Patchouli38 a écrit : 16 juillet 2025 12:08
Je suis nulle en compta et mes connaissances en économie sont limitées. BMW répond donc à ma place :
"Pourquoi la suppression des jours fériés ne rapporterait sans doute pas 4 milliards aux finances publiques
La mesure proposée par le gouvernement ferait probablement grimper le PIB d'environ 3 milliards d'euros. Les recettes pour les finances publiques seraient moindre.
"Il faut travailler plus. Je propose donc que deux jours feriés soient supprimés pour le pays", a indiqué François Bayrou, ce mardi 15 juillet, en annonçant les pistes retenues par le gouvernement pour réaliser "43,8 milliards d'économies" dans le budget 2026.
"Je cite comme exemple, mais je suis prêt à accepter d'autres idées, le lundi de Pâques, qui n'a aucune signification religieuse, et le 8 mai, dans un mois de mai qui est devenu un véritable gruyère", a poursuivi François Bayrou.
Ce dernier a ajouté que cela pourrait apporter "plusieurs milliards au budget de l'État, simplement parce que la Nation travaillera et que notre production sera améliorée", reprenant ici une proposition déjà formulée par le Medef, principal syndicat patronal, ou par l'institut Montaigne, à la ligne libérale. Un graphique projeté lors de la conférence de presse affichait un gain de 4,2 milliards d'euros.
Pour autant, il ne s'agirait pas de "journées de solidarité", c'est à dire travaillées mais non rémunérées aux salariés, comme celle qui a été mise en place en 2004 pour financer l'autonomie des personnes âgées et handicapées. En 2023, cette journée de solidarité avait rapporté 3,2 milliards d'euros à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA). Un rapport du Sénat avait proposé la création d'une nouvelle journée de solidarité de ce type, anticipant 2,4 milliards d'euros supplémentaires.
3 milliards de plus pour le PIB
La mesure proposée par le gouvernement est différente, ce serait un jour de travail "normal". Deux jours actuellement payés sans être travaillés resteraient payés mais en devenant deux jours travaillés et l'entreprise reverseraient une part des gains générés sur ces deux journées sous la forme d'une contribution à l'Etat dont le montant reste à définir. Concrètement, il n'y aurait pas de hausse de salaire mais pas de baisse non plus, seulement plus d'heures de travail aussi bien pour les salariés du public que ceux du privé.
Et les ressources fiscales à attendre sont donc moindres. Pour l'heure, l'effet potentiel sur l'économie n'est pas estimé de manière précise. Pour s'en donner une idée, il est toutefois possible de se reporter à une note de de l'Insee qui évalue l'effet du calendrier de l'année 2024 sur le PIB (Produit intérieur brut) français.
Ses auteurs relèvent que "deux lundis ouvrés de plus en 2024 par rapport à 2023" ont eu un effet positif sur la croissance de 0,10 point (soit environ 3 milliards d'euros supplémentaires). Sur le papier, travailler deux jours supplémentaires pourrait donc faire croître le PIB de 3 milliards d'euros.
Dans le même ordre d'idée, Mathieu Plane, économiste à l'OFCE indiquait à TF1 l'an passé que "chaque jour ferié qui tombe en semaine représente une perte de 0,06 point de PIB", soit environ 1,75 milliard d'euros, et donc potentiellement 3,5 milliards si deux jours feriés sont supprimés.
Selon les calculs de BFM Business, cela pourrait faire grimper les recettes fiscales d'environ 1 milliard d'euros.
Pas les mieux lotis
Avec onze jours fériés listés dans le Code du travail, dont le 1er janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le 8 mai, le 14 juillet ou encore le 25 décembre, la France est bien lotie mais n'est pourtant pas la mieux disante, loin de là. La Slovaquie, avec 15 jours fériés, la devance, de même qu'une dizaine de pays européens, comme Malte, l'Espagne ou la Bulgarie par exemple.
Mais elle est par contre dans le peloton de tête en ce qui concerne les congés payés. Avec 25 jours de congés payés qui s'ajoutent aux 11 jours fériés, elle est seulement distancée par le Luxembourg (37), l'Autriche et la Finlande (38), et enfin l'Estonie (39). Selon les données d'Eurostat, le nombre moyen d'heures travaillées en France est de 36 heures par semaine, en ligne avec la moyenne au sein de l'UE (36,1)."
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