe", c'est avoir la liberté de critiquer un homme, bref c'est une liberté fondamentale.papibilou a écrit : 23 mai 2026 15:14
Ceux qui crachent dans la soupe ne doivent pas s'étonner de n'avoir plus de soupe à manger.
Des financeurs il y en aura toujours même pour faire des navets (qui servent aussi pour la soupe). Et on sera toujours loin d'une situation monopolistique. Certes Canal plus finance beaucoup mais risque donc beaucoup et depuis fort longtemps ( pour rappel Bolloré est actionnaire majoritaire depuis 13 ans ) et certains réagissent aujourd'hui après avoir tourné tant d'années avec les aides de canal. L'attitude des 2 côtés est puérile.
Ce qui est puérile, c'est la réaction de l'homme de pouvoir qui a été critiqué.
J'en ai déjà parlé, il ne fait rien d'autre que démontrer par a + b la pertinence des craintes exprimées par les signataires de la pétition.
Je vois beaucoup d'analogie avec Trump qui a fini par avoir la peau de l'animateur Stephen Colbert sur CBS. La puissance économique et politique de Trump a réussi à mettre un peu de liberté d'expression à terre aux USA. Mais la différence, c'est que le marché de la télévision est beaucoup plus ouvert et concurrentiel que celui du cinéma français.