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Re: Manifestations en Algérie contre la candidature Bouteflika.

Posté : 23 décembre 2019 15:12
par Allora
Crapulax a écrit : 23 décembre 2019 15:07 ..............................................Le général Gaïd Salah, chef de l'armée algérienne, est mort.............................................


l'armée n'a montré aucun signe de dissensions internes depuis le début du mouvement de contestation en février.
Source:Le Figaro.
https://www.lefigaro.fr/international/l ... t-20191223
[/quote]

Ça ce n'est pas juste ..lors des manifestations l'armée a connu des dissensions ( encore entendu ce matin à la radio par une spécialiste de la politique algérienne..) tous les militaires ne sont pas des moutons ..

Re: Manifestations en Algérie contre la candidature Bouteflika.

Posté : 11 février 2020 12:46
par Crapulax
............................En Algérie, quinze ans de prison confirmés en appel contre Saïd Bouteflika et deux coaccusés...........................


La quatrième coaccusée, Louisa Hanoune, chef du Parti des travailleurs, a vu sa peine réduite à trois ans et doit être libérée bientôt.

Saïd Bouteflika, frère et ex-puissant conseiller du président déchu Abdelaziz Bouteflika, ainsi que deux anciens patrons du renseignement en Algérie ont vu, lundi 10 février, leurs peines de quinze ans de prison confirmées en appel.
Jugés depuis dimanche par la cour d’appel du tribunal militaire de Blida, à 50 km au sud d’Alger, « Saïd Bouteflika, le général Athmane Tartag et le général Mohamed Lamine Mediène ont eu quinze ans de prison » pour « complot contre l’autorité de l’armée et de l’Etat », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Me Boudjemaâ Guechir.

Cet avocat, qui a assuré la défense de la quatrième coaccusée dans ce procès, Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT, trotskiste), a précisé que la condamnation de sa cliente avait été réduite à trois ans, dont neuf mois ferme, et qu’ayant purgé sa peine, « elle allait sortir ».

Le parquet avait requis lundi vingt années d’emprisonnement à l’encontre de Saïd Bouteflika, du général Mediene, dit « Toufik », ancien patron du tentaculaire département du renseignement et de la sécurité (DRS), et de son ex-bras droit, le général Tartag, qui lui avait succédé, absent du procès. « Je suis déçu mais pas découragé. Nous avons la possibilité de faire un pourvoi en cassation devant la Cour suprême. Nous avons huit jours pour le faire », a déclaré à l’AFP Me Farouk Kessentini, l’avocat du général Mediene.

Ce dernier avait dirigé durant vingt-cinq ans, jusqu’à son limogeage en 2015, le DRS, structurellement rattaché à l’armée mais dans les faits véritables Etat dans l’Etat. Au faîte de sa puissance, le général était surnommé le « Dieu de l’Algérie ».

Le général Tartag, alias « Bachir », ancien chef de la coordination des services de sécurité (CSS, qui avait remplacé le DRS démantelé), a quant à lui refusé de se présenter devant la cour. « C’est une lourde peine. Mon client sait pertinemment que la conjoncture que traverse le pays n’est pas propice à un verdict léger. Il est l’otage du Hirak », le mouvement de contestation populaire qui ébranle le pouvoir depuis près d’un an, a expliqué à l’AFP son avocat, Me Khaled Bergheul.

« Président bis »:

Principal accusé de ce procès, Saïd Bouteflika, 62 ans, fut l’influent conseiller spécial de son frère Abdelaziz durant ses vingt ans de présidence (1999-2019). Son pouvoir s’était renforcé au point d’être considéré comme le « président bis », à mesure que déclinait la santé du chef de l’Etat, victime en 2013 d’un AVC qui l’a laissé paralysé et aphasique.

Les quatre condamnés étaient accusés de s’être réunis en mars 2019 pour élaborer un « plan de déstabilisation » du haut commandement de l’armée, qui demandait alors publiquement le départ du président Bouteflika pour sortir de la crise née du Hirak.

Abdelaziz Bouteflika a finalement démissionné le 2 avril 2019, quelques heures après un ultimatum de l’état-major de l’armée demandant son départ « immédiatement ».

Mme Hanoune avait admis sa participation à une réunion avec Saïd Bouteflika et « Toufik » le 27 mars, au lendemain d’une déclaration du général Ahmed Gaïd Salah demandant publiquement le départ du pouvoir de M. Bouteflika. Mais elle a nié tout complot.

Les jours suivant cette rencontre, le général Gaïd Salah avait publiquement dénoncé des « réunions » visant à « comploter » contre l’armée. Deux semaines après le départ du président Bouteflika, il avait nommément accusé le général Mediène de « conspirer » contre l’armée. La défense, qui estimait que le défunt est à l’origine des poursuites, espérait que son décès « changerait la donne » du procès. En vain.
Source:Le Monde.
https://www.lemonde.fr/afrique/article/ ... _3212.html

Re: Manifestations en Algérie contre la candidature Bouteflika.

Posté : 29 mai 2020 12:48
par Crapulax
.............................................Une vague de colère contre le documentaire «Algérie, mon amour»..........................................


Diffusé sur France 5 mardi soir, le film de Mustapha Kessous a déchaîné les passions sur les réseaux sociaux. Une diversion bienvenue pour le gouvernement algérien au moment où il accroît la répression contre le mouvement de contestation.


Un documentaire télévisé qui provoque une crise diplomatique. «Ce n’est pas une fake news ni une blague», écrit Abdou Semmar, directeur du site d’information Algérie Part à propos de la décision d’Alger, mercredi soir, de rappeler «immédiatement» son ambassadeur à Paris pour consultations, après la diffusion mardi sur France 5 du film Algérie mon amour.

Réalisé par le journaliste Mustapha Kessous, le documentaire présente le mouvement de protestation algérien inédit qui a débuté en février 2019 à travers les témoignages de cinq jeunes qui ont participé au Hirak. «Sous le prétexte de la liberté d’expression, ce sont en fait des attaques contre le peuple algérien et ses institutions, fustige le ministère des Affaires étrangères algérien dans un communiqué. Cet activisme où l’inimitié le dispute à la rancœur, dévoile les intentions malveillantes et durables de certains milieux qui ne souhaitent pas l’avènement de relations apaisées entre l’Algérie et la France.»

«Un long combat décrédibilisé»:

La réaction du gouvernement algérien est intervenue après vingt-quatre heures d’un déchaînement de passions sur les réseaux sociaux algériens. «54 semaines de Hirak, des milliers d’Algériens dans les rues, des revendications contre un système corrompu et un long combat de la part du peuple souillés et décrédibilisés par 5 jeunes en pleine crise identitaire», lit-on dans un tweet signé «Jugurtha». «En supposant que plus d’un an de Hirak et de revendications de tout un peuple dans les rues puissent être souillés par une heure de reportage sur cinq jeunes destiné au public français, c’est déjà admettre que le Hirak n’est pas crédible», réplique l’internaute «Solitary Female».

Cet échange, parmi les plus rationnels et mesurés dans le déferlement de haine, de cris au complot, recours en justice et même menaces de mort, souligne le même sujet d’indignation parmi les Algériens. Le choix de donner la parole à cinq jeunes francophones éduqués, qui évoquent librement la révolte contre le système politique, mais aussi le poids des contraintes sociales et familiales dont ils souffrent, a été très mal reçu.

Une scène en particulier cristallise la colère, celle d’une soirée sur une terrasse d’Alger où quelques jeunes boivent de l’alcool et parlent de leur sexualité. «Ont-ils l’air de sortir pour de l’alcool et le concubinage !? Je crois que vous vous êtes trompés de #Hirak. Le nôtre, pour rappel, revendique un état de droit en TOUTE SOUVERAINETÉ loin de TOUTE INGÉRENCE MALSAINE», écrit ainsi un internaute.

«One-two-thrisme»:

«Pour comprendre la violence de leurs réactions, il faut mesurer l’immense attente des Algériens avant la diffusion de ce documentaire, qui est pratiquement le premier sur le Hirak», souligne Akram Belkaïd, auteur de l’Algérie en 100 questions (éd. Tallandier, 2019) et journaliste au Monde diplomatique.

«Avec le titre Algérie, mon amour, ils espéraient voir un film à la gloire du mouvement de révolte et du pays. Mais les gens ne se sont pas reconnus dans les personnages qui ne reflètent pas la diversité du Hirak, en particulier parmi les milieux populaires qui restent très conservateurs», ajoute-t-il.

«On m’a demandé des comptes sur "l’image" qui a été donnée du Hirak. Comme si j’étais devenue la réalisatrice du documentaire ou la porte-parole du Hirak, a réagi Sonia Siam, jeune psychiatre et l’une des protagonistes du film. Beaucoup l’ont vu, beaucoup d’autres ne l’ont pas vu, mais tous l’ont critiqué.»

La polémique autour du documentaire offre au pouvoir algérien une bonne diversion au moment où il accroît la pression et la répression. D’où le choix de l’escalade diplomatique contre la France, toujours payant pour ranimer la fierté nationaliste, le «one-two-thrisme» comme on l’appelle, incarné par le cri des supporteurs de l’équipe de foot, «one two three, viva l’Algérie». Mais selon Akram Belkaïd, «la bonne nouvelle c’est que la capacité de mobilisation des Algériens n’a pas faibli après des semaines de confinement, sans possibilité de manifester. Le documentaire fait les frais de la frustration des gens du Hirak, qui peut rebondir le moment venu».
Source:Libération.
https://www.liberation.fr/planete/2020/ ... ur_1789658

Re: Manifestations en Algérie contre la candidature Bouteflika.

Posté : 29 mai 2020 16:42
par Crapulax
Une scène en particulier cristallise la colère, celle d’une soirée sur une terrasse d’Alger où quelques jeunes boivent de l’alcool et parlent de leur sexualité. «Ont-ils l’air de sortir pour de l’alcool et le concubinage !? Je crois que vous vous êtes trompés de #Hirak. Le nôtre, pour rappel, revendique un état de droit en TOUTE SOUVERAINETÉ loin de TOUTE INGÉRENCE MALSAINE», écrit ainsi un internaute.
Là encore il doit surement exister un "Hirak" religieux... :XD:

Re: Manifestations en Algérie contre la candidature Bouteflika.

Posté : 15 juin 2020 12:43
par Crapulax
........................................Algérie: La répression s’intensifie contre le mouvement contestataire Hirak.................................


Trois militants du mouvement ont été interpellés ce dimanche. Au total, les ONG dénombrent une soixantaine de « détenus d’opinion ».

La répression contre le mouvement antirégime « Hirak » s'intensifie en Algérie. Trois nouveaux militants du mouvement ont été interpellés dimanche, font savoir plusieurs ONG de défense des droits de l'Homme et des prisonniers.

Hakim Addad, Zoheir Keddam et Fodil Boumala, qui ont déjà été arrêtés précédemment, ont été appréhendés séparément par la police à Alger, précise Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH).

Le motif exact de ces interpellations n'est pas connu. « Pour nous, cela ne participe pas à l'apaisement et au retour de la sérénité, bien au contraire », poursuit Saïd Salhi.

Militant des droits de l'Homme, Hakim Addad est un animateur du « Hirak » et membre fondateur du Rassemblement action jeunesse (RAJ), une association à la pointe de la contestation cible de la répression des autorités.

Fodil Boumala est un journaliste qui doit comparaître mardi pour « atteinte à l'unité nationale ». Arrêté le 18 septembre 2019, il avait été acquitté le 1er mars en première instance par un tribunal d'Alger, et libéré après près de six mois passés en détention provisoire, mais le procureur a interjeté appel.

Quant à Zoheir Keddam, il est membre des « gilets orange » de la « Silmiya » (« Pacifique »), « force d'interposition » citoyenne qui s'est donné pour mission de prévenir les heurts entre policiers et manifestants et maintenir le calme qui a fait la force des marches hebdomadaires du Hirak.

Une soixantaine de « détenus d'opinion »:

La maladie de Covid-19 en Algérie n'empêche pas les autorités de poursuivre et condamner militants du Hirak, opposants politiques, journalistes et internautes. Selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de solidarité, au moins une soixantaine de détenus d'opinion sont actuellement derrière les barreaux, la plupart pour des publications sur Facebook.

Samedi, trois militants du Hirak, Merzoug Touati, Yanis Adjila et Amar Beri, ont été incarcérés après avoir tenté de participer à un rassemblement de soutien aux prisonniers politiques à Béjaïa, au nord-est d'Alger. Ils doivent être jugés mercredi. Ils sont notamment accusés d'« incitation à attroupement non arm » et « mise en danger de la vie d'autrui durant la période du confinement », selon Kaci Tansaout, porte-parole du CNLD.

Toute forme de rassemblement est strictement interdite en Algérie en raison de la crise sanitaire.

Après plus d'un an de mobilisation, des figures et les organisations proches du Hirak avaient appelé d'elles-mêmes à suspendre « temporairement » les rassemblements tant que sévirait la pandémie. Mais avec le début du déconfinement, le pouvoir craint une reprise des manifestations.

Née en février 2019 d'un immense ras-le-bol des Algériens, la contestation réclame un changement du « système » en place depuis l'indépendance en 1962. En vain jusqu'à présent, même si elle a obtenu en avril 2019 le départ du président Abdelaziz Bouteflika après vingt ans au pouvoir.
Source:Le Parisien.
https://www.leparisien.fr/international ... 335485.php

Re: Manifestations en Algérie contre la candidature Bouteflika.

Posté : 15 juin 2020 12:53
par Crapulax
........................................................Algérie-Maroc: Les tensions persistent..................................................


Une déclaration du consul marocain à Oran a mis le feu aux poudres : énième épisode de la brouille entre Alger et Rabat.

Le 13 mai, le ministre algérien des Affaires étrangères Sabri Boukadoum avait convoqué l'ambassadeur du Maroc en Algérie pour lui faire part des protestations d'Alger.

Encore une fois, les relations entre Alger et Rabat passent par la case rouge des tensions et des querelles diplomatiques. On y ressent la forte tendance, dans les bureaucraties des deux diplomaties, que chacun veut avoir le dernier mot.

Dernier épisode en date de cette série noire, l'affaire du consul marocain à Oran, deuxième grande ville algérienne, dans l'ouest du pays.

Le 13 mai dernier, une vidéo filmée par un smartphone à Oran, devant le consulat marocain, déclenche la tempête après sa diffusion sur les réseaux sociaux. On y voit le consul marocain, Boutaher Aherdane, tenter de calmer des ressortissants de son pays bloqués en Algérie sur fond de crise sanitaire ; ils réclament un rapatriement vers le Maroc. Le diplomate veut les rassurer, disant que le consulat est ouvert pour eux afin de régler leurs problèmes, que la situation peut être compliquée, car… « comme vous savez, ici, nous sommes dans un pays ennemi ».

« Pays ennemi »:

Le lendemain, l'ambassadeur marocain est convoqué par le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum. Ce dernier lui déclare que « la qualification par le consul général du Maroc à Oran, si elle venait à être établie, de l'Algérie de “pays ennemi” est une violation grave des us et coutumes diplomatiques, qui ne saurait être tolérée ». Alger y voit « une atteinte à la nature des relations entre deux pays voisins et deux peuples frères ». Les Affaires étrangères algériennes exigent alors des autorités marocaines « la prise des mesures appropriées pour éviter les répercussions de cet incident sur les relations bilatérales ».

Côté marocain, c'est le site Le 360 qui répond aux Algériens citant une « source autorisée à l'ambassade du Maroc à Alger » : « La vidéo a fait l'objet d'un montage pour faire tenir à notre diplomate des propos qu'il n'a proférés à aucun moment. De toute manière, ce n'est pas la teneur de la même vidéo qui nous a été transmise le lundi 11 mai ». Le même média conclut : « Il n'y a vraiment pas de quoi faire tout un plat d'une déclaration faussement prêtée à un consul quand le chef d'état-major et le président algériens qualifient Rabat d'ennemi et se comportent comme s'ils étaient en guerre contre le Maroc ! »

Consternation à Rabat:

L'affaire aurait pu en rester là, ce n'est pas la première (ni l'ultime) brouille entre les officiels des deux États voisins. Mais voilà que le 9 juin, le porte-parole de la présidence algérienne, Belaïd Mohand Oussaïd, déclare, lors d'un point de presse au palais présidentiel, que le consul marocain a quitté l'Algérie à la demande d'Alger, qu'il « a dépassé toutes les limites de la convenance », et il ajoute que « l'attitude du consul marocain n'était pas étonnante, car c'est un officier des renseignements marocains ». Le porte-parole de la présidence assure que cette page dans les relations diplomatiques entre les deux pays « est désormais tournée ». Rien n'est moins sûr.

Le chef de la diplomatie marocaine, Nasser Bourita, réagit en convoquant l'ambassadeur d'Algérie à Rabat et en déclarant que « le Maroc exprime sa consternation face à ces allégations émanant d'un représentant d'une institution censée faire preuve de discernement et de retenue ». « Le Maroc rejette ces assertions ridicules et sans fondement », poursuit Bourita, précisant que, du point de vue marocain, « le rappel du consul a été décidé à l'initiative exclusive du Maroc, même s'il s'est toujours acquitté de ses fonctions de manière tout à fait convenable et professionnelle ».

Réponse d'Alger : Non, le départ du consul marocain d'Oran n'est pas intervenu à « l'initiative exclusive »!

« Les démarches entreprises par le gouvernement [algérien] pour dénoncer le grave dérapage du consul général marocain à Oran et appeler la partie marocaine à prendre les mesures qui s'imposent ne peuvent avoir une autre acception ou interprétation que celle de son rappel par son pays », a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères algérien, Abdelaziz Benali-Cherif.

« Cette exigence de la partie algérienne a été réitérée dans des termes clairs et directs à l'occasion des entretiens téléphoniques qui ont eu lieu entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays, à la suite de cet épisode malheureux », a insisté le porte-parole algérien.

Cet épisode a été précédé d'un autre fin février-début mars dernier. Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, avait ironisé, le 28 février, anticipant une réaction algérienne quant à l'ouverture de consulats de pays africains au Sahara occidental : « Celui qui se prépare à rédiger des communiqués et à rappeler son ambassadeur pour consultation doit continuer sur cette voie. » Le lendemain, Alger a répondu par la voix de son ministre des Affaires étrangères qualifiant les déclarations de son homologue marocain de « gesticulations » et de « provocations ».

Début mai, Bourita dégaine encore une fois lors du sommet en ligne du groupe de contact du Mouvement des non-alignés (NAM) : « Un pays voisin continue d'alimenter le séparatisme et de détourner les ressources de sa population pour des actes de déstabilisation régionale. » Il réagissait aux propos du président Abdelmadjid Tebboune, lors de ce même sommet virtuel des non-alignés, qui évoquait le Sahara occidental comme « territoire occupé ».

Les passes d'armes entre les deux capitales ne semblent pas connaître de trêve.
Source:Le Point.
https://www.lepoint.fr/afrique/algerie- ... 5_3826.php

Re: Manifestations en Algérie contre la candidature Bouteflika.

Posté : 22 septembre 2020 13:46
par Crapulax
......................................................Après «Enquête exclusive», M 6 interdite en Algérie................................................


Le ministère algérien de la Communication accuse l’équipe de reportage de l’émission d’avoir travaillé «munie d’une fausse autorisation de tournage».


Au lendemain de la diffusion d'un reportage sur le mouvement de protestation « Hirak » en Algérie, M 6 n'est plus diffusée dans le pays. Les autorités algériennes ont décidé de « ne plus autoriser » la chaîne de télévision privée française à opérer sur leur territoire à cause de ce sujet programmé dimanche soir dans son émission « Enquête exclusive ».

Ce reportage de 75 minutes, , intitulé « L'Algérie, le pays de toutes les révoltes » et filmé en partie en caméras cachées, expose des témoignages de trois jeunes Algériens sur l'avenir de leur pays.

Le ministère algérien de la Communication l'accuse de « porter un regard biaisé sur le Hirak », selon un communiqué publié lundi soir. Selon son communiqué, « une journaliste franco-algérienne a assuré la réalisation du film, avec l'aide d'un " fixeur algérien", munis d'une fausse autorisation de tournage », une infraction « au demeurant sévèrement sanctionnée ».

« Ce précédent nous conduit à décider de ne plus autoriser M 6 à opérer en Algérie, sous quelque forme que ce soit », affirme le ministère algérien.

En Algérie, les femmes sont mineures à vie. Pourtant Noor est devenue une star d'Internet malgré les menaces et les insultes.

Le ministère de la Communication fustige des « témoignages insipides », des « clichés les plus réducteurs » et « une somme d'anecdotes sans profondeur ». La YouTubeuse Noor, qui apparaît dans l'enquête, explique sur les réseaux sociaux qu'elle regrette d'y avoir participé, déplorant « le manque de professionnalisme » de M 6.

«Un agenda visant à ternir l'image de l'Algérie »:

Le ministère promet d'engager des poursuites contre les auteurs du reportage pour « faux en écriture authentique ou publique ». Il estime qu'il « n'est pas fortuit que ces médias, outillés pour exécuter un agenda visant à ternir l'image de l'Algérie et à fissurer la confiance indéfectible établie entre le peuple algérien et ses institutions, agissent de concert et à différents niveaux et supports ».

Selon le ministère algérien de la Communication, M 6 avait demandé, le 6 mars 2020, qu'une équipe d'« Enquête Exclusive » soit accréditée pour tourner un documentaire sur « la valorisation de l'essor économique et touristique de la ville d'Oran, ainsi que le multiculturalisme qui fait la richesse de notre pays ». Ce ministère indique avoir donné, comme celui des Affaires étrangères, une suite défavorable à cette demande.

La chaîne publique France 5 avait diffusé en mai dernier un autre documentaire sur la jeunesse algérienne et le « Hirak », « Algérie mon amour », du journaliste et réalisateur français d'origine algérienne Mustapha Kessous, qui avait déclenché une crise diplomatique entre Alger et Paris.
Source:Le Parisien.
https://www.leparisien.fr/culture-loisi ... 389071.php

Re: Manifestations en Algérie contre la candidature Bouteflika.

Posté : 22 septembre 2020 14:02
par Crapulax
Le ministère algérien de la Communication l'accuse de « porter un regard biaisé sur le Hirak », selon un communiqué publié lundi soir. Selon son communiqué, « une journaliste franco-algérienne a assuré la réalisation du film, avec l'aide d'un " fixeur algérien", munis d'une fausse autorisation de tournage », une infraction « au demeurant sévèrement sanctionnée ».
C'est l'exemple du soucis pour "la mémoire de l'Algérie"....Ne pas vouloir montrer les réalités au peuple et préférer raconter une "belle histoire"...La censure...La critique du système interdite...
Cela rejoint les journalistes contestataires emprisonnés....

......La tradition de faire "son" histoire qui sera vérité depuis l'indépendance du pays.

Re: Manifestations en Algérie contre la candidature Bouteflika.

Posté : 22 septembre 2020 23:24
par mic43121
Crapulax a écrit : 22 septembre 2020 14:02
Le ministère algérien de la Communication l'accuse de « porter un regard biaisé sur le Hirak », selon un communiqué publié lundi soir. Selon son communiqué, « une journaliste franco-algérienne a assuré la réalisation du film, avec l'aide d'un " fixeur algérien", munis d'une fausse autorisation de tournage », une infraction « au demeurant sévèrement sanctionnée ».
C'est l'exemple du soucis pour "la mémoire de l'Algérie"....Ne pas vouloir montrer les réalités au peuple et préférer raconter une "belle histoire"...La censure...La critique du système interdite...
Cela rejoint les journalistes contestataires emprisonnés....

......La tradition de faire "son" histoire qui sera vérité depuis l'indépendance du pays.

Tu sais bien qu'un musulman prit la main dans le sac niera l'évidence ..
Ça c'est un constat ….pas une blague !
:pascontent2: