Mes biens chers frères

revenons aux faits, rien que les faits!
1/ le viré était le salarié d'une entreprise de nettoyage.
ONET je crois.
2/ ONET a un contrat avec le tavernier; ces contrats sont toujours très très précis sur le travail à fournir (qui, quand, comment, combien etc...), la discipline à respecter dans la boîte etc
3/ le tavernier paie ONET pour une prestation qui respecte le contrat
Le laveur est surpris à manger un frometon destiné à la poubelle
voilà ce que dit france info:
Le salarié affirme que son employeur lui reproche notamment un défaut d'hygiène, assurant qu'il n'aurait jamais dû entrer dans la cuisine de l'établissement. "Ce qui est faux, puisque depuis deux ans, je vais chaque mois à cet hôtel et je change mon eau dans cette cuisine sans que personne ne m'ait rien dit", assure Yannick.
L'employé, qui a engagé une procédure aux prud'hommes contre Onet, voit dans cette affaire de fromage un "prétexte". "Je suis syndiqué à la CGT depuis un an et, là, je voulais justement m'investir comme délégué du personnel", explique-t-il.
Les juges rien que les juges - pas Mimi la petite souris ni Paulo la science - vont étudier la lettre de licenciement "qui fixe les limites du litige", vont vérifier si les motifs invoqués dans cette lettre sont réels et sérieux et justifient bien un licenciement pour faute grave; celle ci se caractérise ainsi:
3 éléments cumulatifs doivent être réunis
les faits commis doivent être directement et personnellement imputables au salarié;
les faits doivent être en lien avec le travail et doivent représenter une violation d’une obligation contractuelle ou un manquement aux règles de discipline de l’entreprise;
les faits doivent être d’une telle gravité qu’ils empêchent le maintien du salarié dans l’entreprise.
Les juges vérifieront aussi que la cause est" exacte", c’est-à-dire qu’elle ne consiste pas en un prétexte destiné à couvrir un autre motif tel que la discrimination.
Du boulot classique pour le conseil de prud'hommes.
Rien de macronien.
Je conseille à Gaia d'aller sur des sites internet juridiques (droit du travail) et de lister toutes "ces fautes scandaleuse", aux dires des demandeurs, qui ont pourtant justifié leur licenciement. Et de remonter à avant l'ère macrocène...