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Re: #2 : Sujet général : Guerre à Gaza

Posté : 16 août 2026 18:24
par Once
papibilou a écrit : 16 août 2026 16:59
Once a écrit : 16 août 2026 15:55

Faux.

1) Les Juifs ne se sont pas « laissés enfermer » au sens d'un choix libre.
Le ghetto était un instrument de coercition : déplacements forcés, murs, gardes, barbelés, terreur, prises d'otages et répression. À Varsovie, environ 400 000 personnes furent concentrées dans le ghetto, dans des conditions de surpeuplement, de faim et de maladie extrêmes. Dire qu'elles se sont « laissées enfermer » efface le rapport de force entre une population civile désarmée et un État policier disposant de l'armée, de la police et d'un appareil de terreur.

2) Par ailleurs : la déportation vers Treblinka n'était pas immédiatement comprise par tous comme une mise à mort.
C'est un point essentiel. Les nazis pratiquaient la tromperie : déportations présentées dans différents contextes comme des transferts ou des affectations au travail. À l'été 1942, les habitants du ghetto de Varsovie ne disposaient pas tous d'une connaissance claire et certaine de ce qui attendait les déportés. Lorsque les informations sur les meurtres de masse à Treblinka se sont confirmées et propagées, la résistance armée s'est structurée davantage.

3) La résistance n'a pas commencé seulement en avril 1943. Après la grande déportation de l'été 1942, la ŻOB — l'Organisation juive de combat — s'est organisée et a cherché des armes. En janvier 1943, plusieurs mois avant le soulèvement célèbre d'avril, des combattants juifs ont attaqué les forces allemandes lors d'une nouvelle opération de déportation. L'opération allemande fut interrompue après la capture d'environ 5 000 à 6 500 personnes, et cette expérience encouragea la population à construire des caches et des bunkers en prévision d'une nouvelle attaque.

4) En fait, la résistance juive ne se réduit pas au ghetto de Varsovie. Des organisations clandestines se sont développées dans environ une centaine de ghettos d'Europe orientale. Il y eut des soulèvements ou des résistances armées dans de nombreux autres ghettos, des groupes de partisans juifs — jusqu'à environ 20 000 combattants juifs dans les forêts d'Europe orientale selon l'USHMM — ainsi que des révoltes dans les centres de mise à mort eux-mêmes : Treblinka en 1943, Sobibor en 1943 et Auschwitz-Birkenau en 1944

5) Surtout, « résister » ne signifiait pas uniquement prendre les armes. Fuir, se cacher, fabriquer de faux papiers, faire passer des enfants, rejoindre des partisans, saboter, transmettre des informations, conserver clandestinement des archives et maintenir des institutions culturelles ou religieuses constituaient également des formes de résistance. L'USHMM considère explicitement comme faux le cliché selon lequel les Juifs n'auraient pas résisté.

Tout cela nous éloigne de Gaza mais c'était important de le rappeler quand même.
La France avait le plus grand nombre de juifs en Europe.
C'est faux. Avant la guerre c'était la Pologne qui en avait le plus. Et il y en avait même plus en Grande Bretagne qu'en France.
Certes vous trouverez des juifs dans la résistance, mais l’immense majorité a, comme en Allemagne, espéré que accepter les mesures antisémites était un moyen de passer une mauvaise période.
Nous n'avons aucune preuve formelle de cela. De toute façon, c'est minimiser abusivement la résistance juive et conforter le mythe de la passivité des Juifs, ce genre de propos.

Re: #2 : Sujet général : Guerre à Gaza

Posté : 16 août 2026 19:39
par papibilou
Once a écrit : 16 août 2026 18:24
papibilou a écrit : 16 août 2026 16:59

La France avait le plus grand nombre de juifs en Europe.
C'est faux. Avant la guerre c'était la Pologne qui en avait le plus. Et il y en avait même plus en Grande Bretagne qu'en France.
Certes vous trouverez des juifs dans la résistance, mais l’immense majorité a, comme en Allemagne, espéré que accepter les mesures antisémites était un moyen de passer une mauvaise période.
Nous n'avons aucune preuve formelle de cela. De toute façon, c'est minimiser abusivement la résistance juive et conforter le mythe de la passivité des Juifs, ce genre de propos.
Vous avez raison la Pologne avait beaucoup plus de juifs que notre pays en 1939. Désolé j'aurais du faire des recherches avant d'écrire ça. Ma mémoire me rappelait qu'en Pologne il ne restait qu'environ 100 000 juifs en 1945.
En revanche je n'ai pas parlé de passivité mais de faculté d'adaptation et ma remarque concernait bien tous les humains et pas seulement les juifs. D'ailleurs tous les ouvrages que j'ai lu sur le génocide arménien montraient aussi un fatalisme certain.

Re: #2 : Sujet général : Guerre à Gaza

Posté : 16 août 2026 19:49
par fleur2jasmin
Corvo a écrit : 15 août 2026 07:25 Hélas...

Gaza n’a pas disparu : nous avons simplement cessé de regarder.

À Gaza, les civils continuent de mourir tandis que le monde détourne peu à peu le regard. À force de chiffres, d’images et de communiqués, l’horreur devient presque ordinaire. Pourtant, aucune guerre ne devrait rendre acceptable la mort d’enfants, de familles et de populations prises au piège.

Il existe une forme particulière de violence dont on parle peu : celle de l’habitude.

Au début, les images nous arrêtent. Un immeuble éventré. Un père portant le corps de son enfant. Une mère qui cherche un prénom dans une liste. Un hôpital frappé. Une école transformée en refuge. Nous regardons, nous sommes bouleversés, nous jurons que cela ne peut pas devenir normal.

Puis les semaines passent. Les mois passent. Les années passent.

Et l’insupportable devient une information parmi d’autres.

Gaza n’a pourtant pas disparu.

En août 2026, les Nations unies décrivent encore une situation humanitaire critique dans la bande de Gaza. Des frappes aériennes, des tirs et des bombardements continuent d’être rapportés. Presque toute une population de 2,1 millions de personnes se retrouve concentrée sur moins de la moitié du territoire, dans des conditions de surpopulation extrême. Selon l’ONU, environ 82 % des structures de Gaza ont été endommagées et plus de 134 000 sont considérées comme détruites.

Mais quelque chose a changé.

Ce ne sont pas nécessairement les bombes.

C’est notre capacité à les entendre.

Nous parlons moins de Gaza. Les unes changent. Les notifications disparaissent. D’autres crises surgissent. L’actualité exige sans cesse une nouvelle indignation et laisse derrière elle des tragédies qui, elles, ne se terminent pas parce que nous avons cessé de les regarder.

La souffrance, pourtant, ne connaît pas la fatigue médiatique.

Un enfant qui perd sa mère aujourd’hui ne souffre pas moins parce que le conflit dure depuis longtemps. Une famille qui voit sa maison détruite ne ressent pas moins la violence parce que nous avons déjà vu mille fois des images semblables.

Et surtout, un civil ne devient pas un combattant simplement parce qu’il vit sur un territoire en guerre.

C’est peut-être cela qu’il faut rappeler avec obstination.

La guerre n’abolit pas l’humanité.

Elle ne suspend pas davantage le droit.

Le droit international humanitaire repose notamment sur une règle essentielle : distinguer les combattants des civils. Les civils ne peuvent pas être directement pris pour cible, et les parties à un conflit doivent prendre les précautions possibles pour limiter les pertes civiles. Ce principe ne dépend ni de la sympathie que l’on éprouve pour un peuple, ni du camp politique auquel on appartient.

Reconnaître cela ne revient pas à nier le 7 octobre 2023.

Les meurtres de civils israéliens, les enlèvements et les atrocités commises ce jour-là ne peuvent être effacés, minimisés ou justifiés.

Mais condamner le 7 octobre ne peut pas signifier accepter que la protection des civils palestiniens devienne facultative.

La douleur d’un peuple ne donne pas le droit d’oublier l’humanité d’un autre.

C’est précisément lorsque nous avons une raison de haïr que le droit devient indispensable. C’est précisément lorsque la guerre commence que les limites imposées à la guerre prennent tout leur sens.

À Gaza, pourtant, les enfants continuent de mourir.

Le 6 août 2026, l’UNICEF indiquait qu’au moins 300 enfants avaient été tués au cours des 300 jours ayant suivi l’annonce du cessez-le-feu d’octobre 2025. Un enfant par jour, en moyenne, pendant une période censée précisément marquer la diminution des hostilités. Des centaines d’autres ont été blessés.

Arrêtons-nous un instant sur ce chiffre.

Un enfant par jour.

Pas une statistique.

Un enfant.


Quelqu’un qui avait une voix. Une peur. Une façon particulière de rire. Peut-être un cartable qui existe encore quelque part. Peut-être un jouet sous les décombres. Peut-être une mère qui continue instinctivement à préparer une place pour lui avant de se souvenir qu’il ne reviendra pas.

Nous avons créé un vocabulaire capable de rendre tout cela supportable.

Dommages collatéraux.

Opérations.

Objectifs.

Frappes.

Zones.

Bilans.

Mais derrière chaque mot administratif se trouve un corps humain.

Derrière chaque nombre, une histoire qui ne continuera pas.

Et derrière chaque enfant tué se trouve une question que nous devrions être incapables d’éviter : à quel moment avons-nous décidé que certaines morts étaient le prix normal de la guerre ?

Même le mot « cessez-le-feu » semble aujourd’hui avoir perdu une partie de son sens.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, dont les données sont relayées par OCHA, 1 254 Palestiniens avaient encore été tués entre l’annonce du cessez-le-feu du 10 octobre 2025 et le 5 août 2026. Rien qu’en juillet 2026, plus de 150 morts ont été rapportés, dont des dizaines de civils.

Pendant ce temps, environ trois quarts de la population dépend toujours de livraisons d’eau potable par camion. Les structures médicales continuent de fonctionner dans des conditions extrêmement difficiles. Les familles vivent au milieu des bâtiments détruits, des déchets et des munitions non explosées.

Voilà ce que signifie Gaza aujourd’hui.

Pas seulement un conflit géopolitique.

Des gens qui cherchent de l’eau.

Des médecins qui essaient de soigner.

Des parents qui calculent où leurs enfants risquent le moins de mourir.

Des enfants qui devraient apprendre à lire et qui apprennent à reconnaître les objets explosifs abandonnés au sol.

Nous pouvons débattre pendant des heures de stratégie militaire, de frontières, de terrorisme, de sécurité, de responsabilité historique, de diplomatie et de rapports de force.

Ces débats sont nécessaires.

Mais ils deviennent obscènes lorsqu’ils servent à faire disparaître l’être humain.

Car il existe une frontière morale plus ancienne encore que toutes les frontières territoriales : celle qui sépare le combattant de l’enfant.

Et cette frontière doit rester infranchissable.

Je refuse donc cette idée selon laquelle parler des civils palestiniens reviendrait à choisir un camp.

Choisir les civils n’est pas choisir un camp.

Demander qu’un enfant israélien puisse grandir sans craindre d’être assassiné ou enlevé et demander qu’un enfant palestinien puisse grandir sans craindre d’être enseveli sous sa maison ne sont pas deux convictions contradictoires.

C’est la même conviction.

Celle selon laquelle une vie humaine n’acquiert pas sa valeur en fonction du passeport qu’elle porte.

Nous devons également nous méfier du silence.

Pas seulement du silence des gouvernements.

Du nôtre.

Celui qui apparaît lorsque nous faisons défiler une image de Gaza sans même nous arrêter.

Celui qui naît lorsque nous pensons : encore.

Encore des morts.

Encore des bombardements.

Encore Gaza.

Ce « encore » est peut-être l’une des victoires les plus terribles de la guerre.

Parce qu’à partir du moment où la répétition anesthésie notre conscience, tout devient possible.

Une société ne perd pas son humanité uniquement lorsqu’elle commet des atrocités.

Elle commence aussi à la perdre lorsqu’elle apprend à vivre tranquillement pendant qu’elles se déroulent.

Je ne veux pas m’habituer.

Je ne veux pas qu’un enfant mort devienne une ligne supplémentaire dans un bilan que personne ne lit jusqu’au bout.

Je ne veux pas que nous inventions des catégories d’êtres humains dont la mort provoquerait moins d’émotion parce qu’elle serait devenue prévisible.

Je ne veux pas que le mot guerre devienne une autorisation morale illimitée.

La guerre existe.

Le terrorisme existe.

La peur existe.

La nécessité pour les États de protéger leurs populations existe.

Mais aucune de ces réalités ne peut supprimer une autre réalité fondamentale : un civil reste un civil. Un enfant reste un enfant.

Il n’existe aucune victoire qui puisse rendre acceptable l’effacement de cette évidence.

Alors il faut continuer à parler de Gaza.

Pas contre Israël.

Pas pour le Hamas.

Pour les êtres humains.

Pour ceux qui ne possèdent aucun missile, aucun uniforme, aucune salle de négociation, aucun siège aux Nations unies.

Pour ceux dont la seule ambition est parfois devenue extraordinairement simple : survivre jusqu’au lendemain.

Le monde ne manque pas d’informations sur Gaza.

Il risque quelque chose de plus grave : manquer d’attention.


Et lorsque nous cessons de regarder suffisamment longtemps, nous finissons par croire que ce que nous ne voyons plus n’existe plus.

Gaza existe.

Ses enfants existent.

Ses morts ont existé.

Ses survivants existent encore.

Et tant que des populations civiles continueront de payer le prix des décisions des hommes armés, nous aurons le devoir de prononcer leurs noms, de raconter ce qu’elles vivent et de rappeler cette vérité élémentaire :

la guerre peut expliquer la violence. Elle ne doit jamais nous apprendre à l’accepter.

https://blogs.mediapart.fr/sirine-gaoua ... e-regarder
Merci pour ce beau texte. Émouvant et criant de vérité.

Nous sommes les spectateurs de cette cruelle injustice qui se déroule sous nos yeux, complètement démunis face à l’horreur… Pire encore on s’y habitue non pas seulement parce qu’on détourne le regard ailleurs mais aussi parce que les Palestiniens et les Arabes en général sont déshumanisés.

Si nous sommes incapables d’éprouver le moindre sentiment d’empathie et de compassion à leur égard si ce n’est de l’indifférence alors peut-être que nous aussi avons perdu notre Humanité... :(

Re: #2 : Sujet général : Guerre à Gaza

Posté : 16 août 2026 19:56
par fleur2jasmin
papibilou a écrit : 16 août 2026 10:50
Mesoke a écrit : 14 août 2026 18:37 Premièrement dans ce cas en effet on se fout de l'étymologie, parce que l'étymologie c'est juste l'origine du terme, pas sa définition.

Ensuite tu as coupé la partie dans laquelle l'IA parlait du monsieur qui a définit ce terme, Lemkin, en croyant qu'on n'irait pas chercher ce qu'en a réellement dit ce monsieur. Sa définition était la suivante :

« De nouvelles conceptions supposent l'adoption de nouveaux termes. Par « génocide », nous entendons la destruction d'une nation ou d'un groupe ethnique. Ce nouveau mot, forgé par l'auteur pour signifier une vieille pratique dans son évolution moderne, ne signifie pas nécessairement la destruction immédiate d'une nation, sauf lorsqu'il est réalisé par des meurtres en masse de tous les membres d'une nation. Il entend plutôt signifier un plan coordonné de différentes actions visant à la destruction de fondements essentiels de la vie de groupes nationaux, dans le but d'exterminer les groupes eux-mêmes. Un tel plan aurait pour objectifs la désintégration des institutions politiques et sociales, de la culture, de la langue, des sentiments nationaux, de la religion et de la vie économique de groupes nationaux, ainsi que la suppression de la sécurité personnelle, de la liberté, de la santé, de la dignité, voire de la vie des personnes appartenant à ces groupes. Le génocide vise le groupe national en tant qu'entité, et les actions en question sont dirigées contre des individus, non pas ès qualité, mais en tant que membres du groupe national. »

Sachant qu'on t'avait déjà donné la définition actuelle officielle qui disait la même chose : la notion de génocide tient surtout dans le fait de mettre en oeuvre un plan destiné à éliminer une population, pas la quantité de gens effectivement tués. Ca n'est pas affaiblir ce terme que de considérer que commettre un génocide ça n'est juste un concours de bite sur le plus de morts provoqués, bien au contraire.
https://www.google.com/search?q=Genocid ... fId=ChxjMe
Mais vous allez continuer à surenchérir longtemps comme ça ???

Israël commet un génocide à Gaza, affirme une commission d’enquête de l’ONU

« Meurtre de membres du groupe ; atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe ; soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ; et mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe », conclut la Commission d'enquête établie en 2021 par le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies:
Dans son nouveau rapport publié mardi, le groupe d’experts relève qu'israël commet quatre des cinq catégories de faits qui définissent le crime de génocide définis par la Convention de 1948 pour la prévention du génocide. 
Les enquêteurs mandatés par le Conseil des droits de l’homme mettent en cause « les déclarations explicites des autorités civiles et militaires israéliennes et le comportement systématique des forces de sécurité ». Des attitudes qui indiquent que des actes génocidaires ont été commis avec l’intention de détruire, en tout ou en partie, les Palestiniens de la bande de Gaza en tant que groupe.
« La Commission estime qu’Israël est responsable du génocide commis à Gaza », a déclaré Navi Pillay, Présidente de la Commission. « il est clair qu’il existe une intention de détruire les Palestiniens de Gaza par des actes qui répondent aux critères énoncés dans la Convention sur le génocide ».

Dans ce document très détaillé, les enquêteurs de l’ONU jugent que le conflit a provoqué un génocide, tel que défini par la convention adoptée par les Etats membres des Nations Unies au surlendemain de la Seconde guerre mondiale. Et ces actes des dirigeants politiques et militaires israéliens sont imputables à l’État d’Israël.
Une façon de rappeler que les autorités israéliennes portent la responsabilité de ne pas avoir empêché le génocide, d’avoir commis un génocide et de ne pas avoir puni les auteurs du génocide contre les Palestiniens dans l’enclave assiégée.
Cette commission d'enquête a aussi conclu que le Président israélien, Isaac Herzog, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, et l’ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, avaient « incité à commettre un génocide et que les autorités israéliennes (n’avaient) pas pris de mesures » pour les en empêcher.
« La responsabilité de ces crimes atroces incombe aux plus hautes autorités israéliennes qui ont orchestré une campagne génocidaire depuis près de deux ans maintenant, avec l’intention spécifique de détruire le groupe palestinien à Gaza », a ajouté Mme Pillay.

Pour établir les actes génocidaires, la Commission d'enquête a examiné les opérations militaires israéliennes à Gaza, notamment le fait d’avoir tué et gravement blessé un nombre sans précédent de Palestiniens, d’avoir imposé un siège total, y compris en bloquant l’aide humanitaire.
Les enquêteurs reprochent également à Tel Aviv d’avoir commis des actes systématiques de violence sexuelle et sexiste, d’avoir directement pris pour cible des enfants, d’avoir mené des attaques systématiques contre des sites religieux et culturels, et d’avoir ignoré les ordonnances de la Cour internationale de justice (CIJ).
La Commission d'enquête a également analysé le comportement des autorités et des forces de sécurité israéliennes à Gaza, notamment le fait d’imposer la famine et des conditions de vie inhumaines aux Palestiniens de Gaza, et a conclu que l’intention génocidaire était la seule conclusion raisonnable qui pouvait être tirée de la nature de leurs opérations.

La Commission a recommandé aux États membres de cesser de transférer à Israël des armes et autres équipements susceptibles d’être utilisés pour commettre des actes génocidaires. Il s’agit aussi de prendre des mesures en matière de reddition des comptes en menant des enquêtes et des poursuites judiciaires contre les personnes ou les entreprises impliquées directement ou indirectement dans le génocide.
« La communauté internationale ne peut rester silencieuse face à la campagne génocidaire lancée par Israël contre le peuple palestinien à Gaza. Lorsque des signes et des preuves évidents de génocide apparaissent, l’absence d’action pour y mettre fin équivaut à de la complicité », a conclu Mme Pillay, soulignant que « chaque jour d’inaction coûte des vies et érode la crédibilité de la communauté internationale ».

https://news.un.org/fr/story/2025/09/1157475

Re: #2 : Sujet général : Guerre à Gaza

Posté : 16 août 2026 20:01
par fleur2jasmin
En parallèle les attaques meurtrières se poursuivent au Liban. Hier encore au sud Liban femmes et enfants ont été pris pour cible :

La frappe a tué des femmes et des enfants et n’a pas visé une « infrastructure militaire », a déclaré le Premier ministre libanais Nawaf Salam.

https://www.ouest-france.fr/monde/liban ... ba9300fba3

Et pendant ce temps, en Cisjordanie : la tension monte à Qusra, village assiégé par les colons

Derrière les murs, des maisons palestiniennes. Qusra est un village de Cisjordanie. Depuis cinq jours, il est assiégé par des colons israéliens. Ils paraissent plutôt jeunes. À l'arrivée de l'armée, ils s'enfuient en courant. Abdul Karim Hassan est un habitant de Qusra. Il ne peut plus rentrer chez lui. "J'ai vu des colons entrer dans ma cour, puis dans ma maison. Ils ont dit à mes enfants de sortir, puis ils ont pris la literie, comme si c'était à eux", raconte-t-il.
Les accès au village sont bloqués. Pas de quoi décourager les militants israéliens anti-colonisation. Ils viennent apporter aux Palestiniens assiégés l'eau et la nourriture qui leur manque. Les soldats les empêchent de rentrer, le face-à-face est tendu. "Après plusieurs jours d'oppression et de restrictions imposées aux familles palestiniennes de Qusra, la situation est inhumaine. C'est criminel, c'est du terrorisme de colons, c'est un nettoyage ethnique", considère Adam Rabie, militant des droits humains.
L'ambassadeur américain en Israël monte au créneau
Un appel au secours entendu de l'autre côté de ces murs, notamment par un américano-palestinien qui témoigne des exactions subies. "Il ne suffit pas de venir déloger les colons. Il faut leur interdire toute la zone. Il faut trouver d'où ils viennent et les en empêcher", estime ainsi Loui Ridi, habitant de Qusra.
Cet homme, comme ces militants israéliens, ont reçu un soutien inattendu. Celui de l'ambassadeur des États-Unis en Israël. Il a dénoncé le siège du village et le comportement de "voyous" de la part des colons.

https://www.franceinfo.fr/monde/israel/ ... 48482.html