9 août 2017!
Une grande date pour la République.
Macron a réussi à faire passer le projet qu'il défendait avec Bayrou de redonner
confiance dans la vie politique.
C'est en effet le vrai nom de cette réforme. Ne vous trompez pas dans vos posts.
L'Assemblée nationale a adopté, mercredi 9 août, la loi organique sur "la confiance dans la vie politique".
Le texte a recueilli une large majorité au Palais Bourbon avec 412 voix pour, 74 contre et 62 abstentions.
Seul le groupe Les Républicains, qui a annoncé vouloir saisir le Conseil constitutionnel, a voté contre.
ben voyons, c'est normal, on leur enlève un levier du clientélisme. C'était tellement jouissif de venir avec le carnet de chèques de la République arroser les associations partisanes, les communes de son camp... tout ce qui pouvait ^préparer leur prochaine réélection!
Les groupes de La France insoumise et de la Gauche démocrate et républicaine se sont abstenus.
Jamais assez bon pour eux.
La loi prévoit notamment la suppression de la réserve parlementaire, l'interdiction des emplois familiaux, l'inéligibilité en cas de manquement à la probité, la suppression de l'indemnité de frais de mandats et la création de la banque de la démocratie pour financer les candidats et les partis, comme le récapitule Le Monde dans cet article.
La suppression de la réserve parlementaire
C'est sur le sujet de la réserve parlementaire que l'adoption du projet de loi organique a coincé jusqu'ici. Les députés et les sénateurs n'étaient pas parvenus à un accord en commission mixte paritaire mardi 1er août et les sénateurs se sont à nouveau exprimé très largement pour son maintien lors d'une nouvelle relecture vendredi 4 août.
La réserve parlementaire est une enveloppe de quelque 135 000 euros que chaque député (153 000 euros pour les sénateurs) peut distribuer librement aux communes et associations de son choix. "Le gouvernement prive les territoires ruraux et les associations de 146 millions d’euros pourtant indispensables au financement de petits projets d’intérêt général", a regretté le président de la commission des lois du Sénat, Philippe Bas (LR).
"Pour le gouvernement, la suppression de la réserve correspond à une exigence de clarté" a expliqué la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. Finalement, c'est l'Assemblée nationale qui aura le dernier mot, et les députés devraient à nouveau supprimer la réserve mercredi. Cet ultime vote marquera l'adoption définitive de la loi organique.
La suppression de la réserve ministérielle
Le maintien de la réserve ministérielle, alors que la suppression de l'enveloppe parlementaire était sur la table, paraissait intenable.
Cette réserve "correspond à des crédits inscrits dans la mission collectivités territoriales" gérés par le ministre de l'Intérieur, a affirmé la ministre de la Justice vendredi 28 juillet, soulignant que son montant était "en diminution constante et rapide : 19 millions en 2013, 5 millions en 2017".
Outre le gouvernement et le groupe LREM, plusieurs groupes avaient déposé des amendements visant le même objectif (LR, "constructifs", Nouvelle Gauche, "insoumis"). Vendredi 28 juillet, les députés ont voté à l'unanimité et à main levée sa suppression.
L'inéligibilité pour manque de probité fiscale
Pour "moraliser" la vie politique, la loi organique met en place une peine d'inéligibilité pour les parlementaires en cas de non-conformité avec leurs obligations de déclaration et de paiement d'impôts. En fonction de la gravité du manquement, le Conseil constitutionnel pourra déclarer le parlementaire démissionnaire d'office de son mandat et inéligible à toutes les élections pour une durée maximale de trois ans.
La fin des activités de conseil
La loi organique sur la confiance dans la vie publique précise que les députés ne pourront plus exercer des activités de conseil au cours de leur mandat, sauf si l’activité a commencé plus d’un an avant le début de leur mandat. Dans les mêmes conditions, il est interdit aux parlementaires d'exercer le contrôle d'une société dont l'activité consiste à fournir des prestations de conseil.
Pour éviter des conflits d'intérêts, un député ne pourra plus recevoir aucune rémunération, gratification ou indemnité dans une institution ou un organisme extérieur. Le député ne pourra même plus être désigné comme tel dans un organisme extérieur, sauf si cette désignation est déterminée par une disposition législative. La prévention et le traitement des conflits d’intérêts sont laissés aux soins de chaque assemblée.
Ca c'est la loi organique, l'autre loi dite ordinaire prévoit:
Interdiction des emplois familiaux de collaborateurs pour la famille proche (conjoint, parents et enfants ainsi que ceux du conjoint) pour les ministres, parlementaires et exécutifs locaux, sous peine de trois ans de prison et 45000 euros d’amende, avec dans certains cas restitution des sommes versées.
Pour l’emploi de toute autre personne ayant un lien familial (membre ou ancien membre de la famille), obligation de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour les membres du gouvernement et exécutifs locaux, et auprès de l’organe de déontologie de leur assemblée pour les parlementaires. Même obligation déclarative en cas d’emploi croisé (embauche d’un collaborateur de la famille d’un autre élu ou ministre).
Nouveau régime pour les frais de mandat parlementaire: prise en charge directe, remboursement sur présentation de justificatifs ou versement d’une avance. Jusqu’alors, les députés percevaient une indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) forfaitaire, s’élevant à 5.373 euros net mensuels, 6.110 euros pour les sénateurs.
Registre public des déports en cas de potentiel conflit d’intérêts sur un dossier pour les parlementaires.
Interdiction aux lobbies de rémunérer les collaborateurs de parlementaires, du président de la République ou les membres de cabinets ministériels.
Création d'un statut de collaborateur parlementaire. La cessation de mandat constituera un motif spécifique de licenciement.
Vérification de la situation fiscale des parlementaires (eurodéputés compris) en début de mandat. En cas de manquement, démission d’office et inéligibilité seront possibles.

Sur demande du président de la République,
vérifications fiscales et du casier judiciaire des personnes pressenties pour entrer au gouvernement
Limitation des frais de réception et de représentation des membres du gouvernement, dont les modalités seront fixées par décret.
Les candidats à l’élection présidentielle devront fournir une déclaration d’intérêts et d’activités, en plus de l’actuelle déclaration de patrimoine. Avis de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) sur la variation de la situation patrimoniale du président de la République en fin de mandat.
Financement des partis
- Le gouvernement sera habilité à créer par ordonnance une "Banque de la démocratie", pour que les candidats, partis et groupements politiques puissent, à compter de novembre 2018, "en cas de défaillance avérée du marché", financer les campagnes des élections présidentielle, législatives, sénatoriales et européennes, via des prêts, avances ou garanties.
- Création d’un "médiateur du crédit" pour faciliter le dialogue entre banques, candidats et partis.
- Publication détaillée des comptes des partis au Journal officiel.
- Interdiction de prêts par des personnes morales autres que des banques européennes ou des partis politiques. Contrôle renforcé des prêts consentis par des personnes physiques. Toute infraction sera passible de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.
Un vrai bol d'air! tant pis pour les grincheux, les "lave toujours plus blanc", les "du bla bla tout ça"...