Victor a écrit : Fonck1 a écrit :
toujours la faute de l'autre! jamais du français qui vit au dessus de ses moyens !
Bien dit Fonck1 !
Effectivement, l'Europe est en train de devenir le bouc émissaire, alors que le problème c'est la perte de compétitivité de l'économie française. Les allemands ont fait les réformes Schröder (Hartz) en 2003 et 2005 pendant que nous étions en plein déploiement des 35 heures, ... , no comment.
On voit directement les conséquences dans la production d'automobiles en France ... qui chute dramatiquement à partir des la mise en place des 35 heures.
Il faut sans cesse le répéter.
Le problème économique français est avant toute chose un problème de compétitivité !
Les français vivent au-dessus de leurs moyens? Il me semble que ce n'est pas des français mais de la France dont il faut parler, c'est un détail qui a son importance lorsque l'on s'interroge sur l'aspect de la représentation du peuple chez les élites dirigeantes.
Les pays les plus riches actuellement sont aussi les plus endettés, je n'invente rien. Vous êtes encore dans le rêve des Trente Glorieuses avec l'idée d'un progrès et d'une croissance infinie, désolé mais ça reste de la fiction.
Le problème ce n'est ni la compétitivité, ni la production française. Lorsque l'on ouvre les frontières aux entreprises qui peuvent se délocaliser dans des pays où la main d'oeuvre a un faible coût il ne faut pas s'étonner que nos belles entreprises en profitent. Il serait temps de comprendre que nous n'avons pas à nous adapter à l'économie. C'est bien la première fois que j'entends dire qu'il faut que l'humanité s'adapte à une "science humaine", à part peut être en ce qui concerne le religieux qui a finalement bien des points communs avec l'économie libérale actuelle. L'épistémologie devrait ouvrir un débat sur le caractère du savoir économique aujourd'hui produit, ainsi que sur les rapports de force entre les différents paradigmes. Egalement sur les conflits d'intérêts des universitaires qui d'une part donnent des cours et de l'autre conseillent des entreprises privées ou des institutions publiques.
L'objectif principal de la réforme Schröder est la lutte contre le chômage. Il faut bien comprendre, messieurs économistes en herbe, que les causes du chômage sont multiples. La hausse du chômage dépend d'un grand nombre de facteurs, le facteur technique (mécanisation, automatisation: exemple de la caisse automatique qui est voué à remplacer le caissier), le facteur social (démocratisation des études supérieurs qui se traduit par un embouteillage et une migration de nos diplômés), ect...
Je doute que les 35 heures soient seuls responsables de la situation économique dans laquelle nous nous trouvons. Depuis les Trente Glorieuses aucune croissance significative a vu le jour, étonnant que nous y croyons encore. Il me semble également que le fait de devoir passer moins de temps au travail est tout simplement une avancée en ce qui concerne la vie de tout les jours. Je doute que la plupart des personnes souhaiteraient passés plus de 45h au boulot, ce n'est pas la fainéantise c'est juste un souhait de vouloir profiter de son temps de vie pour autre chose que l'activité d'une économie qui nous dépasse et dont l'écrasante majorité des profits nous échappes.
Mais on connait le discours libéral, prêt à tout pour augmenter la compétitivité. Prêt à faire travailler des personnes 50 heures par semaine, prêt à répartir le travail d'une manière tellement fragmentée que les salariés ne disposent plus d'aucun savoir faire, prêt à simplement considérer un homme comme une unité de production. Désolé mais aujourd'hui on voit bien que notre modèle économique ne fonctionne pas. Les perroquets nous répéterons de reproduire ce que nous faisons depuis des années et des années mais l'avenir appartient à ceux qui tenteront de penser des choses nouvelles.