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Re: cantat et les inrocks

Posté : 13 octobre 2017 13:56
par sebmbala
une fois qu'on a commis un acte aussi grave que cantat, même si il a payer sa peine aux yeux de la loi et qu'il en a émotionnellement souffert je pense que sa vie publique devrait etre differente. je ne retire pas son droit de rester un artiste mais a sa place je ne répondrais plus a des interviews ou alors en interview de groupe, de peur d’être montré en exemple comme ont fort tendance à le faire certains journalistes...

Re: cantat et les inrocks

Posté : 13 octobre 2017 15:53
par The Rat Pack
lepicard a écrit : bonjour
n' oublions que c'est un personnage public , son image est entachée à vie , il aura beau etre dans ses "petits souliers" , il pretera toujours flanc à l'invective . si j'étais à sa place ,je ferai dans la compo ou la production sous un pseudo et discrètement ;en evitant toute "starisation"
cordialement

:amen:

Re: cantat et les inrocks

Posté : 17 octobre 2017 18:23
par Stounk
Edito des Inrocks suite à la polémique:
http://www.lesinrocks.com/2017/10/17/ac ... -11997904/
À nos lecteurs

Depuis une semaine, la couverture que nous avons consacrée à Bertrand Cantat suscite une vive polémique. Certains de nos lecteurs, des personnalités, des citoyens, des artistes ont exprimé publiquement, parfois de façon très virulente, leur désaccord face à ce parti pris éditorial qui a été celui de notre hebdomadaire. Nous avons également reçu, à titre personnel, des messages qui signifiaient leur désaccord, leur mécontentement, voire leur profonde déception. Ces messages nous ont touchés, parfois bouleversés. Face à certaines réactions, qui allaient du désarroi à la haine, nous avons éprouvé aux Inrockuptibles le besoin de nous rassembler, de parler, de débattre. Ensemble, en réunion générale et en plus petits comités, nous avons questionné cette couverture tout au long des jours qui se sont écoulés.

Un journal est un bloc, mais c’est aussi un groupe d’individus qui, naturellement, ne sont pas tout le temps d’accord sur tout, et notamment sur cette couverture. De ces discussions nécessaires, qui furent animées et constructives, nous avons conclu plusieurs choses. D’abord que nous avions, et ce n’était pas là notre intention, ravivé une souffrance. L’ampleur et la gravité de l’affaire Harvey Weinstein, qui a explosé parallèlement à la sortie du magazine, est venue rappeler à quel point il existait, plus que jamais, un système d’oppression masculine dont la société ne veut plus. Ce constat, Les Inrockuptibles l’ont fait depuis de nombreuses années, et ce journal s’est toujours battu contre les violences envers les femmes, contre le sexisme et pour l’égalité entre les sexes. Ceci est une évidence.

Certains nous demanderont alors comment il est concevable, sans faire preuve de schizophrénie, de consacrer une couverture à Bertrand Cantat ? La réponse est complexe. Pour certains, elle est même inaudible. Aux Inrockuptibles, nous faisons du journalisme. C’est notre métier, notre passion. Et le journalisme exige, parfois, d’aller questionner les zones d’ombre, d’aller au-delà des frontières et des évidences, quelles qu’elles soient. Le journalisme, ce n’est pas simplement une posture morale qui consiste à lever ou à baisser le pouce. L’histoire de Bertrand Cantat fait partie de celle des Inrockuptibles, depuis les années 1980. Noir Désir a été l’un des groupes qui ont construit l’identité de ce journal, à tel point que nous lui avions confié, en 1997, les rênes d’un numéro dont il était rédacteur en chef invité. Et c’est pour cela que nous nous sommes sentis légitimes, en 2013 déjà, à redonner la parole à Bertrand Cantat pour la toute première fois.

A l’époque, cette interview fit déjà polémique. Des questions qui se posent naturellement aujourd’hui furent déjà soulevées. Cantat avait-t-il le droit, après avoir tué Marie Trintignant de ses poings, à une vie publique ? Comment dissocier l’homme de l’artiste, et faut-il le faire ? En tant que journalistes, nous sommes là pour poser ces questions. Et la question que soulevait notre article consacré à Bertrand Cantat est : pourquoi et comment faire de la musique quand on a tué une femme ? Une question bien trop vertigineuse pour appeler une seule et même réponse. Une question qui, pour certains, ne mérite même pas d’être posée, qui pour d’autres suscite encore des interrogations. Le débat qui suit d’ailleurs la publication de notre interview est là pour le rappeler : rien n’est si simplement simple, rien n’est si simplement compliqué. Ce débat a largement dépassé Les Inrockuptibles. Il est désormais repris par les médias, et notamment au travers de la question de la réinsertion. Des représentants de l’Etat se sont exprimés, des citoyens, des juges aussi, dont celui qui a décidé de la libération de Bertrand Cantat.

Plusieurs de nos couvertures ont déclenché des polémiques. Ces polémiques, nous en sommes conscients, sont souvent l’occasion de questionner notre travail, de nous interroger, de nous remettre en cause. Nous ne campons pas sur nos positions, nous ne faisons pas preuve d’arrogance. Lors des débats qui ont suivi ce dernier numéro, nous avons mis les choses sur la table. Car comme nous l’évoquions précédemment, la souffrance qu’a pu engendrer cette couverture nous a profondément touchés. Les réactions qui ont suivi, celles de lecteurs fidèles comme occasionnels, d’artistes dont nous avons toujours suivi le travail, nous ont bouleversés. Il était impossible de ne pas en tenir compte.

Tout cela nous engage et nous engagera à faire toujours preuve de vigilance dans notre façon de traiter et de mettre en scène les sujets que nous estimons importants. Pour un magazine comme Les Inrockuptibles, le retour de Bertrand Cantat à la musique en fut un. Le mettre en couverture était contestable. A ceux qui se sont sentis blessés, nous exprimons nos sincères regrets.

Les débats qui, la semaine passée, se sont fait jour, nous motivent aussi et surtout à poursuivre dans ces colonnes notre lutte contre les violences faites aux femmes. A continuer chaque jour le travail de déconstruction d’une domination masculine qui écrase les femmes, comme le prouve l’enquête que nous consacrons cette semaine au milieu du cinéma après la révélation de l’affaire Weinstein. A relayer les idées féministes comme cela a toujours été le cas. Il était important pour nous de vous dire cela.

Re: cantat et les inrocks

Posté : 17 octobre 2017 18:24
par Stounk
Réaction du juge qui avait libéré Cantat sur cette polémique:
Le juge qui a décidé de la libération de Bertrand Cantat, il y a tout juste dix ans, se livre dans la presse. Dans une interview au Parisien, samedi 14 octobre, Philippe Laflaquière déclare comprendre l'émotion suscitée par la couverture du magazine Les Inrockuptibles sur le chanteur, "mais pas les réactions incroyablement violentes, parfois haineuses".

"Est-il nécessaire de rappeler qu'il a été condamné à Vilnius pour coups mortels et non pour homicide volontaire ? Il est donc inexact de le présenter comme un meurtrier, ou pire comme un assassin, toujours cette dictature de l'émotion", déclare Philippe Laflaquière. Selon le journal, cette dernière qualification n'existait toutefois pas à cette époque dans le droit lituanien.

Mercredi, la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, avait fustigé le retour médiatique de l'ex-leader de Noir Désir, en couverture des Inrocks pour son premier disque solo à paraître, Amor Fati.
"Son dossier remplissait tous les critères exigés par la loi"

Chaque réapparition artistique et médiatique de Bertrand Cantat suscite de fortes réactions, depuis sa libération le 15 octobre 2007 de la prison de Muret (Haute-Garonne). Il avait purgé plus de la moitié de sa peine après avoir été condamné à huit ans de prison pour avoir porté en 2003 des coups mortels à sa compagne, l'actrice Marie Trintignant.

Dans Le Parisien, Philippe Laflaquière revient sur le choix d'accorder une libération conditionnelle à Bertrand Cantat, lorsqu'il était juge d'application des peines à Toulouse : "Son dossier remplissait tous les critères exigés par la loi : comportement irréprochable, psychothérapie, indemnisation complète des parties civiles et bien sûr une activité professionnelle à la sortie". "Il n'y avait strictement aucune raison de refuser cette libération justifiée et méritée, au motif que le détenu était célèbre ou qu'il serait le symbole – ce que je ne crois pas – des violences conjugales", poursuit-il.

Le magistrat se rappelle de Bertrand Cantat comme "d'un homme à l'apparence juvénile, réservé, fragile, rongé par la culpabilité". "Depuis une certaine nuit de juillet 2003, déclare-t-il, je le crois plongé dans une culpabilité profonde, une souffrance inextinguible, une prison intérieure dont aucun juge ne pourra le libérer."
http://www.francetvinfo.fr/culture/musi ... 19645.html

Re: cantat et les inrocks

Posté : 18 octobre 2017 00:08
par mic43121
Stounk a écrit :
zylto a écrit : En plus réuni sur la même couverture de ce torchon avec le rappeur orelsan connu surtout pour ses textes ignobles envers les femmes dont un passage spécialement odieux :" -Tu vas te faire marie-trintigner," il a été condamné pour cela à une amende avec sursis: donc rien
Il a, c'est vrai payé son crime mais qu'à la société pas aux victimes, il devrait avoir la décence de se faire silence
J'aimais bien Noir Désir mais aujourd'hui, il doit se cacher et surtout honte à ce torchon gaucho qui se veut moralisateur
Le mois prochain, la couverture sera peut être hitler qui chante sous sa douche
Et du coup, tu t'interdis d'écouter du Noir désir?



Et toi tu écoutes ?
Tu as du temps a perdre.. ::d
Prends un bouquin…ou une canne à pêche..
:hello:

Re: cantat et les inrocks

Posté : 18 octobre 2017 01:16
par latresne
Stounk a écrit : Edito des Inrocks suite à la polémique:
http://www.lesinrocks.com/2017/10/17/ac ... -11997904/
À nos lecteurs

Depuis une semaine, la couverture que nous avons consacrée à Bertrand Cantat suscite une vive polémique. Certains de nos lecteurs, des personnalités, des citoyens, des artistes ont exprimé publiquement, parfois de façon très virulente, leur désaccord face à ce parti pris éditorial qui a été celui de notre hebdomadaire. Nous avons également reçu, à titre personnel, des messages qui signifiaient leur désaccord, leur mécontentement, voire leur profonde déception. Ces messages nous ont touchés, parfois bouleversés. Face à certaines réactions, qui allaient du désarroi à la haine, nous avons éprouvé aux Inrockuptibles le besoin de nous rassembler, de parler, de débattre. Ensemble, en réunion générale et en plus petits comités, nous avons questionné cette couverture tout au long des jours qui se sont écoulés.

Un journal est un bloc, mais c’est aussi un groupe d’individus qui, naturellement, ne sont pas tout le temps d’accord sur tout, et notamment sur cette couverture. De ces discussions nécessaires, qui furent animées et constructives, nous avons conclu plusieurs choses. D’abord que nous avions, et ce n’était pas là notre intention, ravivé une souffrance. L’ampleur et la gravité de l’affaire Harvey Weinstein, qui a explosé parallèlement à la sortie du magazine, est venue rappeler à quel point il existait, plus que jamais, un système d’oppression masculine dont la société ne veut plus. Ce constat, Les Inrockuptibles l’ont fait depuis de nombreuses années, et ce journal s’est toujours battu contre les violences envers les femmes, contre le sexisme et pour l’égalité entre les sexes. Ceci est une évidence.

Certains nous demanderont alors comment il est concevable, sans faire preuve de schizophrénie, de consacrer une couverture à Bertrand Cantat ? La réponse est complexe. Pour certains, elle est même inaudible. Aux Inrockuptibles, nous faisons du journalisme. C’est notre métier, notre passion. Et le journalisme exige, parfois, d’aller questionner les zones d’ombre, d’aller au-delà des frontières et des évidences, quelles qu’elles soient. Le journalisme, ce n’est pas simplement une posture morale qui consiste à lever ou à baisser le pouce. L’histoire de Bertrand Cantat fait partie de celle des Inrockuptibles, depuis les années 1980. Noir Désir a été l’un des groupes qui ont construit l’identité de ce journal, à tel point que nous lui avions confié, en 1997, les rênes d’un numéro dont il était rédacteur en chef invité. Et c’est pour cela que nous nous sommes sentis légitimes, en 2013 déjà, à redonner la parole à Bertrand Cantat pour la toute première fois.

A l’époque, cette interview fit déjà polémique. Des questions qui se posent naturellement aujourd’hui furent déjà soulevées. Cantat avait-t-il le droit, après avoir tué Marie Trintignant de ses poings, à une vie publique ? Comment dissocier l’homme de l’artiste, et faut-il le faire ? En tant que journalistes, nous sommes là pour poser ces questions. Et la question que soulevait notre article consacré à Bertrand Cantat est : pourquoi et comment faire de la musique quand on a tué une femme ? Une question bien trop vertigineuse pour appeler une seule et même réponse. Une question qui, pour certains, ne mérite même pas d’être posée, qui pour d’autres suscite encore des interrogations. Le débat qui suit d’ailleurs la publication de notre interview est là pour le rappeler : rien n’est si simplement simple, rien n’est si simplement compliqué. Ce débat a largement dépassé Les Inrockuptibles. Il est désormais repris par les médias, et notamment au travers de la question de la réinsertion. Des représentants de l’Etat se sont exprimés, des citoyens, des juges aussi, dont celui qui a décidé de la libération de Bertrand Cantat.

Plusieurs de nos couvertures ont déclenché des polémiques. Ces polémiques, nous en sommes conscients, sont souvent l’occasion de questionner notre travail, de nous interroger, de nous remettre en cause. Nous ne campons pas sur nos positions, nous ne faisons pas preuve d’arrogance. Lors des débats qui ont suivi ce dernier numéro, nous avons mis les choses sur la table. Car comme nous l’évoquions précédemment, la souffrance qu’a pu engendrer cette couverture nous a profondément touchés. Les réactions qui ont suivi, celles de lecteurs fidèles comme occasionnels, d’artistes dont nous avons toujours suivi le travail, nous ont bouleversés. Il était impossible de ne pas en tenir compte.

Tout cela nous engage et nous engagera à faire toujours preuve de vigilance dans notre façon de traiter et de mettre en scène les sujets que nous estimons importants. Pour un magazine comme Les Inrockuptibles, le retour de Bertrand Cantat à la musique en fut un. Le mettre en couverture était contestable. A ceux qui se sont sentis blessés, nous exprimons nos sincères regrets.

Les débats qui, la semaine passée, se sont fait jour, nous motivent aussi et surtout à poursuivre dans ces colonnes notre lutte contre les violences faites aux femmes. A continuer chaque jour le travail de déconstruction d’une domination masculine qui écrase les femmes, comme le prouve l’enquête que nous consacrons cette semaine au milieu du cinéma après la révélation de l’affaire Weinstein. A relayer les idées féministes comme cela a toujours été le cas. Il était important pour nous de vous dire cela.

Qui se sent morveux se mouche .
C'est ce que vient de faire les Inrocks .
Je n'ai jamais lu ce journal ,mais je me mets à la place Jean-Jouis Trintignant .

Re: cantat et les inrocks

Posté : 18 octobre 2017 05:49
par zylto
latresne a écrit :
Stounk a écrit : Edito des Inrocks suite à la polémique:
http://www.lesinrocks.com/2017/10/17/ac ... -11997904/

Qui se sent morveux se mouche .
C'est ce que vient de faire les Inrocks .
Je n'ai jamais lu ce journal ,mais je me mets à la place Jean-Jouis Trintignant .
A continuer chaque jour le travail de déconstruction d’une domination masculine qui écrase les femmes,
Bien sur et de parler de orelsan sur la même une, c'est avoir du respect :ange:
un extrait:
"renseigne-toi sur les pansements et les poussettes, j'peux t'faire un enfant et t'casser le nez sur un coup de tête", ainsi que "ferme ta gueule ou tu vas te faire 'marie-trintigner' (…)
No comment :snif:

Re: cantat et les inrocks

Posté : 18 octobre 2017 07:47
par superjms77
Les Inrocks c est bien le groupe Télérama donneur de leçons bobo tendance catho?