mic43121 a écrit : 30 mars 2023 07:35
le chimple a écrit : 29 mars 2023 19:09
Je pense que la Chine y laisserait des plumes .. comme tout pays qui oserait s'attaquer à un pays qui dispose de la dissuasion nucléaire !
Mais comme dit Mic , l'Ukraine et la Russie , ça fait quelques années qu'ils se fritent et on ne peut pas dire ouvertement que l'Ukraine soit propre sous le nez , comme on ne peut pas affirmer que Poutine soit parmi les gentils !!
Je serais plutot pour éviter de trop y mettre les doigts !
Et puis , ça ferait tellement plaisir à l'autre révolutionnaire de la CGT Bouches du Rhône ...Olivier Mateu .. pro Staline !
Même si c'est un peu HS , Martinez , un peu chahuté à Clermont , ville de gauche , juste' à gauche de Staline

, pour ne pas être assez communiste , risque de laisser la place à ce baltringue .. ça promet !!!
Quoi que pense la majorité de ce forum la guéguerre entre ces deux pays ne date pas d'hier ..
le russe ne veut pas de l'Otan a ses frontières...l'ukrainien veut enter dans l'Otan ..
Et ce sont les américains qui poussent l'ukraine...pour entrer dans l'Otan
C'est bien plus compliqué que tout ça et il ne faut pas analyser le problème qu'au travers de la question de l'OTAN et d'un anti-américanisme primaire.
La réalité est qu'à partir de son indépendance en 1991, une grande partie de la société ukrainienne (de l'ouest et du centre surtout) a connu une évolution de plus en plus différente de la société russe.
Une véritable société civile s'est mise en place en Ukraine, très critique à l'égard de ses propres dirigeants qu'elle n'a cessé d'envoyer valser : six présidents se sont succédé à la tête de l'Ukraine ce qui a été le signe d'une nouvelle recherche de démocratie.
- Leonid Kravtchouk. (1991-1994)
-Leonid Koutchma. (1994-2005)
- Viktor Iouchtchenko. (2005-2010)
-Viktor Ianoukovytch. (2010-2014)
-Petro Porochenko. (2014-2019)
-Volodymyr Zelensky. (depuis 2019)
A part l'épisode Medvedev, combien en Russie depuis l'arrivée au pouvoir de Poutine en 1999 ? Poutine n'a fait que succéder à Poutine.
Certes, tout n'a pas tourné rond en Ukraine qui a hérité de tout un héritage de son passé soviétique (corruption, mafias, oligarques etc etc...) mais il est clair qu'une grande partie de la société civile ukrainienne en plein effervescence démocratique s'est complètement démarquée de la société civile russe qui, elle, est restée quasiment inexistante depuis le début des années 2000 (à l'exemption, peut-être, de l'Union des comités de mères de soldats de Russie).
Poutine a acheté le silence de sa société civile en échange de certains avantages grâce à la rente pétrolière et du gaz : quelques augmentations de salaires, des pensions de retraites régulièrement payées, développement d'une petite classe moyenne un peu plus aisée et sentiment de sécurité et de stabilité des institutions.
Mais tout cela à quel prix ? Surtout bien la fermer et ne pas critiquer le régime et sa politique de reconstruction de l'ancien empire et de l'affirmation d'une "Grande Russie".
Rien de tel en Ukraine : le divorce est réel sur bien des plans, désormais. Et l'invasion de l'Ukraine par la Russie - chose encore impensable au début 2022- n'a fait que faire empirer les choses.
De la même manière qu'une grande majorité des Taïwanais ne veulent pas être "assimilés" et "rééduqués" par Pékin, une grande majorité des Ukrainiens - de l'ouest et du centre surtout- n'ont plus grand chose à voir en commun avec leurs "frères" russes.
Je pense qu'avant de faire focus sur rôle des Etats-Unis qui est certes manifeste, il faut d'abord et avant tout bien voir ce qui se passe au coeur des sociétés civiles : et si une majorité regarde vers l'Ouest et vote avec ses propres pieds pour l'Ouest, cela relève avant tout de son propre choix.
Voilà : au bout du bout, à mon avis et en dehors de toute question géo-stratégique, la question essentielle que l'on doit se poser est celle-ci : que veulent les gens, de quoi rêvent-ils au fond ? D'Ouest ou d'ESt ? Depuis le Mur de Berlin en Europe, l'Histoire contemporaine a largement répondu à cette question : c'est d'Ouest dont ils rêvent.
Entre "sécurité" étouffante de type" russe ou chinois, elles choisissent un besoin inextinguible de liberté : notamment, les plus jeunes et les plus éduqués. Des mouvements LGBT manifestent librement à Taïwan : en Chine, ce serait inimaginable.
Et c'est ce que ne supportent pas les régimes autoritaires et dictatoriaux de Pékin et de Moscou : des sociétés civiles se voulant autonomes et libres à leurs portes, des sociétés civiles s'exerçant avec bonheur à des régimes démocratiques. Donc des modèles de sociétés menaçant leurs propres rapports au pouvoir et les menaçant eux-mêmes.
C'est ce qui s'est joué à Hong-Kong où ce besoin de démocratie et de liberté s'est vu entièrement écrasé. Et c'est ce qui attend probablement Taïwan pour une société civile qui n'a plus grand chose à voir avec son voisin chinois.
Et c'est ce qui se joue actuellement en Ukraine.