Re: Jordan Bardella accusé d’avoir tenu de nombreux propos antisémites à ses débuts au FN
Posté : 06 octobre 2026 18:13
Après l'entrée le plat.
Jordan Bardella et l’antisémitisme : l’autre tache sur le parcours du président du RN
Il a salué le « sérieux » du négationniste Robert Faurisson, écrit dans un journal antisémite et célébré Pétain : portrait de Jean-François Jalkh, pilier du RN et employeur au Parlement européen de Jordan Bardella. Mardi 6 octobre, Marine Le Pen a encore pris la défense de ce cadre historique du parti, tout en propageant une contre-vérité.
Fabrice Arfi, David Perrotin et Marine Turchi
6 octobre 2026 à 15h57
C’est une période de sa vie sur laquelle Jordan Bardella préfère rester aujourd’hui très discret. Pendant plusieurs mois en 2015, un an et demi après avoir rédigé des écrits antisémites révélés par Mediapart, l’actuel président du Rassemblement national (RN) a été rémunéré comme assistant parlementaire du député européen Jean-François Jalkh.
En pleine controverse, voilà une tache de plus qui n’est pas de nature à apaiser la situation, et pour cause : Jean-François Jalkh est un pilier historique du Front national (FN) devenu RN – il a siégé trente-neuf ans au bureau politique du parti (1982-2021) –, dont la carrière a été marquée à plusieurs reprises depuis les années 1990 par des soupçons d’antisémitisme et des accusations de négationnisme.
Pêle-mêle, le premier employeur politique de Jordan Bardella a vanté la « rigueur » et le « sérieux » des travaux du négationniste Robert Faurisson, il a écrit pendant plusieurs années dans le journal antisémite National-Hebdo et il a participé à une cérémonie d’hommage à Philippe Pétain, l’homme de la collaboration avec l’Allemagne nazie. Il a aussi été condamné dans une affaire de financement illégal du RN aux côtés de Frédéric Chatillon, un intime de Marine Le Pen et un mentor de Jordan Bardella, dont les services de renseignement intérieur français soulignaient en 2008 les « convictions néonazies ».
Jean-François Jalkh a traversé l’histoire du Front national (FN), de Jean-Marie à Marine Le Pen. « J’ai été chargé de la passation de pouvoir entre Jean-Marie Le Pen et sa fille. Les choses se sont bien passées », se vantera-t-il d’ailleurs en 2021 devant des juges.
Ce cadre de 69 ans affiche une longévité dont peu peuvent se vanter dans le parti d’extrême droite. Il rejoint le Front national à l’âge de 17 ans, en 1974, soit deux ans seulement après la création du parti. En 1986, il est le benjamin des 35 députés qui font leur entrée à l’Assemblée nationale. Il a ensuite multiplié les mandats (régionaux ou européens) et siégé dans toutes les instances du parti, jusqu’au plus haut niveau, son bureau exécutif.
Cet expert du Code électoral pour le parti fut membre de la commission d’investiture, président de la commission des conflits jusqu’en 2020, et, surtout, pendant des années, vice-président chargé des affaires juridiques.
Il a été secrétaire général du microparti de Marine Le Pen, Jeanne ; président de l’association de financement de ses campagnes présidentielles en 2012 et 2017 ; directeur de la campagne des législatives en 2012. Il a également été l’assistant parlementaire de Marine et Jean-Marie Le Pen. Celui-ci le présentera en 2019 comme « un homme plein de compétences » et « un proche collaborateur ».

ordan Bardella est devenu l’assistant parlementaire de Jean-François Jalkh en 2015. © Photomontage Mediapart avec AFP
https://www.mediapart.fr/journal/politi ... dent-du-rn
Jordan Bardella et l’antisémitisme : l’autre tache sur le parcours du président du RN
Il a salué le « sérieux » du négationniste Robert Faurisson, écrit dans un journal antisémite et célébré Pétain : portrait de Jean-François Jalkh, pilier du RN et employeur au Parlement européen de Jordan Bardella. Mardi 6 octobre, Marine Le Pen a encore pris la défense de ce cadre historique du parti, tout en propageant une contre-vérité.
Fabrice Arfi, David Perrotin et Marine Turchi
6 octobre 2026 à 15h57
C’est une période de sa vie sur laquelle Jordan Bardella préfère rester aujourd’hui très discret. Pendant plusieurs mois en 2015, un an et demi après avoir rédigé des écrits antisémites révélés par Mediapart, l’actuel président du Rassemblement national (RN) a été rémunéré comme assistant parlementaire du député européen Jean-François Jalkh.
En pleine controverse, voilà une tache de plus qui n’est pas de nature à apaiser la situation, et pour cause : Jean-François Jalkh est un pilier historique du Front national (FN) devenu RN – il a siégé trente-neuf ans au bureau politique du parti (1982-2021) –, dont la carrière a été marquée à plusieurs reprises depuis les années 1990 par des soupçons d’antisémitisme et des accusations de négationnisme.
Pêle-mêle, le premier employeur politique de Jordan Bardella a vanté la « rigueur » et le « sérieux » des travaux du négationniste Robert Faurisson, il a écrit pendant plusieurs années dans le journal antisémite National-Hebdo et il a participé à une cérémonie d’hommage à Philippe Pétain, l’homme de la collaboration avec l’Allemagne nazie. Il a aussi été condamné dans une affaire de financement illégal du RN aux côtés de Frédéric Chatillon, un intime de Marine Le Pen et un mentor de Jordan Bardella, dont les services de renseignement intérieur français soulignaient en 2008 les « convictions néonazies ».
Jean-François Jalkh a traversé l’histoire du Front national (FN), de Jean-Marie à Marine Le Pen. « J’ai été chargé de la passation de pouvoir entre Jean-Marie Le Pen et sa fille. Les choses se sont bien passées », se vantera-t-il d’ailleurs en 2021 devant des juges.
Ce cadre de 69 ans affiche une longévité dont peu peuvent se vanter dans le parti d’extrême droite. Il rejoint le Front national à l’âge de 17 ans, en 1974, soit deux ans seulement après la création du parti. En 1986, il est le benjamin des 35 députés qui font leur entrée à l’Assemblée nationale. Il a ensuite multiplié les mandats (régionaux ou européens) et siégé dans toutes les instances du parti, jusqu’au plus haut niveau, son bureau exécutif.
Cet expert du Code électoral pour le parti fut membre de la commission d’investiture, président de la commission des conflits jusqu’en 2020, et, surtout, pendant des années, vice-président chargé des affaires juridiques.
Il a été secrétaire général du microparti de Marine Le Pen, Jeanne ; président de l’association de financement de ses campagnes présidentielles en 2012 et 2017 ; directeur de la campagne des législatives en 2012. Il a également été l’assistant parlementaire de Marine et Jean-Marie Le Pen. Celui-ci le présentera en 2019 comme « un homme plein de compétences » et « un proche collaborateur ».

ordan Bardella est devenu l’assistant parlementaire de Jean-François Jalkh en 2015. © Photomontage Mediapart avec AFP
https://www.mediapart.fr/journal/politi ... dent-du-rn