Que d'efforts pour éviter de répondre franchement à mes questions.
A Sanka, tout d'abord.
Votre texte est bien écrit, amusant, mais incohérent.
Vous n'évoquez pas le sourire devant le spectacle d'une classe de Terminale d'attardés dans l'enfance.
Pourquoi?
Est-ce important ou pas?
Je ne vais pas souvent au Lycée depuis longtemps, mais il me semble que le tableau que vous dressez correspond bien à la réalité, d'après ce que je vois des ados de 17-18 ans de mon entourage et...même des jeunes adultes parfois très diplômés (de l'enseignement supérieur, donc)...et même d'adultes franchement mûrs (du point de vue de l'âge).
Les différences (en matière de maturité, de responsabilité, d'équilibre) ne sont pas flagrantes, notamment dès qu'il s'agit d'acheter. Exister, c'est acheter.
Donc ma question demeure: qui est responsable de la baisse du niveau des élèves, même si, youkaïdi, ce n'est pas grave, et que dans la vie faut pas s'en faire.
A Victor,
Vous avez en partie raison.
Mais la réforme accompagne l'évolution de la société, plus qu'elle ne la crée et vous noterez que les profs, bien déprimés ces derniers temps, même s'ils ne se sont guère battus (en faisant grève, mais que n'aurait-on entendu, de la part de gens qui pensent comme vous

) sont je crois majoritairement opposés à cette réforme.
Non, l'école ne participe à cette évolution vers la médiocrité sociale: elle la subit et résiste comme elle peut.
Victor a écrit :La preuve ?
Un taux de réussite de près de 90% au bac, nous devrions tous nous en féliciter et admirer ce niveau qui monte si haut,
or que voit-on, que la quasi-totalité des forumeurs, y compris et d'abord les enseignants, en tirent la dramatique conclusion que le niveau baisse. C'est donc bien la preuve que l'EN en bradant ses diplômes participe et entretient elle-même cette évolution de la société qu'elle est censée combattre ?
Ce n'est pas exact, du moins en ce qui me concerne (Allora défendra son point de vue elle_même, si elle le souhaite).
Ce n'est certes pas moi qui fais du taux de réussite au bac le signe d'une baisse de niveau.
J'attends que l'on produise les "directives" qui traduiraient la baisse de l'exigence.
J'invite aussi tous les ex-bacheliers qui le prétendent à passer les épreuves du bac...
Je ne suis pas certain que tout le monde l'aurait, y compris dans sa section.
Moi-même, jamais très bon en Maths (titulaire pourtant d'un bac C...sans mention), je n'en suis pas absolument certain.
Mon analyse est différente.
Je ne pense pas que le diplôme soit bradé, mais que la tendance SOCIETALE à écarter tout ce qui ne "sert pas" directement dans la discipline (en Maths-Physique, l'orthographe et même la syntaxe par exemple) s'applique à fond et que les profs ne baissent pas la note pour cette raison: difficile pour un prof de Maths correcteur de baisser la note d'un candidat qui a réussi son épreuve , sur le seul plan de la discipline à cause de l'insuffisance de la maîtrise de la langue).
Par contre en Français (peut-être aussi en Philo), il se sera logiquement "pris" une mauvaise note.
Mais le jeu des coefficients fait qu'à la fin, le diplôme est obtenu.
C'est dès l'Ecole Primaire et même dès la Maternelle qu'on voit une baisse du niveau d'ENTREE, difficile à rattraper du fait de la puissance des forces contraires.
Et ceux qui dénigrent l'Ecole ET les enseignants ont leur lourde part de responsabilité.
Dans un tel contexte, il est difficile pour les enfants de respecter LE SAVOIR et ceux qui le transmettent....ou plutôt qui tentent de le transmettre.
D'où la crise de recrutement de nouveaux enseignants.
Il suffit de voir les (de plus en plus rares) jeux culturels à la télévision pour se rendre compte que le phénomène touche même ceux qui ont passé le bac d'avant 1968.
Mais il y a de brillantes exceptions parmi les bacheliers les plus récents, sans qu'ils aient nécessairement eu une mention TB et fassent partie d'une quelconque élite.
Pour apprendre et se développer, il faut être curieux tous azimuths, savoir faire des efforts, pouvoir différer la gratification de ces efforts, faire travailler sa mémoire, AIMER non seulement LE savoir, mais savoir tout court.
Or, comme on le voit JUSQU'ICI, on prétend soumettre les savoir à l'utilité économique et non seulement ça mais on enfonce dans la tête de TOUS, qu'un désir est un besoin, qu'il doit être immédiatement satisfait, et que la technologie dispense de faire ce que font les appareils.
Le jour où le GPS est en panne, non seulement on n'a pas de carte, mais si on en avait une, on ne saurait pas quoi en faire.
La tendance au zapping (liée aux écrans) conduit à une baisse de la capacité à a se concentrer longuement. Les écrans diminuent les interactions langagières et l'acquisition pré-scolaire de vocabulaire. Et ils diminuent aussi le temps de sommeil (temps indispensable de consolidation des apprentissages)
Quant à l'exemple donné par les adultes, réfléchissons sur ce que nous venons de voir (une fois de plus) avec l'euro de foot.
